Deux exemples de punctum (parmi tant d'autres), en cliquant sur le punctum (quand vous l'aurez trouvé) vous pourrez de fait l'agrandir.





Extrait de
la Chambre claire

de Roland Barthes.


Dans cet espace très habituellement unaire, parfois (mais, hélas, rarement) un “ détail ” m'attire. Je sens que sa seule présence change ma lecture que c est une nouvelle photo que je regarde, marquée à mes yeux d'une valeur supérieure. Ce “détail ” est le punctum (ce qui me point).

Il n'est pas possible de poser une règle de liaison entre le studium et le punctum (quand il se trouve là). Il s'agit d'une co-presence, c’est tout ce qu'on peut dire … (…) … mais de mon point de vue de Spectator, le détail est donné par chance et pour rien; le tableau n'est en rien “ composé ” selon une logique créative; la photo sans doute est duelle, mais cette dualité n'est le moteur d'aucun “ développement ”, comme il se passe dans le discours classique. Pour percevoir le punctum, aucune analyse ne me serait donc utile (mais peut-être, on le verra, parfois, le souvenir) : il suffit que l'image soit suffisamment grande, que je n'aie pas à la scruter (cela ne servirait à rien), que, donnée en pleine page, je la reçoive en plein visage.


Très souvent, le punctum est un “ détail ”, c'est-à-dire un objet partiel. Aussi, donner des exemples de punctum, c'est, d'une certaine façon, me livrer.


Un autre extrait de « la Chambre claire ».

Retour en enfer.