Nos petites cathédrales virtuelles

Faire un site, construire un site. Un site. Les débuts sont difficiles parce que l’apprentissage peut s’avérer assez lent. Il y a autant de façon de construire un site qu’il y a d’individus, comme il y a tant et tant de façon d’écrire du code, comme il y a autant de façon d’écrire tout court. Citons tout de même ce site à la parfaite pédagogie.

Il y a les sites que l’on a vu grandir, devenir ce qu’ils sont aujourd’hui, au début cela pêchait pas mal, mais on s’émerveillait beaucoup de cette volonté de mettre à disposition du contenu.

Il y a les sites de toute une vie, non pas que leur auteur ait passé leur vie à le construire, mais c’est l’existence même de son auteur qui fait le contenu du site : un art de vivre en somme.

Il y a les sites pour lesquels l’auteur y passe sa vie. Vraiment. Presque.

Il y a les sites qui sont faits par un groupe de copains, des gens qui mettent ensemble tout leur talent pour proposer des formules toiut à fait épatantes.

Il y a des revues, là aussi on sent le travail de quelques passionnés.

Il y a les sites qui ferment et c’est drôlement dommage parce qu’on y trouvait toutes sortes de choses.

Il y a toute une vie là-dedans.

Les sites que nous construisons sont nos petites cathédrales. Nous y serons le meilleur de nous-mêmes. Et dans ce meilleur-là, j’ai souvent trouvé l’échange. Celui des compétences et des conseils. Je sais bien qu’internet rime beaucoup avec commerce, avec pornographie, réseaux de pédophiles et sites de l’UMP, pourtant dans mon expérience quotidienne de ce qui s’y produit et s’y échange, c’est surtout de l’intelligence.

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