Ce qui donne, en fait ceci. En prologue cette vidéo est jouée de façon très lente, et accélérée en épilogue.
J'espère que vous êtes confortablemet installé, que vous êtes bien assis, parce que moi cela ne va pas si bien que ça, en fait, j'étouffe. Qui parle, vous vous demandez, et bien le (assez) gros type plus ou moins devant l'écran, cela vous fait rire, je ne suis pas sûr que cela devrait. Parce que voilà ce dont il est question ici avec des ailerons de requin en paâte à modeler, je vous ai dit non que c'était de la pâte à modeler, et bien ce n'est pas exactement des images de rêve, de rêves si, peut-être, encore que ce soit plutôt des images de cauchemar. Vous allez dire que j'exagère comme toujours, mais en fait pas tant que cela, la nuit, par exemple, c'est souvent que je rêve que je ne peux plus respirer, d'ailleurs c'est plus ou moins ce que je fais, j'arrête de respirer, un peu comme on faisait à la piscine quand on était môme, surtout pour impressionner les filles, on se retenait de respirer et le premier qui retournait à la surface c'était un poltron, j'ai mis longtemps à comrpendre que celui qui remontait le premier à la surface n'était pas nécessairement celui qui serait le plus mal accueilli par les filles, et même qu'il avait le temps d'engger la conversation avec un temps d'avance, les choses que l'on comprend, à cinquante ans passés, parce que naturellement le plus obstiné de tous, celui restait au fond de l'eau le plus longtemps, et bien il est devant vous, et toutes les nuits donc il rêve qu'il ne peut plus respirer, c'est malin non? Et du coup comme il ne respire pas, le cerveau n'est pas oxygéné et cela lui fait faire des cachemars, des cauchamrs dans lesquels il ne parvient plus du tout à respirer, des cauchemars où on l'etouffe, où l'on étrangle, des cauchemars dans lesquels il se noit, des cauchemars de chambre à gaz, des rêves d'images sans son, silencieuses. Alors bien sûr, comme ça sur grand écran, cela fait de belles images, et les types qui jouent de la musique dessus, on se dit c'est le rêve, vous allez voir qu'après le spectacle il y en a parmi vous qui vont venir me voir pour dire que cela les a fait rêver. Je devrais leur prêter mes rêves
Apnées
Un spectacle de Dominique Pifarély, Michele Rabbia et Philippe De Jonckheere
                         

Prologue,

les spectateurs entrent, la scène est vide, une image très légèrement mouvante d'une truite en décomposition, musique basse, vaguement étouffante. Lorsque nous entrons en scène, je commence par accélerer cette image pour la faire arriver à son terme à la fois sombre et pas ragtoûtant, avant de lancer l'introduction.

Note, pour le moment l'image est brute, il me reste encore beaucoup de travail à faire sur cette série, mais il y a plus de 1500 images à reprendre une par une, donc pas sûr que ce sera prêt pour Autun. L'idée étant d'obtenir un effet d'animation avec des gomettes dans ce goût-là:

Un jour il faudra un jour que j'explique à Monsieur Pifarély que quand il prolonge la durée du spectacle d'une demie-heure, cela me contraint à produire 12X60x30 images soit 21600 images, trois fois rien (même si j'en suis capable, voir plus bas).

 

 

 

 

Les Croutes dorées,

Même principe que ce que Dominique et moi avions fait pour Contre, une lampe de poche explore des tableaux sombres aux aveuglants reflets, possibilités de jouer sur la hauteur des notes et les mouvements de la souris.

La vidéo ne donne pas une idée très précise de cet effet de lampe de poche mais cela fonctionne très bien en spectacle. Voir plus bas, une restitution en html (en fait comme je faisais avant d'utiliser des outils idoines):

Ceci est l'histoire d'un home marqué par une image d'enfance (In la Jetée de Chris Marker)

Propos visuels récursifs qui montrent comment de nombreuses images du spectacle ont été d'abord imaginées, puis dessinées et enfin réalisées et animées.

En terme d'animation pendant le spectacle, il ne se passe pas grand chose, à part la possibilité de jouer sur la vitesse de défilement des images en fonction de ce que vous allez jouer et éventuellement le parasitage d'une image d'enfance (qui d'ailleurs n'en est pas une, mais néanmoins porteuse d'une charge érotique explosive puisqu'il s'agit d'une chute de Mireille Perrier dans Elle a passé tant d'heures sous les sunlights de Philippe Garrel, on la voit manger une fleur).

Requin!

La fameuse image en question. Série d'animation d'ailerons de requin, assez calme en terme d'animation en direct, si ce n'est la possibilité d'écourter, mais il reste important que de nombreuses images puissent laisser une trace dans l'esprit du spectateur dans ce qu'elles ont d'illogiques.

