Mercredi Trépidante actualité du Désordre



Parisiennes et Franciliens, ces prochains temps, vous n’allez voir et entendre que moi. On s’excuserait presque.

La Moitié du Fourbi



Le 26 février, à 19H30, la Librairie Charybde reçoit la soirée de lancement du Numéro 10 de la revue La Moitié du Fourbi, numéro sur le thème de Je ne te hais point. C’est à 19H30. Et les auteurs et autrices Zoé Balthus, Christophe Burine, Philippe De Jonckheere donc, Frédéric Fiolof, Hélène Gaudy, Hugues Leroy et Anne Maurel sont attendues à Ground Zéro, 81, rue du Charolais, métropolitain Gare de Lyon. Personnellement j’y développerai et rôderai une petite partie d’une conférence gesticulée intitulée Connard-Méduse dont je parle plus bas. Tous les renseignements sont ici ici

Le BAL



Le 5 mars, Dominique Pifarély et moi sommes invités par Adrien Genoudet dans son cycle à propos des archives au BAL, 6, impasse de La Défense au métropolitain Place de Clichy, nous interpréterons Je ne me souviens plus avec Dominique Pifarély au violon et moi-même au texte et aux images. Il n’est pas impossible par ailleurs que je passe un vif quart d’heure d’aimable et amicale vivisection à propos de mon travail dans Désordre. http://www.le-bal.fr/bal-lab

Sonic Protest



Le 7 mars à 18H, je suis invité dans le cadre du festival Sonic Protest, aux Voûtes pour y produire une conférence gesticulée intitulée Connard-Méduse dans laquelle il sera massivement question d’autisme, âmes pas sensibles s’abstenir. Le point de départ de cette conférence gesticulée est la rédaction toujours en cours de Les Salauds. Samedi 8 mars, 18H. Les Voûtes. 19 Rue des Frigos, 75013 Paris. http://sonicprotest.com/#programmation

MacVal



Le 26 mars, cette fois Dominique Pifarély et moi sommes invités par Pierre Ménard au MAC/VAL pour la même lecture-concert-projection.

KANAL ?

Amies et copains bruxellois, il n’est pas exclu que je vous parle d’une toute autre intervention à KANAL en septembre ou octobre, mais pour le moment rien n’est pas parfaitement arrêté, en revanche je peux déjà vous dire que si vous voulez voir comment il NE FAUT PAS coder un site internet sur grand écran, ce sera l’occasion de venir prendre des notes.

Il n’est pas exclu non plus qu’un nouveau roman vienne à paraître qui parle de sexe et de contrebasse (et non pas comme les dyslexiques pourraient l’entendre de sexe avec une contrebasse, vous pensiez à quoi ?). Mais plus tard.

Avouez qu’on se donne du mal.
 

Mercredi De la fragilité du Désordre



Je m’excuse de vous déranger deux fois dans la même journée. Vous allez rire. Enfin c’est pas sûr. Il y a celles et ceux que cela risque de faire sourire et puis il y a les autres. J’ai enfin réparé la page d’accueil du Désordre qui avait une manière de bug intermittent (la pire sorte qui soit) et qui avait cette particularité désespérante, par intermittence donc, d’agrandir inconsidérément et inopinément la taille de la fenêtre déjà pas petite (3000 par 3000 pixels, un jour on me montrera ce que cela donne sur un téléphone de poche et je pense qu’on m’entendra rire jusqu’à Chicago) de cette page d’accueil (genre la page elle faisait 3 millions de pixels par 12 millions de pixels) et d’aller jeter dans des coins du coup improbables de cet espace des morceaux du pauvre Désordre qui, de ce fait, devenaient presque inaccessibles. Aujourd’hui, dans l’attente fébrile du retour d’un de mes enfants après une longue hospitalisation (tout va bien désormais, enfin je crois, enfin j’espère), j’ai décidé de tromper à la fois mon ennui et un début d’angoisse à ce retour en m’attaquant à cette bestiole bien cachée. Et j’ai fini par la débusquer la coquine. Naturellement c’était une balise mal fermée — c’est toujours une balise mal fermée ! Dans une page qui n’en compte que 1278. A vrai dire je crois qu’il n’y avait que moi qui me rendais compte de ce très léger dysfonctionnement et que celles et ceux qui auraient été assez observateurs pour s’en rendre compte devaient sans doute penser que c’était encore un de mes trucs maniérés pour éprouver les nerfs des visiteurs et des visiteuses du Désordre, alors que pas du tout, c’est pas du tout mon genre de commettre ce genre de gamineries. Et puis je ne me fais pas beaucoup d’illusions non plus, il n’y a pas tant que cela de visiteurs et d’arpenteuses du Désordre, du coup, je crois que la seule bonne chose qui soit arrivée aujourd’hui dans le garage c’est que j’ai réussi à penser à autre chose.

