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Le chanteur d'opéra Vladimir de
Poliakoff et la danseuse étoile Militza Envald,
émigrés de Russie en France après la Révolution
de 1917 ont quatre filles
Olga, née en 1928. Appelée un temps Laure Thierry, puis
Olga Varen. Réalisatrice de télévision.
Tanial 1930-1980. Actrice sous le nom
d'Odile Versois. Elle meurt d'un cancer.
"Versois Odile. 17 ans [...] Sa grande passion la danse existentialiste
(est assidue à la
«Rose rouge ») ».
in Elle, « Douze jeunes filles rêvent »,
13 décembre 1948.
Militza, 1932-1988. Actrice sous le nom
d'Hélène Vallier.
Marina, née en 1938. Actrice sous
le nom de Marina Vlady [Jms 182].
Selon Paris-Match du 11 juin
1955, l'initiale V commune aux quatre pseudonymes est le Vde la victoire.
Vladimir a également été ingénieur en aéronautique,
sculpteur, danseur, et dans les années trente, contremaître
aux entrepôts frigorifiques d'Asnières. Il semble n'avoir
aucun lien avec le peintre Serge Poliakoff (1900-1969).
Dans Orage d'été (1949), film de Jean Gerber,
Odette joyeux, Odile Versois, Marina Vlady et Laure Thierry incarnent
quatre soeurs prénommées Marie-Blanche, Marie-Lou, Marie-Tempête,
et Marie-Aimée.
Les trois plus jeunes jouent les Trois Soeurs, de Tchekhov,
au Théâtre Hébertot, dans une mise en scène
d'André Barsacq (septembre 1966 - juin 1967); Olga filme la dernière
des deux cent cinquante représentations.
« M. Jacques Hébertot est
un homme heureux. Il a trouvé un moyen infaillible de remplir
sa salle, où l'on joue les Trois Soeurs, de Tchékhov.
Il lui suffit de convoquer la famille de ses interprètes principales.
Les trois soeurs Poliakoff totalisent en effet dix enfants. Si l'on
ajoute la progéniture de leur soeur aînée, Olga
Varen cela fait quatorze bambins.
Il faut préciser que ces soeurs Poliakoff ont eu sept maris.
Le Théâtre Hébertot jouera probablement en matinée
le jeudi. »
L'Express, 24-30 octobre 1966.
En 1979, les quatre soeurs publient
en commun Babouchka, livre de souvenirs, rédigé
par Loly Clerc (Ramsay; rééd. Fayard, 1996).
In Je me souviens de Je me souviens
notes pour Je me souviens de Georges Perec à l'usage
des générations oublieuses par Roland Brasseur (Editions
du Castor
Astral)