Samedi Samedi 2 décembre 2006



 

Vendredi Vendredi premier décembre 2006



Avons déjeuné avec les parents. Ma mère raconte à Anne que lors de son dernier séjour à Garches — tandis que nous étions en Bretagne — Madeleine contemplant l’une des quelques photographies de mon frère Alain accrochées sur les murs de l’appartement de mes parents, Madeleine a dit : "quand même mon père il n’a pas de chance dans la vie, d’abord c’est son petit frère qui meurt et ensuite son petit garçon qui est autiste".

Et cela rachète la journée, justement gâchée — le plaisir d’hier envolé d’un seul coup — par des remarques inamicales à propos de Nathan.  

Jeudi Jeudi 30 novembre 2006



Où j’apprends insidueusement que le site désordre est en fait conservé à la BNF.

Avant l’après-midi de cette journée d’étude, j’avais rendez-vous avec Sereine, en voisine. La petite cafétaria de la BNF aussi peu accueillante et chaleureuse qu’elle fût, ne nous a pas empêchés d’avoir une très belle discussion à bâtons rompus. Je crois notamment que je suis parvenu à exprimer à Sereine toute mon admiration pour son roman Nu précipité dans le vide, chose que je n’étais jusqu’alors jamais parfaitement à faire par écrit. Il y a en effet dans son livre un effet d’hésitation dans le mouvement de l’écriture qui épouse remarquablement la fin de la vie de cet homme que l’on suit, qui ne vit déjà plus mais qui vit encore.

Je ne dispose pas encore de la totalité de l’enregistrement de cette table ronde, du fait de sa longueur, je devrais normalement en recevoir à la fois un enregistrement complet et sans doute aussi de meilleure qualité, mais seulement en fin de semaine prochaine. Donc d’abord ce premier extrait et dès que possible tout l’enregistrement. Ce que je signalerai avec un lien. En attendant, les premières escarmouches.



Et puis après deux heures d’une épreuve qui m’ont laissé moulu, nous sommes allés au restaurant avec Patrick, Constance, Isabelle Aveline, Christine Genin, Cécile et Laure Limongi : une très belle soirée pleine de rires.



 

Mercredi Mercredi 29 novembre 2006





Curieuse impression tout de même ce matin de me trouver dans des wagons de voyageurs pleins à craquer de personnes se rendant à leur travail, puis de sortir de terre avec ces mêmes personnes qui s’éparpillaient dans les rues et derrière les lourdes portes des grands immeubles parmi les douze grandes avenues de l’Etoile. Eux partaient au travail et véhiculaient avec eux les tensions de la veille, discussions animées dans les transports entre collègues, et coups de téléphones portables anxieux parce que le train accumule du retard et qu’on va être en retard à la réunion. J’ai bien de la chance de ne pas aller au travail avec toutes ces personnes. En fait je me rends à la salle Pleyel pour assister au dernier filage du Mandarain Merveilleux de Bartok. Sans doute que les personnes que j’ai croisées et qui se rendaient au travail ce matin, me croiseraient avec, eux, le coeur plus léger un vendredi ou un samedi matin, pour eux cela irait comme un vendredi, à la gare de Lyon, tandis que j’attraperais le train pour Clermont et y passer ces deux ou trois jours de non-vie. Peut-être. Il n’empêche, je remercie cette faculté qui est la mienne de ne pas oublier le week-end, travailleur de nuit, veilleur des forêts de serveurs et des points focaux, de ne pas oublier que la semaine j’ai entendu du Bartok à la salle Pleyel, dirigé par un jeune chef israëlien, Ilan Volkov, et qui plus tard aura la stature d’un Boulez. Et n’est-ce pas essentiel, finalement de savoir pourquoi on travaille. Dans le cas de mon travail qui ne me procure décidément aucune joie, c’est une affaire de survie que de pouvoir mettre de telles joies dans l’autre plateau de la balance.

Merci Joëlle.  

Mardi Mardi 28 novembre 2006



Ce midi déjeuner avec Berlol et Laure Limongi. En fait prise de contact préliminaire avant la table ronde de jeudi après-midi à la BNF. Et prise de contact tout court, dans ce triangle, avec Laure, puisque Partrick et moi nous nous connaissions déjà. D’ailleurs Laure m’a paru suffisamment décontractée et curieuse pour prendre la conversation en route quand Patrick et moi abordions des sujets sur lesquels nous avions déjà échangé.

Sans vouloir déflorer le sujet de l’intervention de Patrick, ce dernier nous expliquait comment il avait en quelque sorte échoué à définir cette notion d’intime. Ce dont je ne suis pas surpris tant il semble qu’en la matière nous tracions tous la ligne de partage à des endroits tellement différents qu’il devient impossible d’établir la moindre régle générale.

