Samedi Samedi 25 novembre 2006





Monsieur Broccoli


Je tiens à attirer votre attention sur le fait que vous avez confié la réalisation de votre dernier produit à des incapables qui ridiculisent la réputation de votre franchise.

Les personnes qui ont écrit le scénario sont au mieux des singes habillés qui en plus de s’être crus capables d’épaissir la psychologie de leurs personnages et n’ont dans ce domaine que fait étalage de stéréotypes que l’on ne trouverait même pas dans un film de Tom Cruise, ces personnes incompétentes ont en plus accumulé les erreurs de script. Le personnage du Chiffre est asthmatique, soit, et donc je ne crois pas qu’il égarerait si facilement sa ventoline sur une table de jeu, et admettons que pris par l’émotion de la partie qu’il vient de gagner il omette effectivement son ventilateur, à quoi cela sert que James Bond — oui, je m’efforce ici de faire la chronique du dernier James Bond, Casino Royale — alors y dissimule une puce qui de toute façon ne servira à rien. Vos nouveaux scénaristes ont perdu le fil.

Ce n’est pourtant pas très compliqué de faire un film de James Bond. C’est une recette simple et efficace, comme les coquillettes au beurre. Comme j’ai le sentiment que vous l’avez égarée, et comme de mon côté je l’avais sauvegardée je vous l’envoie rapidement que vous ne remettiez pas le couvert sans retourner à la base. Dans le trailer, James Bond doit être en train d’expédier les affaires courantes d’un autre dossier. Après une lutte âpre, il doit retourner dans le bureau de M où il doit recevoir soit un sermont et/ou son ordre de mission, il doit impérativement passer dans le bureau de Money Penny (et si possible y jeter habilement son feutre sur la paterre). Repartant avec son ordre de mission il doit repasser dans le bureau de Money Penny lui conter fleurette non seulement sans succès mais aussi jamais sans se faire surprendre par M au travers de l’interphone. Muni de son ordre de mission James Bond doit attérir à l’autre bout du monde où il descend dans un hôtal luxueux et où il rencontre son contact sur place, bien souvent un Américain de la CIA. Invariablement le Spectre ou tout autre organisme malin doit avoir eu vent de cette arrivée et avoir dissimulé dans la chambre de James Bond, un serpent, une machine de mort ou un tueur, autant de tentatives qui sont alors déjouées grâce à la vigilance de James Bond. S’il y a dangereux tueurs, ceux-ci, après leur tantative ratée, doivent prendre la fuite mais être bientôt rattrapés par James Bond qui leur fait alors cracher le morceau. Juste à temps un autre tueur, souvent une tueuse, parvient à neutraliser les aveux en tuant le prisonnier. Ce nouveau tueur parvient toujours à prendre la fuite, mais jamais sans laisser d’indices qui mettront James Bond sur les traces du grand Méchant. Dans le cours trépidant de ces aventures James Bond a le temps de nouer des sentiments amoureux pour une jolie femme apparemment sans défense, qui se retrouve mêlée à cette affaire par le truchement d’un concours de circonstances pas toujours très plausibles. Pendant ce temps-là, le grand Méchant est toujours sur le point d’ourdir un complot planétaire qui menace au moins les deux tiers de la population mondiale ou d’enclencher une troisième guerre mondiale, rarement moins que cela. Avant que James Bond ne parte à l’assaut de la forteresse du grand Méchant il prend contact avec Q qui lui fournit tout un arsenal de gadgets qui tous serviront par la suite. James Bond part à l’assaut de la forteresse du grand Méchant, comme il aime la compagnie des jolies femmes ou qu’il aime la difficulté, il s’encombre de la jolie madame rencontrée un peu plus tôt. Cette dernière est souvent dôtée, en plus d’un physique irréprochable et très ennuyeux, d’une compétence particulière qui interviendra à point nommé dans l’assaut final. Lors de cette attaque James Bond est rapidement fait prisonnier, souvent à cause de la jolie madame qui le ralentit, il est alors le plus souvent promis à une fin lugubre comme d’être dévoré par des requins ou brûlé vif par la mise à feu de la machine de mort que le Grand Méchant va déclencher et dont il lui donne un petit aperçu, entre gentlemen. James Bond parvient à s’échapper, très souvent en se servant d’un équipement spécial de sa montre, et parvient in extremis à enrayer la machinerie démoniaque du grand Méchant, puis à le tuer. Et enfin à délivrer la prisonnière avec laquelle il trouve, enfin, le repos du guerrier, très rarement sans être interrompu dans ses ébats par M qui retrouve la trace de son espion. Et même une fois par Margaret Thatcher elle-même, comme contre-temps sexuel, Margaret Thatcher est assez probante.

