Samedi Samedi 13 septembre 2008

Alors c’est ça la grande affaire de Siné-hebdo. Seize pages avec le même papier que Charlie Hebdo, le même format et la même maquette, et aussi, du point de vue du contenu, à peu de choses près les mêmes articles et les mêmes dessins, mais en moins bien — et pourtant je vous l’assure, Charlie Hebdo, en ce qui me concerne, cela fait longtemps que ce n’est plus lisible —, en nettement moins incisif en vrai.

Donc au tout début, il y l’affaire Siné-Val, grand feuilleton estival, inintéressant au possible comme toutes les publications ou les films qui sortent en été, ersatz destinés à faire oublier les vacances des rédactions. Val est un con pour virer Siné pour une faute qu’il n’a pas commise, cette fois, et la cohorte de tous ses défenseurs qui tentent de faire oublier que Siné est effectivement ce qu’il est — je dois préciser ici qu’on s’acharne à m’argumenter que Siné n’est qu’un pauvre imbécile qui s’amuse à jouer avec le feu près d’une citerne d’essence qui fuit et quand le brasier s’enflamme de s’écrier que ce n’est pas de sa faute, qu’il ne savait pas, qu’il n’était pas inscrit sur son paquet d’allumettes qu’il était dangereux de les craquer près d’une réserve d’essence, pour moi cela en fait un poltron, et un con en plus d’être probablement antisémite, mais ne citons pas son nom à cet endroit — n’auront rien fait pour améliorer l’épisode. Aparté : pour mémoire et pour comprendre les rouages en amont de cette affaire du licenciement à proprement parler, je recommande vivement la lecture de cet article de Mona Chollet à propos de l’évolution de Charlie Hebdo

De cet épisode lamentable, donc, Siné décide de rebondir, fier de la vague de soutien dont il est l’objet et lance son propre hebdomadaire, bien que d’un naturel méfiant, je me suis demandé si ce n’était pas le moment où jamais de changer d’opinion à son sujet, car après tout, ayant essuyé bien de l’adversité, se lancer dans une telle initiative mérite plutôt des éloges, c’est a priori, un fameux retour de flamme.

Mais.

D’abord il y a le titre, Siné hebdo, une entreprise collective qui porte le nom du chef, tout de suite cela installe le malaise, dans l’édito, c’est revendiqué comme un excès d’immodestie naturel, pour ma part ça part plutôt mal, ça relèverait presque du réflexe dextrogène, c’est mon canard à moi, je veux qu’il y ait mon nom dans le titre.

Et puis je me demande pourquoi cette couverture me fait tellement penser à Charlie Hebdo et je suis tout à fait disposé à comprendre que c’est sans doute parce qu’habitué à voir des dessins de Siné en couverture du premier, on tique en voyant un dessin de Siné sur la couverture du second — or on ne peut quand même pas lui reprocher de vouloir dessiner la première une, fut-elle plutôt minable et pour le moins sans finesse, sans doute volontaire. Mais c’est un peu plus que cela. C’est vraiment une histoire de maquette. En fait c’est la maquette de Charlie Hebdo adaptée à Siné Hebdo, donc c’est plutôt boiteux et surtout très émoussé. Et d’ailleurs à l’intérieur, c’est pareil c’est la maquette de Charlie Hebdo qui est plus ou moins reprise à toutes les pages — voire celle de courrier Internationnal pour son alternance sans surprise entre les dessins et le texte. Là c’est quand même une déception de se dire que quitte à fonder une nouvelle publication, est-ce qu’on ne pourrait pas tenter de nouvelles choses, à chambouler un peu les codes habituels (on ne peut pas dire qu’entre le Canard enchaîné, Charlie Hebdo ou par exemple aussi CQFD, il y ait d’énormes différences de maquettes, à croire que ce soit une sorte de standard de la presse libertaire, ce qui pousse à se poser la question de leur absence de libertés justement dans le graphisme, c’est vrai ça, on ne pourrait pas être un peu plus punk dans le graphisme ?