Depuis vingt minutes, je rafraichis et rafraichis sans cesse la page d’accueil du Désordre pour tester que le bug ne soit plus là, il n’est semble-t-il plus là, mais alors j’en viens à me demander, je ne cherche pas la petite bête, si ce n’était pas un peu mieux le Désordreavec cette imperfection. Mais je ne me souviens plus du tout où se trouvait cette fermeturede balise manquante.

Cela faisait quatre mois que cela durait. Et c’est facile pour moi de le savoir et j’aurais du m’en douter, j’ai commis cette erreur presque invisible le soir même où j’avais emmené mon enfant à l’hôpital et qu’en rentrant, je me suis forcé à mettre un truc en ligne dans le Désordre pour sauver la journée en quelque sorte. Et ce soir-là en éteignant, je me suis dit : " tiens c’est curieux ce truc, il faudra que je regarde cela demain matin ", il était tard et j’ai éteint. Le Désordre est fragile, tâchez de garder cela à l’esprit.
 

Mercredi Faire les gros yeux à Sarah



Mon amie, l’immense contrebassiste Sarah Murcia, sort un nouveau disque avec Benoît Delbecq au piano et percussions électroniques, Oliver Py aux saxophones et François Thuillier au tuba, Eyeballing. Et elle m’a demandé d’écrire les liner notes, tel un Nat Hentoff ayant beaucoup bu de la vodka par les yeux je lui ai écrit un petit texte. Le roi n’est pas mon cousin, a few my nephew !

Pour des informations un poil plus factuelles, un peu moins "à vue d’oeil" (eyeballed en anglais) voir ici. Pour le sourire de la crémière c’est .
 

Vendredi Une idée, comme ça



Une idée, comme ça, au passage.

Dans Enseignez à vivre ! Edgar Morin et l’éducation innovante par Abraham Ségal on voit, une fois de plus, comment des jeunes gens échoués du système scolaire classique sont reconstruits avec des méthodes à la fois innovantes et bienveillantes, parmi lesquelles méthodes il y a cette idée assez centrale de les remettre en contact avec eux-mêmes à l’aide de l’enseignement artistique. Ces derniers mois je suis allé, presque tous les jours, visiter un proche à l’Hôpital Psychiatrique, où j’ai vu des personnes arrivant dans de grandes souffrances psychologiques reprendre goût à l’existence notamment par le biais certes de traitements psychotropes, mais aussi par la médiation art-thérapeutique.

Alors voilà j’aurais tendance à proposer que de telles remédiations soient proposées aux unes et autres AVANT que ces derniers ne soient abimés, par exemple au travers de véritables ouvertures sur le monde de l’art à l’école. Sinon à force on va vraiment finir par croire que l’art c’est pour les gens qui ne sont pas bien dans leur tête. J’aurais pourtant tendance à penser le contraire.

Peinture de Lubos Plny
 

Lundi Démocratique même

Je ne sais pas vous mais il me semble qu’il y aurait une certaine beauté politique à ce que chaque fois que le président de la république est quelque part et passe devant une personne ou l’autre, ces dernières signalent sa présence ici ou là, l’avantage serait double si j’ose dire, il y aurait, d’une part traçabilité de ses activités, on saurait s’il travaille vraiment (un peu comme nous sommes, toutes et tous, fliqués à nos bureaux par le biais de nos ordinateurs), et d’autre part, on aurait la possibilité, à tout moment, de lui faire savoir ce que l’on pense de son travail justement, cela couperait court, il me semble, au subterfuge qui consiste à mal faire son travail et se cacher derrière l’argument que de toute manière son contrat de travail est de cinq ans et que donc il peut faire un peu ce qui lui chante pendant ces cinq ans. Bref il travaillerait dans des conditions de travail qui ressemblent à celles de tout le monde. Ce serait juste. Démocratique même.

 

Lundi John Baldessari



John Baldessari (1931 - 2020)

Cela faisait un moment que ce crayon trainait sur la plage avant de ma voiture. Chaque fois que je le voyais, je me sentais mal à l’aise, tant ce crayon faisait grise mine, sa pointe tellement émoussée. Je reportais sans cesse de le tailler et, n’y tenant plus, c’est ce que j’ai fini par faire. Je n’en suis pas sûr, mais il me semble que cela a à voir avec l’art.
 

Mardi Le Salaud



Ce n’est pas tous les jours Noël. Ce n’est pas tous les jours que je suis invité par une revue, et quelle ! La Moitié du fourbi. Le thème Je ne te hais point. Mon texte s’intitule Le Salaud. Un vrai conte de Noël.

Euh, vous aurez compris que je vous recommande chaudement de lire la revue, son numéro 10, mais les autres aussi, en fait.
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Le bloc-notes du désordre