Sur cette trame inaliénable, quelques fantaisies, détours ou racccourcis sont permis, mais aucune de ces altérations ne doit et ne peut modifier la matrice. Sinon ce n’est tout bonnement pas un film de James Bond.

Les trois seuls acteurs qui pour le moment ont réussi à incarner le personnage de James Bond, sont Sean Connery, le meilleur des trois, Roger Moore, le moins crédible des trois, mais très supérieur à Daniel Craig dans Casino Royale et Pierce Brosman qui faisait un très bon James Bond contemporain. Daniel Craig ne peut tout bonnement pas interpréter le personnage de James Bond. Il doit prestement rejoindre le clan des Georges Lazerby et Timothy Dalton, acteurs incapables de donner corps à James Bond. Daniel Craig ne peut pas être plus barraqué que ses poursuivants, dans une lutte aux poings entre James Bond et ses poursuivants ce n’est pas la force physique qui permet à James Bond de se débarrasser de ses agresseurs, mais la ruse. Cela a l’air de rien mais c’est essentiel. James Bond doit avoir un physisque avantageux certes, mais pas celui d’un footballeur américain, sinon le spectateur ne peut pas s’identifier à James Bond. Donc Monsieur Broccoli il vous faut trouver un autre James Bond. Ci-joint mon CV.

Je me souviens de cette blague belge de mon enfance, un Français et un Belge vont ensemble au cinéma voir le dernier belge, vers la fin du film la situation de James Bond est désespérée, alors le Français chuchote au Belge qu’il lui parie une tournée de bières que James Bond va mourir, le Belge tient le pari, tout de même c’est James Bond !, mais à la fin du film, surprise !, effectivement vous, Monsieur Broccoli, aviez décidé que ce serait le dernier James Bond, alors naturellement il parvient à sauver le monde mais il périt dans le sauvetage. A la sortie du film le Belge propose d’honorer son pari perdu et le Français finalement décline en arguant qu’il a mauvaise conscience parce qu’il avait déjà été voir le film et qu’il en connaissait la fin et le Belge de répondre Ben moi aussi eune fois j’avais déjà le film mais je n’aurais jamais cru que James Bond puisse se faire avoir deux fois de la même manière.

Vous voyez Monsieur Broccoli, puisqu’on vous le dit, James Bond est immortel, il vous survivra, d’ailleurs c’est déjà fait parce que vous êtes mort depuis dix ans. Mais s’il vous plaît rescucitez Monsieur Broccoli et remettez de l’ordre dans tout cela. James Bond bat de l’aile. Il a manqué de raccrocher ses crampons pour une comptable. C’est vous dire s’il va mal. Il a besoin de vous.

Sincerly yours

Philippe De Jonckheere





Pour ceux plus habitués à mes chroniques à propos de films où il ne se passe pas grand chose, j’avais déjà prévenu que j’aimais les films de James Bond. Et justement parce que j’aime les films de James Bond, je n’aime pas du tout, mais alors pas du tout, le dernier. Pensez une comptable !

Musique : John Zorn joue le thème de James Bond comme personne.
 

Vendredi Vendredi 24 novembre 2006



 

Jeudi Jeudi 23 novembre 2006



Aujourd’hui c’est comme si les deux mondes s’étaient touchés, celui dans lequel vous et moi vivons, et celui dans lequel nous peinons encore à trouver nos repères et dans lequel nous progressons à tâtons : le monde connecté.

