#69

Blue Velvet de David Lynch, revu au ciné-club au Kosmos ce soir en compagnie de Madeleine, qui, je crois, est bien en peine de comprendre ce qui peut me faire tellement peur dans ce film qui date, comme elle me le fait remarquer, d'une autre époque de son point de vue, de fait, 1986, année de mon entrée aux Arts Déco, et pas un soir, depuis, quand je monte me coucher m'engageant dans l'escalier de la maison, montant, donc regardant vers le haut, dans la pénombre, sans que je ne vois le visage de Denis Hopper à la fausse moustache qui monte l'escalier de service, d'ailleurs je me demande si Madeleine n'est pas davantage impressionnée par le même Denis Hopper puisant dans son respirateur une manière de suroxygénation en vue, qui de commettre l'acte, qui de s'adonner à la violence, deux circonstances apparemment mêlées dans l'esprit du personnage de Frank Booth, j'espère tout de même que ce masque à oxygène ne tisse pas un lien trop direct, dans l'esprit de Madeleine, vers moi, son père, au respirateur nocturne artificiel.