Samedi Samedi 31 juillet 2010

 

Vendredi Vendredi 30 juillet 2010



Retour des Cévennes, récapitulatif habituel

Je connais la route par cœur
Les poisons de la métropole
Le conseil de mes cadets
Chatouilles
Une confusion de taille
Le plein pour les rêves s’il vous plaît
La douceur expliquée par un imbécile
Mon carnet de bal
L’aventure peut commencer
Facétie d’orage
L’objectivation selon Nathan
Je suis au paradis des Phils
Sa face Nord
Un drôle de type
La lenteur retrouvée, un temps
il n’amuse pas le terrain
Sauvetage en montagne, (tentative de)
La Cèze, c’est de la petite bière
Des truites bien sous tous rapports
Les fantômes s’éloignent
Théâtre cévennol avec affiche
Jouer avec le destin à l’aide d’une pince coupante
Doux retour et limite de lenteur
 

Jeudi Jeudi 29 juillet 2010

 

Mercredi Mercredi 28 juillet 2010



Quelle est donc cette nervosité qui s’empare de tout ces deux ou trois derniers jours ? Madeleine tandis que nous pique-niquons au Mas de l’Ayre, en mâchant, avec un peu d’enthousiasme sans doute, dans son pain, fait sauter le fil qui relie toutes les bagues qui barre les dents de sa mâchoire supérieure depuis quelques semaines. Tout d’un coup, il y a un bout de fil de fer qui dépasse de la bouche de Madeleine d’une dizaine de centimètres.

Dans le gros sac d’un photographe on trouve souvent des items incroyables comme cette pince multi-usage qui fait également pince coupante.

Madeleine me regarde un peu avec des gros yeux de me voir brandir un tel instrument de torture aussi près de ses lèvres mais je finis par lui faire entendre raison et par trouver le bon angle pour couper le fil récalcitrant, mais à vrai dire je ne suis pas très fier de moi en pensant que je suis en train de bricoler assez sauvagement une installation qui été mise en place à grand prix — et je n’ai pas encore reçu l’ombre du reflet du remboursement, même partiel, de cette opération.

En rentrant à la maison il apparaît après quelques coups de téléphone que les orthodontistes dans le triangle Alès - Aubenas - Mende à l’épicentre duquel nous nous trouvons sont presque aussi nombreux et serviables que les fournisseurs de matériaux s’agissant des cuves de plastique alimentaire. Alors j’ironise auprès de Madeleine que ce n’est pas grave, faute d’un orthodontiste nous allons trouver Georges et lui demander de nous rafistoler tout ça. Une ombre de tristesse et d’inquiétude passe sur le visage de Madeleine, alors je lui dis que je vais trouver une autre solution.

Je parviens à prendre un rendez-vous en urgence chez l’orthodontiste de Montreuil pour vendredi soir, la décision est prise, nous rentrerons un jour plus tôt.

Finalement cette année le dernier jour des vacances est arrivé par surprise. D’un naturel inquiet je ne peux m’empêcher de penser que ce contre-temps, si cela se trouve, va nous placer sur le chemin d’un terrible accident de voiture demain. Ou le contraire finalement. En partant un jour plus tôt, nous esquiverons un accident de voiture que la destinée nous avait promis dans la journée de vendredi. Du calme !  

Mardi Mardi 27 juillet 2010

Ca m’apprendra à faire le malin, à pérorer dans le hameau que pour le nettoyage de la cuve d’eau de la maison je dispose du meilleur des outils, c’est-à-dire, Adèle, petite fille assez fine pour passer par ce que l’on appelle, à mauvais titre, le "trou d’homme" de la cuve — moi, c’est entendu, je ne passerais pas par un tel trou &#151, qui, munie d’une éponge et d’un balai brosse peut attaquer en profondeur les parois de la cuve qui chaque année se couvre légèrement d’algue.

Hier soir en rebasculant la cuve, vide, j’ai du la laisser tomber un peu vivement, grand container de plastique durci, je n’aurais pas pensé une seule seconde que ce grand container avait la fragilité du verre peut-être pas, mais soit assez vulnérable pour s’ébrécher et créer une légère voie d’eau, laquelle est suffisante pour que la cuve ne se remplisse pas.

