Photogramme extrait de the Cocksucker Blues, 1972.


Cocksucker blues, la chronique impossible (suite et fin)

Depuis, j'ai vu, plusieurs fois "Cocksucker blues", en DVD piraté. Et je devrais de ce fait être en mesure d'étayer un peu cette partie restée obscure dans ces pages à propos de Robert Frank. J'ai essayé de le faire mais je n'y réussis pas. Je ne parviens pas à écrire, même quelques lignes, sur ce sujet parce qu'il est désormais trop loin de moi. J'ai oublié du tout au tout une bonne partie des informations qui sont contenues dans ces pages, les relire ne me les rend que très partiellement. Je garde un plaisir vif à feuilleter les Américains ou à regarder les collages de la période intitulée ici Words, mais le cinéma de Robert Frank à l'exclusion de Pull My Daisy, pour le manifeste beatnick qu'il demeure, je ne parviens plus à m'y intéresser, à lui trouver même le moindre intérêt. Les images y sont absolument brutes, souvent naïves et ne m'apparaissent qu'accidentellement disantes. Je ne reprends pas les pages concernant le cinéma, à la lumière de cette réalisation désillusionnée et tardive, je les laisse telles quelles, pour les quelques informations qu'elles portent sur ces films que je juge aujourd'hui donc, peut-être trop sévèrement, médiocres.

En revanche en 2003 François Bon pour Libération a écrit un très bel article sur ce film, selon un biais qui n'est peut-être pas celui de Robert Frank, davantage concerné par les Rolling Stones, mais ses réflexions valent très largement d'être lues, je regrette décidément de ne plus pouvoir m'enthousiasmer ni pour ce film ni pour les autres films de la même époque.

Je songe également à mettre en ligne en format très compressé et e streaming l'intégralité de ce film (je bute pour le moment sur des difficultés techniques), parce que je n'aime pas beaucoup que l'on me dise que je n'ai pas le droit voir ceci ou cela.

Philippe De Jonckheere