 

Médusé

Un fond vidéo plutôt calme, qui sera pollué par des dessins de requins et des successions de mots, probablement écrits from the top of my head (j'ai vraiment envie d'essayer un truc de ce genre, fautes de frappes comprises, corrections etc). Donc pour ce qui est de ce qu'il se passe à l'écran, ne pas trop se fier à ce qui n'est, en fait, qu'un fond décran trompeur.

Idée pour un début (juste histoire de donner le ton: "J'espère que vous êtes bien installé, que vous êtes correctement assis, parce que moi j'étouffe..." Et là j'enchaîne à propos des motivations à toutes ces images, l'étouffement, les mauvais rêves, la mort, tout ça tout ça... effet comique garanti)

Les illustres inconnus

Aux questions de savoir qui sommes-nous et d'où venons-nous, il me semble qu'il est préférable de se demander qui étaient toutes ces personnes qui étaient là avant nous?

Le petit projectionniste (il doit reprendre son souffle, il a bien travaillé dans le tableau précédent) se repose pendant que les deux musiciens font bien ce qu'ils veulent, c'est-à-dire plus ou moins ce qu'ils font depuis le début, de toute manière.

Avec un petit coup de pouce du hasard (utilisation d'un script pour aparier les demi-visages)

C'est la guerre!

Histoire que nous nous rappelions tous les trois d'où nous venons, de la guerre et de ses formes. Toute idée musicale qui consiterait à piocher dans un thème de Formes d'une guerre est plutôt une bonne idée. Vif encouragement de ma part à jouer free de chez free tendance free, plutôt free quoi. La vidéo n'est pas très longue en soi, mais elle peut être passée en boucle de même souffrir de quelques déformations effectuées en direct pendant le spectacle (toujours en fonction de ce que ces messieurs les musiciens auront dans la tête à ce moment-là), notamment du scratching.

Voir au travers

La série d'images lentes qui suit le moment un peu free de la C'est la Guerre est un exercice de persistance rétinienne, les images se succèdent très lentement mais pourtant cela avance, pas beaucoup mais cela avance.

On peut imaginer une ambiance sonore pesante, voire désagréable par les basses, scie électrique bienvenue, quelque chose qui serait bien dans le genre du prologue de Formes d'une guerre mais à Louvain-la-Neuve

Photo: Madeleine Dejonck

 

 

Inquiétante nature

Des images apaisées seulement en apparences de la nature, on peut croire que tout est tranquille, mais rien n'est jamais traquille, qu'on se le dise une mauvaise fois pour toutes.

La vidéo telle qu'elle est ici montée contient quelques interruptions d'images sensées véhiculer cette inquiétude, la vidéo que j'utiliserais pendant le spectacle n'aura pas ces interruptions, je les ajouterais en fonction de ce que messsieurs les musiciens joueront avec leurs propres inquiétudes.

Faire des ronds dans l'eau

On pourrait croire que l'activité est ludique, elle ne l'est pas tant que cela, notamment pour les pierres qui finissent au fond de l'eau. J'y pense à chaque fois que je jette une pierre dans l'eau, comme quoi je ne dois pas être bien tranquille comme gars.

La Dança de la muerte

On y arrive. On approche du début de la fin. Manifestement.

Pour ce qui est de la musique, penser que ce sont des solos de danse que l'on voit. Et penser que la mort n'a pas nécessairement le rythme dans le sang et qu'elle a deux pieds gauches. Je dis cela pour les musiciens qui auraient fait du bal.

You are what you eat, eat well

On mange pour pouvoir avancer pour pouvoir aller chercher de quoi manger. Et autres pensées pas toutes réjouissantes.

Conséquences

Qui trompe-t-on quand on fait le clown (un vibrant hommage à Henri Verley, le père de mes enfants)

C'est la partie comique du spectacle, il n'est pas impossible en revanche que d'une part cela finisse mal mais que d'autre part, on soit bien triste après avoir bien rigolé.

 

De la persistance rétinienne (voir commentaire du début, la vidéo n'est pas encore dsiponible dans ce pays, et elle ne sera pas nécessairement à Autun, auquel cas, je passerais celle du début, mais à l'envers et en accéléré)

Musique du début, passée, ou mieux, jouée à l'envers et d'autant plus vite, fin cut! freeze et image négative en flash pour inscrire cette image du poisson dans une assiette dans l'esprit d'un spectateur qui justement n'est pas trop dans son assiette, cela tombe bien, on passe à table!

 

 

Et comme générique, un concours de private jokes.