DesordreWiki

PremiersSouvenirs

PagePrincipale :: DerniersChangements :: ParametresUtilisateur :: Vous êtes ec2-3-218-67-1.compute-1.amazonaws.com


Les premiers disques de jazz que j'ai entendues étaient problablement les diques de Lionel Hampton de mon père ou encore ceux du Modern Jazz Quartet, d'ailleurs j'associe mes premiers souvenirs de jazz à la snorité du vibraphone. Je me souviens très bien des soirs où en catimini, j'allai rouvrir doucement la porte de notre chambre pour pouvoir entendre les disques que le père jouait. J'ai d'abord longtemps cru que ces disques étaient exclusivement des disques du MJQ, mais lors de la mort de Lionel Hampton j'ai entendu une émission de jazz qui m'a fait comprendre que nombre des disques que j'avais abusivement attribués aux mailloches de Milt Jackson étaient en fait de Lionel Hempton. Et du même coup j'ai découvert que Lionel Hampton avait eu une belle jeunesse, dans laquelle il avait joué un très beau jazz aux antipodes des singeries auxquelles il fut sans doute contraint sur le tard, c'est-à-dire de jouer à la vieille légende de jazz. J'avais entendu Lionel Hampton au Caveau de la Huchette, un vieux bonhomme qui faisait des grimaces, j'avais trouvé cela obscène.

Mon père était aussi très amateur du pianiste Oscar Peterson, je me demande d'ailleurs si le prénom de ce pianiste ne jouait pas un rôle dans cette affection particulière, puisque c'était le prénom de son père. Je me souviens d'un disque qui s'intitulait Girls talk, il y avait une photographie en noir et balnc d'une petite fille souriante sur la pochette du disque. J'ai retrouvé récemment ce disque dans les Cévennes et quand je l'ai joué sur la vieille platine de ma tante Marie-Thérèse, j'ai tout de suite reconnu les premières mesures. J'étais très ému. Le même jour j'ai également réécouté le premier concerto pour piano de Bartok (le disque avec cette exécrable reproduction du tableau du douanier Rousseau, intitulé la visite de la muse), finalement j'ai décidé d'enregistrer tout le disque Girls talk au mini disk me tenant immobile dans la pièce sombre au poèle, soucieux de ne pas rajouter un seul craquement du plancher à ceux du vieux trente trois tours sur la vieille platine.



Mon père partageait avec un voisin son goût pour le jazz d'une part mais aussi pour Oscar Peterson, je crois qu'en fait ce voisin en connaissait tout de même plus long sur le jazz que mon père. C'est d'ailleurs, je crois pour ses quarante ans, que nous avions demandé conseil au voisin pour savoir quel disque offrir à mon père. Le voisin avait noté des noms dont celui d'Hampton Hawes. Chez le disquaire, ma mère pas très au fait, avait pensé que c'était sur ce nom qu'il fallait se pencher, elle devait confondre avec Lionel Hampton, le disquaire eut quelques difficultés mais finit par trouver un disque d'Hampton Hawes, aThis guy's in love with you, ce qui était assez drôle tout de même parce que mon père s'appelle Guy. Ce disque était tout de même une manière de rareté, mais il me permit une belle découverte des années plus tard en empruntant un disque D'Hampton Hawes Live at the Montmartre à la bibliothèque du treizième arrondissement lorsque je reconnus instantanément le début du thème The camel d'Hampton Hawes.




AutportraitEnAmateurDeJazz
Commentaires [Cacher commentaires/formulaire]