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Dalida (Lolanda Cristina Gioiotti), 1933-1987 (suicide).
Née au Caire [Jms 1].
Ses parents sont enfants de Calabrais émigrés en Égypte.
Son père est premier violon à l'Opéra du Caire; elle
le hait; elle a dix ans à sa mort.
Elle est élue Miss Ondine en 1951, et Miss Égypte en 1954
(cf Claudia Cardinale, [note Jms 16 ]
Elle arrive en France à Noël 1954. Alain Delon [Jms 86] est
son voisin de palier. Elle chantera Paroles... Paroles... en
duo avec lui.
Le 26 avril 1956, elle est remarquée au Crochet du lundi, à
l'Olympia, par Lucien Morisse, Eddie Barclay et Bruno Coquatrix, en interprétant
Étrangère au Paradis, du répertoire de Gloria
Lasso Jms 458], écrite par Francis Blanche [note Jms 345].
Elle triomphe avec Bambino en 1956.
Elle chante en 1958 à Alger devant les appelés français,
et est élue marraine du 18ème régiment de parachutistes.
À la mort d'Édith Piaf [Jms 491, elle part en tournée
avec Théo Sarapo [Jms 327] « je paie une dette. »
BIBL. : Catherine Rihoit, Dalida, Plon, 1995.
F.L.N. : Front de Libération National Mouvement
indépendantiste créé à Alger le 24 octobre
1954. Déclenche l'insurrection le 1er novembre 1954. Mène
la guerre jusqu'à l'indépendance (3 juillet 1962), puis
dirige le pays.
Les Choses, p. 68
« Ils avaient vu, presque avec surprise, quelques-uns de leurs anciens
amis se lancer, timidement ou à corps perdu, dans l'aide au F.L.N.
»
La Vie mode d'emploi, p. 183 :
« On impliqua le F.L.N., la Main rouge... »
Correspondance Perec-Lederer, lettre de Lederer,
mars 1958, p. 141 « Tout Platter vit aux dépens de celui
qui l'écoute. »
Correspondance Perec-Lederer, lettre de Lederer,
12 août 1958, p. 343 « La vie en chambrée serait supportable
s'il n'y avait ce maudit poste de radio qui hurle tous les soirs les déjections
de Dario Moreno et de Dalida. »
In Je me souviens de Je me souviens
notes pour Je me souviens de Georges Perec à l'usage
des générations oublieuses par Roland Brasseur (Editions
du Castor
Astral)
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