Mais il semble justement que la plus grande difficulté qui soit pour Siné, c’est de faire du passé table rase voire de s’émanciper de son employeur précédent. Sans doute parce que le nouvel hebdomadaire est fondé dans l’élan d’une séparation douloureuse, on remarque que quantité de références à Charlie Hebdo qui sert de punching ball à la première occasion venue — c’est tellement carricatural qu’à ce compte-là on pourra bientôt imputer la responsabilité de la faim dans le monde ou l’origine de conflit palestinien à Charlie Hebdo. Seulement voilà, il y a quand même un air de pâle copie dans cette affaire. Par exemple une des forces de Charlie Hebdo demeure, même moins affûtée avec le temps, le caractère incisif de ses dessins et leur qualité graphique — je pense à Willem, à Honoré pour leurs qualités graphiques — et la réunion de dessinateurs de Siné Hebdo est encore bien loin de sa référence. Quand on pense que de ce point de vue c’est encore Siné lui-même qui fait meilleure figure, l’argument des dessins fait un peu court. D’autant que Siné est tout de même un dessinateur qui dessine des bonshommes à grosses têtes depuis plus de cinquante ans — comme d’ailleurs l’atteste un dessin de lui qui date de 1962 dans ce premier numéro — et de fait les autres stars de cette édition assurent de leur côté un service minimum, Tardi faisant le même dessin depuis ses coupables adaptations de Céline et Mistic n’ayant côté graphisme pas bougé d’un iota depuis plus de vingt ans. Sans compter qu’il y a quelques horreurs comme ce dessin de Poussin qui est admirable de maladresse, de même que tous les dessins de Lindingre qui sont d’un trait laborieux. Sans compter que question mordant, pas un seul dessin qui grince un peu — si, celui pour illustrer le nécessaire article anti-sioniste.

C’est un bilan un peu consternant au vu des intentions affichées, d’autant que l’on promet une rubrique de dessins refusés ailleurs, manière de dire qu’à Siné Hebdo on n’a peur de rien. Le dessin de Loup qui inaugure cette rubrique repose sur un jeu de mots laid lamentable, au point qu’il ne soit pas clair que le dessin ait été refusé par trois publications, nous indique-t-on, pour d’autres raisons que sa médiocrité intrinsèque.

Parce que c’est cela est aussi mis en avant dans Siné Hebdo, nous sommes d’authentiques pourfendeurs, des durs à cuire et quelles sont finalement les cibles de cette dureté ?, les cons. Oui, les cons. "Vaste programme !" (si un jour on m’avait dit que je citerai De Gaulle !). Et eux à Siné Hebdo, ils savent mieux que personne qui sont les cons, selon des raisonnements entendus et qui n’ont pas nécessairement besoin d’une grande argumentation. On est un con parce que Siné a dit qu’on était un con en fait. Et cela sied parfaitement avec cette drôle d’ambiance de flagornerie, les plus jeunes signatures (en gros les noms inconnus, trop contents d’être publiés) sont prompts à faire allégeance au "Vieux", qui fait figure de maître à penser (Siné en maître à penser, ça ne respire pas la solidité quand même) tandis que les stars, Guy Bedos, Michel Onfray, Raoul Vaneigem ou Maurice Rajsfus, ailleurs mieux inspiré, assurent un service de minima syndicaux amicalement motivés, devine-t-on entre les lignes — je fais une exception pour Denis Robert, seul article qui sorte du lot dans tant de médiocrité recuite et contente d’elle-même.

Bref, on est un peu désolé de dire que cela ne fait pas un journal.

Et c’est une médiocrité que je n’aurais pas pris la peine de chroniquer si je n’étais tombé sur ce reportage dans Bakchich info à propos de la veille de la parution du premier numéro. Et dans lequel on apprend, incidemment, en fin de reportage, après les explications du "Vieux" pour vous dire que ses dessinateurs sont tout étonnés des encouragements qu’ils reçoivent à "se lâcher" comme il est dit — alors que soit-disant les mêmes dessinateurs vivent dans l’ombre de la censure dans d’autres parutions, voir — après cette fanfaronnade, on apprend donc, qu’un dessin a été refusé, un dessin acide et de mauvais goût comme il se doit — de mon point de vue c’était le meilleur dont ils semblaient disposer pour ce premier numéro — à propos de la virginité des femmes dans la religion musulmane, mais rassurez-vous ce n’est pas de la censure, on y aura droit à ce dessin, dans une future parution, mais quand le ramadan sera terminé.