Ce n’est pas exactement une petite bourde que j’ai faite là. Et c’est ce que je découvre, plus avant encore, en passant quelques coups de téléphone aux différents fournisseurs de matériaux de la région, Villefort, les Vans, Alès, Aubenas même, et chez tous ces fournisseurs un remplacement d’une cuve devra attendre au moins une quinzaine de jours de délai de livraison.

C’est sans compter sur l’ingéniosité et la prévoyance ce mon voisin Georges qui non seulement dispose, dans son vaste stock de toutes sortes de matériaux, d’une cuve de résine alimentaire de contenance équivalente, un mètre cube, mais trouve le moyen de me bricoler tous les raccords à mes tuyaux d’entrée et de sortie, en attendant que j’aille à la quincaillerie de Villefort chercher les raccordements idoines.

Il y a un côté parfaitement miraculeux dans cet épisode, à huit heures je découvre que la cuve est percée, à dix heures, tout est raccordé. A cinquante kilomètres du premier fournisseurs de matériaux sérieux, et en dépit de tous les délais éternels de livraison. Je note pourtant pour moi-même comment le stress créé par cette situation est de nature à faire repoindre ces douleurs poitrinaires qui étaient mon lot avant que nous ne partions dans les Cévennes. Du calme.

Madeleine s’est gentiment proposée pour descendre dans la nouvelle cuve pour la nettoyer, et come je ne parvenais pas à la soulever à bout de bras, comme je fais avec Adèle, je suis allé lui chercher une chaise, à défaut d’une petite échelle, pour qu’elle puisse sortir d’elle-même de la cuve. Cette images d’une chaise perdue au fond de la cuve m’inspire, et je me plais à l’imaginer pour une affiche de théâtre, une pièce de Beckett vraisemblablement. Oui, le stress est redescendu pour que je me plaise à ce genre de rêveries.

 

Lundi Lundi 26 juillet 2010



Et à l’heure du déjeuner, j’appelle les enfants et Nathan tarde à venir, je suis trop paresseux pour aller à l’autre bout du hameau et je n’ai pas envie de manger froid, nous mangeons sans lui, mais cela finit par m’inquiéter ce n’est pas vraiment dans la nature de Nathan de manquer un repas ou de ne pas roder dans la cuisine quand approche l’heure justement.

Je finis rapidement mon assiette à contre-coeur, d’ailleurs je le remarque en me levant de table je n’avais pas très faim et je me lève pour aller chercher Nathan dans le hameau, il n’est pas chez mes voisins Claude et Bernard auquel il rend souvent visite surtout quand Bernard est en train de bricoler sous sa tonnelle, pas davantage chez Georges, Serge et Monique sont repartis à Alès ce matin donc personne chez eux, je regarde l’heure, il est 12H45 et un vent de panique souffle sur moi et si Nathan avait disparu ?

Et je réalise que ce serait dix-sept ans jour pour jour, mais non, je me souviens in extremis que je ne suis pas superstitieux et je monte rapidement chez Micheline où je trouve Nathan en pleine discussion avec Micheline à propos des mérites comparés des débroussailleusesélectriques et thermiques. Bah alors Nathan tu n’as pas faim ?

Et il rougit en réalisant qu’il en a oublié jusqu’à l’heure du repas. Nous repartons à la maison, bras dessus dessous, suis quand même soulagé d’avoir retrouvé mon petit bonhomme. Et d’avoir efficacement repoussé, cette année encore, les fantômes.  

Dimanche Dimanche 25 juillet 2010



Le poissonnier dans son atelier de séchage de truites écoute du Zappa à fond la caisse. Je savais bien que cet homme m’inspirait confiance. Et ce n’est pas la première fois que je constate que j’aurais toujours tendance à faire confiance à un garagiste qui écouterait du Cecil Taylor dans son atelier. Et j’ai sans doute tort.

Mais les truites du Lac de Villefort, vous pouvez y aller les yeux fermés.
Le bloc-notes du désordre