Je pense cependant que dans l’intime, ce qui est le plus déterminant n’est peut-être pas ce que l’on choisit de dévoiler, ou non, mais ce qui heurte, ou non, celui à qui nous le révélons. Ce que nous ne souhaitons pas exposer, nous le taisons de toute manière. Nous sommes nos propres censeurs. De même on pourra se demander comment le censeur délimite le périmètre de ce qui appartient à l’intimité et ce qui n’en fait pas vraiment partie, parce que je ne pense pas non plus qu’il s’agisse là de frontière ni très marquée et certainement pas définitive. Récemment interviewé un ancien membre du comité de censure de la BBC, à qui l’on demandait notamment quels étaient ses critères pour déterminer ce qui devait être censuré ou pas, eut cette réponse facile que quand ce qu’il voyait l’émoustillait il censurait, et lassait au contraire passer ce qui ne lui faisait aucun effet. Bel exemple de perversité anglaise ! Il y a pourtant dans cet exemple une leçon à tirer pour la question qui est la notre à cette table et jeudi à la BNF.

Ce qui produit un effet sur l’autre n’appartient pas à la même sphère que ce qui le laisse indifférent. Il y a eu dans l’histoire de mon site quelques rencontres qui n’ont pas été animées par l’intellect seul, mais au contraire un désir voyeur qui m’a souvent décontenancé. En réfléchissant à cette question de l’intime et comment il est perçu par mes lecteurs, je comprends mieux les raisons de cette mécompréhension. Ce qui avait été révélé dans le bloc-notes l’avait été par moi sans penser à mal en quelque sorte, la réflexion sur moi-même que j’entamais par écrit et qui se trouvait publier dans les pages de mon journal, pouvait déclencher chez mon lecteur une empathie exagérée, et avec elle le désir d’en savoir davantage que je voulais bien révéler. Pour qui mène son existence sans jalouser celle des autres, il est incompréhensible que cette vie, somme toute normale, et pas particulièrement aventureuse, soit le fruit de tant de curiosité. D’autant que cet appétit malsain peut rapidement devenir autoritaire, et comme le lien entre l’auteur en ligne et son lecteur est ouvert dans les deux sens, une manière de harcellement n’est jamais lontaine. J’ai essayé différentes tactiques pour dérouter un peu ces lecteurs indiscrets, comme de tenir mon journal à jour mais avec une semaine de retard, il était parfaitement à jour sur mon disque dur mais le réseau n’en savait rien. Cela a fonctionné donnant raison à mon intuition première que ce n’était pas nécessairement la nature des révélations qui produisait de l’effet, mais son immédiateté. Mais alors, je me suis trouvé privé, avec cette semaine de retard, de la possibilité de réagir à chaud sur des événements, qui précisément n’appartenaient pas à la sphère privée et pour lesquels mon opinion se trouvait dépréciée parce qu’elle ne sembait accessible que longtemps après la résolution partielle ou complète des événements. J’ai donc du abandonner cette façon différée de faire. J’ai alors essayé d’écrire des billets d’humeur avec des allusions à propos des mails que je recevais de certains lecteurs auxquels je reprochais de ne pas respecter une distance saine, j’ai souvent été déçu par cette tactique qui généralement obtenait l’effet inverse à celui désiré, je recevais davantage de mails des visiteurs indiscrets qui me disaient combien ils comprenaient ces mouvements d’humeur de ma part, sans jamais penser qu’ils puissent en être l’origine. J’ai essayé de répondre de façon froide et parfois même désagréable aux mails que je qualifiais de collants, je ne faisais qu’alimenter davantage le moteur de cette communication dont je ne parvenais pas à me défaire comme d’un sparadrap qui colle de doigt en doigt tandis que l’on tente de s’en débarrasser. Et puis tout d’un coup j’ai réalisé que je pouvais en quelque sorte retourner le couteau de qui m’apparaissait comme de l’impolitesse, j’ai cessé de répondre ou même de lire ces mails. J’ai été très déçu de voir que c’était la plus simple des solutions qui fut la plus efficace. Et de comprendre in fine que le problème d’une trop grande intimité n’était pas du côté de celui qui manquait a priori de pudeur mais davantage de celui qui ne savait pas regarder ou pas lire, et qui n’avait pas le courage de fermer les yeux quand ce qu’il voyait ou lisait l’affectait trop profondément.

J’ai été très choqué par cette découverte, parce qu’elle semblait être le plaidoyer le plus ardent pour la censure, dont je suis l’ennemi juré. Et ce raisonnement n’était-il pas la face la moins éclairée de mon intimité ? Notamment la permanence de la récursivité. Et comment cette figure de style finalement me sert si souvent de bouclier.