Et bien il a encore du chemin à faire le "Vieux" pour avoir les couilles de ses petits camarades de Charlie Hebdo qui eux n’y étaient pas allés "de main morte avec le dos de la cuillère" (quitte à citer De Gaulle, je peux aussi citer Hergé, j’aime bien faire mon vieux con) au moment des caricatures danoises. Aurait-il pris les mêmes gants par ailleurs avec un dessin anti-judaïque un jour de Kippour ? On a le droit de se poser la question. Nul doute que les plus patients ne tarderont pas à en recevoir la réponse. Ce sera sans moi. Je suis déjà lassé.




Je suis revenu plus récemment sur cet article et sur une erreur de jugement qu’il contenait  

Vendredi Vendredi 12 septembre 2008

 

Jeudi Jeudi 11 septembre 2008



Je reçois de temps en temps des invitations à signer des pétitions, le les lis avec attention et souvent je suis obligé de répondre à leurs auteurs que je suis désolé, mais que telle phrase ou tel point de leur pétition est pour moi bloquant, pour lesquels je ne peux pas signer leur pétition, même si le le plus souvent les personnes qui m’envoient de telles pétitions ne se sont pas trompées sur l’intérêt que je porte au sujet même de leur pétition. Récemment j’ai reçu cette invitation à signer la pétition contre la loi "Création et Internet".

Et j’allai répondre que non, désolé, mais je ne vais pas signer votre pétition. Jusqu’à ce que je me pose honnêtement la question de pourquoi je ne voulais pas signer cette pétition, en fait c’était une tournure de phrase, plus exactement la manière dont était dit un argument avec lequel, sur le fond, j’étais d’accord, alors je me suis interrogé davantage encore, à refuser de signer des pétitions pour des maladresses de rédaction ou des arguments périphériques avec lesquels je n’étais pas tout à fait en phase, est-ce je ne risquais de ne plus signer que des pétitions dont j’étais le seul auteur ?, et je risquais aussi d’être bien seul dans de tels combats — d’autant que je n’ai encore jamais pris l’initiative de rédiger une pétition, je devrais peut-être essayer ?

J’ai alors relu la pétition qui m’était envoyée, et je l’ai signée. Telle quelle. Et l’ayant signée, je n’en discute plus une virgule.

téléchargez-moi

Le projet de loi « Création et Internet » nous préoccupe. Il est en total décalage avec notre réalité, bien loin de la « Création » et encore plus de cet « Internet » dont il prétend réguler les pratiques. Cela dit, il semble très naturel qu’une communauté de cinéastes « défendent cette loi sans réserve » et se fendent d’une tribune intitulée « Culture ne rime pas avec gratuité » dans le Monde du 8 juillet. Comme il semble naturel que l’enjeu industriel soit au cœur de cette loi.

Sauf que. Depuis les débuts du World Wide Web, nous nous sommes pris au jeu de cette mutation et existons 1.0, 2.0, et demain 3.0. Nous sommes les créateurs de demain, sans prétention aucune. Très sérieusement et depuis longtemps, nous nous posons la question du droit d’auteur, celle de la diffusion des œuvres sur les réseaux et de leur réception. Tout comme nous nous posons la question de l’économie de la création, sur l’Internet et ailleurs.

Ce projet de loi est contraire à nos pratiques, tout comme il est extrêmement méprisant des usages et totalement ignorant d’un monde simplement contemporain.


- Nous souhaitons qu’un projet de loi intitulé « Création et Internet » prenne en compte nos processus de création. C’est un droit.
- Nous désirons partager et être téléchargés, sans filtrage aucun. C’est une nécessité.
- Nous espérons que le principe démocratique selon lequel l’œuvre existe ou n’existe pas au travers du regard de l’autre s’applique à cette multiplicité que d’autres nomment « piratage ». C’est une revendication.

L’auteur, le créateur, le spectateur, a muté. L’œuvre est regardée, écoutée, partagée, comme jamais auparavant. Et c’est pourquoi créateurs et regardeurs ne peuvent être filtrés par une loi obsolète et crétine. Une loi qui asphyxie la « Création » et « l’Internet ».