Au Forum des Halles, à la recherche de mini-disques vierges, je croise Constance Krebs, nous engageons rapidement la conversatioin à propos d’un mail qu’elle m’a envoyé la veille, me demlandant conseil à propos de la liste de discussion du Terrier, je suis très pressé, je m’en excuse auprès d’elle, je tente de donner une réponse à sa demande et je prends congé. Sorti du magasin je file dans le RER et passant mon ticket je remarque comme je viens de me comporter avec Constance comme si nous étions en ligne — ce qui constitue entre elle et moi l’essentiel de nos échanges.

Le midi, j’ai rendez-vous avec François pour déjeuner pendant sa pause tandis qu’il travaille à la Maison de la Radio à son feuilleton à propos de Bob Dylan — d’ailleurs je le plaisante un peu en lui disant que je le plains beaucoup de devoir entendre cette chèvre de Bob Dylan toute la journée, je n’y survivrais pas très longtemps à sa place. Ces rencontres en tête à tête avec François sont toujours l’occasion pour nous de faire le point sur nos trajectoires séparées et qui se croisent de temps en temps au gré des liens hypertextes reliant nos deux sites par endroits. Chaque fois, après cet échange chaleureux, il semble que nous repartions chacun de notre côté avec des énergies nouvelles, somme toute, tels des explorateurs qui se donneraient de se croiser de temps en temps pour échanger leurs compte-rendus de voyage et repartir de cette croisée des chemins vers une nouvelle expédition.

Ce qui me saisit cependant à chacune de nos rencontres c’est de découvrir la présence physique de François. Je suis tellement habitué avec lui à nos échanges par mail ou encore à notre ancienne collaboration sur remue.net que c’est comme si François n’était que ce correspondant assidu, bienveillant et proche, mais à peine incarné. Pourtant je vous l’assure il existe bel et bien et de rencontre en rencontre je suis rattrapé par sa voix — que j’entends parfois à la radio, et que je prête du coup à ses mails, oui, c’est cela, dans mon esprit, François serait une voix, celle aussi de ses lectures dont je suis drôlement flatté qu’il me confie le graphismes des pochettes de CD — par son contact chaleureux et ses yeux à peine ouverts, mais perçants, perdus dans un visage tellurique, mais le soir même quand je vais lire son mail qui me dira sans doute qu’il ne faut pas manquer de se revoir, que la discussion est toujours en cours, ce qui est le principe même de notre discussion, de n’être jamais close, toujours ouverte et en suspens, j’aurais perdu tout cela, son regrad, ses mains et son rire, il sera retourné à sa seule voix.

Rue de Rivoli tandis que je prends en notes quelques remarques à propos de l’exposition des photographies de la Commune, je suis interpellé par un jeune homme qui me demande si je suis bien Philippe De Jonckheere — c’est la première fois qu’une telle chose se produit &#151 vous êtes vraiment le Philippe De Jonckheere du désordre ?, je réponds que oui, et je lui demande si nous nous sommes déjà écrit, il me répond que non, qu’il a souvent voulu le faire mais qu’il n’a jamais osé. Je lui demande s’il a le temps de prendre un café, il est catastrophé, il est déjà très en retard, il doit partir, alors il me dit à une autre fois. Sait-il que la probablité que nous nous retrouvions un jour de la sorte est sans doute proche de celle de gagner au loto ?

Et il retourne à la rue et disparaît. La prochaine fois que je consulterai mes statistiques, ce sera son visage que je prêterai à tous mes visiteurs.

Les deux mondes se sont touchés trois fois aujourd’hui.  

Mercredi Mercredi 22 novembre 2006

Pour J, pour lui remonter le moral


Vous navez pas idée de l’audience soudaine que ce site a eu hier, je ne dispose pas encore des chiffres exacts de cette affluence, mais je sais déjà à quoi elle est dûe. Les abonnés du journal Le Monde ont reçu ceci pour newsletter hier.



 

Mardi Mardi 21 novembre 2006







Je suis terriblement en colère. D’une humeur massacrante même.

Le directeur des Beaux-Arts de Paris, Henri-Claude Cousseau, vient d’être mis en examen. On lui reproche d’avoir contribué à montrer des images à "caractère pornographique, violent, portant atteinte à la dignité de l’enfant", dans une exposition au Centre d’arts plastiques contemporain de Bordeaux en 2000.

