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LesMouettes

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Les mouettes Portsmouth

Un homme lance des pierres aux mouettes sur la plage de Portsmouth sans jamais les atteindre, évidemment, oui, c'est impossible d'atteindre une mouette avec une pierre ces oiseaux étant incroyablement vifs, sans compter qu'il faudrait viser extrêmement juste.

Ce qu'il ne sait pas c'est que ce jour -là il n'est pas seul sur la plage et une des pierres qu'il lance plus lointaine que les autres et qui disparaît derrière un talus, atterrit directement sur le crâne d'un nomme nudiste faisant une sorte de sieste méditative. Cette pierre tue le nudiste, mais l'homme qui a jeté la pierre n'en saura jamais rien, et d'ailleurs l'enquête quant à la mort de cet homme n'aboutira pas.

Notre homme vit seul depuis quelques années déjà, il est à la fois informaticien pour le compte d'une grande société d'inforamtique et artiste-photographe-écrivain, il est français, vit très seul, une vie dont il est en fait le seul témoin.

Il retournera de nombreuses fois sur cette plage d'Eastney, notamment pour faire des photographies, mais ne saura jamais rien de la mort de cet autre homme, et certainement pas que c'est lui qui l'a tué. Pourtant toutes les photographies qu'il fera de cette plage seront toujours étonnamment habitées.

Un jour qu'il reviendra sans but précis sur cette plage, de nouveau il lancera des pierres aux mouettes, toujours sans les atteindre, mais une pierre, lancée plus loin que les autres n'aura pas le petit son sec de la pierre contre la pierre, intrigué il ira voir sur quoi a bien pu tomber cette pierre pour constater qu'elle est tombée sur une mouette morte. Il se demandera si par un hasard extraodinaire il ne serait pas parvenu à atteindre de sa pierre un de ces oiseaux bruyants, mais en retournant l'oiseau il s'apercevra que cette dépouille est ancienne et mangée de l'intérieur par la vermine.





Les premières pages:

Vous l'avez déjà fait, n’est-ce pas ? Non, pas tuer un homme. Non, jeter des pierres sur les mouettes à la plage, une plage de ga-lets. Evidemment. Je ne vous parle pas de jeter des pierres aux mouettes plutôt que de leur jeter des quignons de pain rassis. Non, leur jeter des pierres en cherchant à les atteindre, à les assommer tout de même pas, encore que leurs cris stridents, quelques minutes auparavant, vous aient amplement couru sur les nerfs, assez pour rêver d'en estourbir une. Je dis rêver, remarquez, ce n'est pas pour vous défendre, mais vraiment, oui, vous ne pouvez que rêver de toucher une mouette avec une pierre, quand bien même vous êtes, comme moi à ce jeu, bon viseur, ces bestioles sont incroyablement vives et décollent bien avant que le danger ne les rejoigne, sans doute mises en alertes par le mouvement vif de votre poignet. Dans les airs, je veux dire, quand les mouettes volent à une altitude attei-gnable par un jet de pierre, disons, ayant à peine pris leur envol, ou sur le point de se poser, ou encore survolant les galets contre le vent, comme pour vous narguer, en vol donc, vos chances de porter un coup aux mouettes avec des galets, même très adroitement lan-cés, vos chances d'y parvenir donc, sont nulles. Lorsqu’elle plane, la mouette est d'une adresse vertigineuse, en un battement d'aile elle a glissé sur le vent et s'est éloignée d'un écart très élégant. Non, les mouettes en vol sont capables de prouesses hors du commun. Pour vous en convaincre, plutôt que des pierres, c'est vrai cela, pourquoi leur jeter la pierre ?, elles n'y sont pour rien dans vos tracas, après tout, plutôt donc que de leur lancer de petits galets, ou même des gros, jetez à quelques mouettes en vol, des quignons de pain et ob-servez combien rarement vos morceaux de pain perdu retombent parterre, saisis qu'ils sont, en vol, par des mouettes, dont on dit qu'elles sont rieuses, en tout cas bien contentes de pouvoir se nour-rir de votre pain rassis, comme quoi les mouettes ne sont pas folles, votre pain, même rassis et dur, les intéressent, recevoir des pier-res ?, non. D'ailleurs les avez-vous bien observées les mouettes ?, leur vol, cette façon acrobatique de virer sur l'aile n'est pas sans rappeler les récits de l'enfance, lorsque vous dévoriez, à plat ventre, le Grand Cirque de Pierre Clostermann, n'ayant, garçon, aucune difficulté à vous identifier à ces intrépides pilotes de la Royal Air Force, repoussant, au péril de votre vie, les opiniâtres attaques des bombardiers allemands, des Heinkel 111, avions trapus et sans grâce, de véritables crapauds des airs à la voilure disproportionnée, et dont le ventre obèse s’ouvrait pour lâcher la fonte et le feu, oui, la mouette n'a pas de cocardes bleues et rouges sous les ailes mais elle pourrait. Et ceci n'est d'ailleurs par sans rapport avec notre récit, puisque ce dernier, le titre du livre vous aura mis sur la voie, se passe à Portsmouth, ville moyenne, d'un petit quart de million d'ha-bitants, du Sud de l'Angleterre, port militaire, duquel partit l’essentiel des forces alliés, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, vers les plages du débarquement en Normandie ― et c’était à une poignée de gamins que l’on confia de changer la face du Monde ― les mo-numents pour vous le rappeler sont nombreux sur les abords des plages, de galets donc, au sud de la ville. Mais pourquoi Diable jeter des pierres aux mouettes?






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