LES PREMIERS ARTISTES SIGNATAIRES SONT : Adrien Mondot, Agnès de Cayeux, Alain Escalle, Albertine Meunier, Alexandre Perigot, Anne Laforet, Annie Abrahams, Bérénice Belpaire, Caroline Hazard, Cécile Babiole, Chloé Delaume, Christian Vialard, Christophe Bruno, Christophe Fiat, Christophe Jacquet dit Toffe, Claude Closky, David Guez, Dinah Bird, Electronic Shadow (Yacine Ait Kaci et Naziha Mestaoui), Emmanuel Maa Berriet, Emmanuelle Gibelo, Eryck Abecassis, Etienne Cliquet, Etienne Mineur, France Cadet, Franck Ancel, Gilbert Quélennec, Grégoire Courtois aka Troudair, Grégory Chatonsky, Invader, Jacques Perconte, Jan Kopp, Jean-Noël Montagné, Jean-Philippe Roux, Jérôme Joy, Joachim Montessuis, Julien Lassort, Karine Lebrun, Karen O’Rourke, La Boîte Blanche, Louis Bec, Luc Dall’Armellina, Luc Martinez, Lucille Calmel, Lydwine van der Hulst, Lynn Pook, Martin Le Chevallier, Mathieu Briand, Michaël Borras aka Systaime, M. Chat (Thomas Vuille du Collectif Chat), Nicolas Boone, Nicolas Clauss, Nicolas Frespech, Olga Kisseleva, Olivier Auber, Olivier Le Gal (collectif MU), Pascal Lièvre, Pascale Gustin, Paul-Armand Gette, Pavel Smetana, Pierre Beloüin (Optical Sound), Philippe De Jonckheere, Philippe Castellin (Akenaton/Doc(k)s), Philippe Quesne, Pierre Bongiovanni, Pierre Giner, Ramona Ponearu, Roland Cahen, Shu Lea Cheang, Stéphane Sautour, Sylvie Marchand (Gigacircus), Thierry Théolier aka THTH, Triny Prada, Valéry Grancher, Vincent Elka aka Lokiss, Vincent Epplay, Wolf Ka (Compagnie Respublica), Xavier Cahen.





Dessin de L.L. de Mars  

Mercredi Mercredi 10 septembre 2008



Deux signes infimes qui disent un peu la profondeur de ces jeunes hommes barraqués qui ne disent pas grand chose, ne font démonstration de rien mais dont le soutien est finalement indéflectible, je tente d’introduire un peu Baroukh dans le jeu des minimes, on fait des vagues, c’est-à-dire, on parcourt des largeurs de terrain en se passant le ballon, si possible sur un pas, et naturellement Baroukh n’est ni dans le temps, ni très adroit pour recevoir ces passes rapides que savent déjà distiller les minimes, petites fusées vrillées qui vous arrivent dans les mains comme des savonettes, rattraper de telles ogives avec les mains de Baroukh que je tiens par les poignets est extraordinairement difficile, étonnant d’ailleurs que de temps en temps je parvienne d’une part à le placer au bon endroit au bon moment, mais aussi à rattraper ce maudit ballon avec ses mains, ça râle un peu que le ballon tombe si souvent, mais Roman l’entraîneur des minimes est prompt à encourager ses joeurs à s’adapter, que c’est justement un enjeu de ce sport, devoir collectivement faire front, se replacer et s’adapter notamment à la perte du ballon, par exemple dans le passage de la défense à l’attaque reculer en escalier pour se placer en profondeur ou au contraire, passer de l’atttaque à la défense en avançant en ligne. Et quand vient le moment de tirer deux équipes à peu près homogènes pour un semblant d’opposition, on prend garde de choisir Baroukh dans les premiers et non dans les derniers. Ce n’est pas grand chose bien sûr, mais des signes évidents que les paroles de la semaine dernière ont fait leur chemin. Qu’ils ont déjà compris des choses et se dire que les chances de gagner notre pari avec Baroukh sont peut-être plus grandes qu’elles ne paraissent. Et même si cela ne fonctionne pas entièrement cette confrontation à un fonctionnement différent n’est jamais inutile. Et à force de mordre de toutes petites franges de terrain toutes les semaines, on finira bien, à la fin de la saison, entre les poteaux non ?  