Comme elle est souterraine cette hypocrisie ! Elle brandit le spectre de la protection des mineurs pour empêcher un public adulte d’avoir accès à des images jugées choquantes par des personnes qui ne trouvent absolument pas choquante l’exploitation outrancière des enfants dans les messages publicitaires, qui n’a rien à dire contre l’étalage très grossier de photographies dénuées de qualité et qui donnent à voir encore et toujours le corps mensonger de la femme et qui ne fait pas grand chose contre le racolage d’une certaine presse — c’est amusant récemment dans le RER, Madeleine, sept ans, me demande qu’est-ce que cela veut dire "spécial sexe" ? ; mais où tu vois ça Madeleine ? ; elle me montre c’est une de ces affichettes qui pend lamentablement au milieu des wagons, pas plus élégante qu’un préservatif usagé, et la réaction somme toute outrée du type assis à côté de nous parce que je tente vraiment d’expliquer à Madeleine de quoi il retourne.

Tant qu’il y a commerce, en quelque sorte, ça passe. Mais qu’il s’agisse d’images ou d’oeuvres qui justement étendent leur questionnement dans les terrains de la représentation du sexe et qui, plus souvent qu’à leur tour, montrent les corps tels qu’ils sont, ou encore disent le mystère du corps des enfants, et alors c’est un déchainement outrancier de ces personnes qui se disent choqués. D’ailleurs l’association la Mouette — une de ces merveilleuses associations de gens bien-pensants et qui donc ne peuvent pas penser à mal, pensez la protection des enfants — qui est ici plaignante ne demande par ailleurs rien d’autre que la destruction des oeuvres incriminées et plus particulièrement celles d’Annette Messager, photographies d’enfants dont les yeux sont rayés au stylo bille, interdire ce n’est donc pas suffisant, il faut aussi détruire. Des gens de droite. Les oeuvres d’Annette Messager qui seraient vouées à ce fantasme d’autodafé datent de 1971, est-ce à dire que nous serions revenus à un état de rigueur morale antérieur à 1971, c’est-à-dire antérieur à la loi Weil sur les interruptions volontaires de grossesse. Nous voilà bien. Et puis fait amusant, le maire de Bordeaux, Alain Juppé, blogeur, ancien Premier Ministre de droite, avait refusé que son nom apparaisse en qualité de maire de Bordeaux sur la carton d’invitation à cette exposition. Si ce n’est pas du bon gros courage politique de droite ça ma petite dame, quel engagement !

Je n’arrive pas à prendre ces peigne-culs de droite au sérieux. C’étaient les mêmes, il y a une dizaine d’années qui balayaient, d’un revers de la main condescendant, internet, expliquant, doctement, que ce que l’on trouvait surtout sur internet c’était du sexe, "même quand on ne le faisait pas exprès". Ces grandes personnes omettaient toujours de préciser que dans leur moteur de recherche, ils avaient tapé "gros nichons", "grosses fesses" et "venez m’aider à me toucher". Vous trouvez que j’exagère ? Je crois que je n’oublierais jamais la demande en aide d’un de mes amis, il m’avait dit avoir visité des sites pornographiques et que depuis cette idée saugrenue, toutes sortes de fenêtres de popup venaient parasiter sa navigation. Je lui ai répondu que ce n’était pas grave, j’ai téléchargé un logiciel antispyware, je l’ai installé et j’ai fait un scan. Effectivement j’ai trouvé une petite soixantaine d’objets malveillants, je les ai isolés et je les ai supprimés. Et, tandis que je faisais cela, la fille de mon ami m’a demandé ce que je bricolais, alors je lui ai expliqué prudement que j’essayais de débarrasser l’ordinateur de son père des parasites qui donnaient à voir des jolies madames, elle a pouffé et m’a dit que je devrais faire pareil chez sa mère. Son beau-père, peut-être. Puis c’est la belle-soeur de mon ami qui me demande comment je fais parce qu’à la maison elle a la même chose, et puis une amie de passage qui me demande le même service.

Mais je m’égare. La colère m’égare. Souvent. Toujours.

