Quand je fais la vaisselle, je pense à tes seins et comme j'aimerais les tenir dans mes mains, saisir la poire avec les mains mouillés.
Quand je fais le ménage là-haut et que je range tes fringues éparses au pied du lit (tu n'as décidément aucun ordre) je pense à tes fesses que je fais courir sur ma queue.
Quand je torche les enfants ou quand je lessive le carrelage après eux, je pense à ton ventre et comme j'aime y perdre la tête.
Quand je fais les courses dans le supermarché, je pense à tes jambes dans des bas et comme j'aime me caresser le front au nylon de ces jambes-là (il m'arrive de passer la main dans les collants des rayons, et ma pensée se précise, j'arrive à la caisse en bandant comme un cerf)
Quand j'épluche les oignons, je pleure en pensant à tes mains sur ma poitrine, sur mes mamelons, tout juste posées comme prêtes à retenir des élans qui seraient trop impétueux.
Quand je remue le pot au feu, la cuillère de bois dans les chairs gélatineuses tu te doutes bien ce à quoi je peux penser.
Quand je couche les enfants en leur racontant Chien bleu ou Oscar le cafard pour la énième fois, je me dis que tu ne tarderas pas à rentrer et que tu ouvriras les jambes et que je n'aurais qu'à baisser mon pantalon et à te pénétrer. Et quand tu rentres et que je vais pour t'embrasser, tu me dis attends laisse moi retirer mon manteau. Alors après le pot au feu n'a plus le même goût c'est sûr.