Mardi Mardi 9 septembre 2008



Corvées administratives dans le garage, j’en connais un qui fait cela le lundi. Comme je déteste la place que prend tout ceci, dans cet endroit que je tiens finalement pour sacré, le garage, son désordre, son invitation de toujours au travail, au vrai travail, à celui qui me tient à coeur. La montagne qu’il faut parfois franchir pour se libérer de tout ceci et pouvoir, oui, retrouver l’essentiel, dans ce qui compte vraiment, dans sa propre advention, sa vraie vie, et justement ce soir, avoir du traverser une de ces journées remplie à craquer de ce qui n’est pas essentiel, et n’avoir eu l’espace, que de ces cinq lignes médiocres. Des jours plus inspirés, je défendrai volontiers qu’une part de réalisation de soi est tout de même contenue dans l’affranchissement des tâches quotidiennes, mais des jours comme aujourd’hui, je vis cela comme une injustice, l’écot du quotidien trop lour à payer et les forces vives restantes pour tenter de cerner la plus basse des taupinières sont finalement manquantes.  

Lundi Lundi 8 septembre 2008



J’avais rendez-vous avec Alain Pierrot qui me fait cadeau de deux très beaux objectifs Nikon, des optiques plutôt étrangères pour moi puisqu’il s’agit de longues focales. Discussion à bâtons rompus à la terrasse de ce très bon restaurant italien — serveurs un peu carricaturaux, de même qu’une bonne partie des clients, mais légumes à l’huile en entrée irréprochables — tout au long de la discussion je ne peux m’empêcher, ce n’est pas impolitesse, de penser au moment où je vais pouvoir chausser ces deux belles optiques sur le nouveau boîtier.



Nous sommes rejoints par Anne à qui j’avais donné rendez-vous pour le café avant que nous allions à son rendez-vous chez le cancérologue, on marche à toute blinde dans les rues peu familières du VIIème arrondissement, on passe devant la Chambre claire sans un regard pour la vitrine, c’est dire, je nous perds en regardant le plan à l’envers, mes jambes me disent merde, insuffisamment reposées le matin même dans le train. Malgré notre retard d’une dizaine de minutes, il nous faut encore attendre une bonne demi-heure et finalement apprendre que ce n’est, a priori, pas malin, c’est le cas de le dire. Soulagement.



Retour darre-darre à Fontenay pour aller chercher Madeleine à la sortie de l’école, Anne filant vers Saint-Mandé pour aller chercher Nathan et Adèle.



Premier rendez-vous de la rentrée chez le psychomotricien qui trouve Nathan transformé, pendant la séance je me familiaraise avec le fonctionnement du 80-200 mm, je fais toutes sortes de photographies pas très intéressantes dans la salle d’attente qui manque cruellement de choses intéressantes à photographier.



A la fin de la séance, le psychomotricien me montre fièrement le dessin au tableau noir que Nathan a fait d’un requin, et détail qui le réjouit, la représentation très idoine des ouies du requin, c’est tout juste si j’ai le recul nécessaire pour photographier ce requin avec mon gros zoom.

Le soir dans le garage, je tente de raccrocher les pages des photographies d’Anne au reste du site, mais trop fatigué je ne fais que des conneries et je m’arrête conscient que j’aurais déjà beaucoup à détricoter demain de ce que je viens de faire ici.  

Dimanche Dimanche 7 septembre 2008



je lis à propos de cette histoire d’outrage à personne ayant autorité et la liberté d’expression, le commentaire suivant de JJ Reboux :

>J’ai une idée (plutôt marrante) : que chaque Français(e)
>qu’exténue et insupporte le grand cirque sarkozyste
>écrive sur une carte postale à l’Elysée :
>« CASSE-TOI POV’ CON ».
>Signé : « Edvige. »

>Opération gratuite vu que le courrier adressé au président
>de la République est en franchise postale.
>
>Monsieur le Président de la République
>Palais de l’Elysée
>55, rue du faubourg Saint-Honoré
>75008 Paris


Il manque décidément de hauteur notre président des otaries de droite — c’est dit sans rire —, du coup effectivement on se sent encouragé à l’asticoter un peu.

Et ceci n’est pas non plus sans me rappeler, je crois que je l’ai déjà mentionné quelque part dans le bloc-notes, cette anecdote qu’à la suite de son investiture en tant que président de la république Giscard d’Estaing avait assuré qu’il ne poursuivrait aucune publication s’attaquant à lui pendant son mandat. Wolisnky le prit au mot et le dessina nu avec un concombre — je crois — dans le rectum, et de fait Giscard tint parole et ne réagit pas. C’est quand même terrible de se dire que Sarkozy nous ferait presque regretter Giscard.
Le bloc-notes du désordre