La musique pour cet article n’est autre que Sex with your parents de Lou Reed morceau dans lequel il explique à Bob Dole, sénateur ultra conservateur du Kansas, qui a concourru contre Bill Clinton aux élections présidentielles de 1996, que pour lui, Lou Reed, si Bob Dole veut faire interdire tant et tant de choses c’est que ses parents ont couché avec lui quand il était enfant. Quel chanteur en France aurait le courage d’écrire une chanson de ce genre à propos du petit-Nicolas-qui-ne-fait-pas-rire ? Et je n’en veux à personne pour ce manque de pugnacité parce que justement une telle chanson ne pourrait pas être diffusée en France, elle serait censurée.

La censure est en train de devenir une spécialité très française. Et ce qui est alarmant c’est qu’elle trouve des sbires zélés pour s’en faire les volontaires. Un admnistrateur de théâtre pour censurer Handke dont il n’a probablement jamais lu une ligne, une association de défense de l’enfance, pour s’en prendre à l’ancien directeur du musée des Beaux-Arts.

En revanche la véritable pédophilie, celle sale et dénue de talent, qui circule sous le manteau, n’est pas vraiment inquiétée. Il y a un an, une collègue d’Anne découvrait dans les planches-contacts d’un photographe des images épouvantables. Comme la loi l’y oblige, les films ayant été développés au labo, elle s’en ai ouvert à son patron qui s’est empressé de ne rien faire pour ne pas perdre un client. Et pourtant il tenait là un véritable pédophile. Certainement plus dangereux que Henri-Claude Cousseau. Dont je vous assure qu’il m’a tout l’air d’un honnête homme. Notamment pour avoir eu le courage de présider une exposition, apparemment dans une municipalité de blogueurs de droite, et dont aujourd’hui il doit répondre devant la loi. Je voyais cela plus pépère comme boulot, directeur d’un centre d’art contemporain.

L’article du Monde à propos de cette mise en examen (pendant qu’il est encore disponible).

Les paroles de Sex with your parents de Lou Reed.

I was thinking of things that I hate to do
SEX WITH YOUR PARENTS
Things you do to me or I do to you, baby
SEX WITH YOUR PARENTS


Something fatter or uglier than Rush Rambo
Something more disgusting than Robert Dole
Something pink that climbs out of a hole
And there it was - SEX WITH YOUR PARENTS


I was getting so sick of this right wing republican shit
These ugly old man scared of young tit and dick
So I try to think of something that made me sick
And there it was - SEX WITH YOUR PARENTS


Now these old fucks can steal all they want
And they can go and pass laws saying you can’t say what you want
And you can’t look at this and you can’t look at that
And you can’t smoke this and you can’t snort that
And me baby - I got statistics - I got stats
These people have been to bed with their parents


Now I know you’re shocked but hang and have a brew
If you think about it for a minute you know that it’s true
They’re ashamed and repelled and they don’t know what to do
They’ve had sex with their parents
When they looked into their lovers eyes they saw - mom
In the name of the family values we must ask whose family
In the name of the family values we must ask - Senator


It’s has been reported that you have had
Illegal congress with your mother, - SEX WITH YOUR PARENTS
ah, Senator
An illegal congress by proxy is a
Pigeon by any other name, - SEX WITH YOUR PARENTS


Senators you polish a turd
Here in the big city we got a word
For those who would bed their beloved big bird
And make a mockery of our freedoms
Ah, without even using a condom
Without even saying "no"
Bob Dole we have a name for people like that
It’s - hey motherfucker

 

Lundi Lundi 20 novembre 2006

Rien de cette journée, passée à somnoler un peu à tout moment, puis à tomber dans un sommeil profond l’après-midi, pour finalement aller me coucher avec les poules ou presque. Quelle difficulté inédite cette semaine de récupérer les heures de nuit au travail !

Si tout de même, ceci, Madeleine en rentrant de l’école qui vient me réveiller en me faisant un câlin, le plaisir de ses cheveux mouillés par la pluie.

Remarquant en me réveillant qu’il fait nuit, le souvenir intact des semaines de nuit à Portsmouth, couché au matin quand il ne faisait pas encore jour et réveillé l’après-midi quand la nuit tombait déjà, l’impression alors de vivre plus au Nord. En plein hiver. Des nuits qui duraient toute la semaine du graveyard shift (l’horaire du cimetière).

 

Dimanche Dimanche 19 novembre 2006



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Le bloc-notes du désordre