Tu vois Patrick, une seule remarque que l’on emporte avec soi dans le métro.




Peinture de Martin Bruneau  

Lundi Lundi 27 novembre 2006

Je reçois ce questionnaire de Constance Krebs




Qu’entendez-vous par écrire en ligne ?

Ecrire un texte qui doit être lu dans une page html

Est-ce si différent que d’écrire au sens où on l’a toujours entendu ?

Il y a entre les deux la même différence qu’il y a entre photographier au polaroid SX70 et à la chambre 20X25, cela demeure écrire, dans les deux pratiques photographiques, c’est de photographier dont il s’agit, les résultats différeront, mais cela restera de l’image enregistrée, comme cela reste de l’écriture, qu’elle soit écrite sur le papier ou à l’écran.

Est-ce qu’écrire pour la machine influe sur la structure du récit ?

Ecrire au clavier versus écrire avec un stylo permet notamment de faire enfler le texte par son milieu, encore qu’avec de belles paperolles collées et cousues, avec grâce et componction, par Célestine on puisse très bien écrire un roman hypertexte sur le papier.

Quel intérêt supplémentaire — ou complémentaire — la mise en ligne a-t-elle pour votre façon de travailler ?

L’intérêt d’être lu. Mais aussi la possibilité d’associer au texte l’image, le son, parfois même des extraits vidéos ou d’images animées. Le maniement de la page aussi. La possibilité de tisser un réseau entre les écrits.

Quel est le rôle des liens hypertexte ? Ou leur sens ?

Les liens hypertextes permettent notamment de rendre les coutures visibles et d’indiquer au lecteur où se trouvent les noeuds et les raccords du récit, les utiliser trop radicalement ou très littéralement nuit au mystère du récit, a contrario s’en servir pour augmenter l’errance du lecteur dans le texte en fait un outil remarquable.

Peut-on conserver une narration chronologique, linéaire avec une mise en ligne du texte ?

Oui, on peut, en ne faisant pas de liens hypertexte.
Oui, on peut en prenant soin que les liens hypertexte décrivent un parcours cohérent dans le texte.
Oui, on peut si on a décidé une mauvaise fois pour toute que l’histoire dans le récit n’était indispensable.
Oui, on peut très bien écrire une histoire qui prend la chronologie à contrepied avec force retours en arrière ou avancées en avant et au contraire avec les liens hypertextes donner la possibilité de lire le texte dans son ordre chronologique.

Peut-on raconter une histoire en l’absence d’une narration chronologique ?

C’est mieux.

La littérature consiste-t-elle à raconter une histoire, pour vous ?

Si un autoportrait est une histoire, alors la littérature ne sert qu’à cela non ?

Est-ce que les effets de perspectives, de kaléidoscope, de ruban de Moebius, du hasard, de cercles, de droites parallèles ou de boucles ne se prêtent qu’à la construction d’un texte en ligne ? A votre avis ? Sinon, en quoi les textes à l’écran et les textes écrits pour le papier divergent-ils ?

Ces effets de mise en abyme existaient avant la langage html, ils ont été notamment utilisés par Raymond Quenau, Julio Cortazar et Georges Perec, ils ne sont pas une nouveauté. Ce qui peut-être rend plus accessibles ces effets sur un texte en ligne c’est d’en soumettre le maniement au lecteur.

Sons, photos, vidéos : on en voit, et on en entend beaucoup sur les blogs et les oeuvres littéraires en lignes. Cela a-t-il quelque chose à voir avec la description ?

Quel serait l’intérêt d’une image si elle ne venait qu’illustrer ce qui est très bien écrit dans le texte ? Au contraire l’intérêt de l’image, mais aussi des autres ressources sonores ou vidéographiques, est de donner à voir l’envers du décor ou tout simplement le décor mais vu sous un autre angle ou un autre éclairage, et de faire cohabiter sur une même surface tous ces angles et ses vues de la représentation, comme en peinture les cubistes.

Ce mode d’écriture rappelle le cinéma, par son aspect complet — ou l’art total comme le souhaitaient Baudelaire, Wagner, et, plus tard, Lugné-Poe dans son théâtre de l’oeuvre (des brumisateurs distillaient même des parfums selon l’atmosphère à rendre pour la pièce pendant les représentations). Est-ce une volonté de votre part ?

Le cinéma est un mode d’expression très lourd. Il met en jeu une machinerie pleine d’inertie. L’avantage manifeste d’un ordinateur individuel est de mettre à la disposition de son utilisateur toutes sortes d’ateliers différents et entièrement équipés. Sur un ordinateur cobahitent des outils de bureautique dont le traitement de texte, le laboratoire-photo, la table de montage sonore, le banc de montage vidéo et désormais l’atelier html. Avec en tâche arrière-plan l’accès régulier à une puissante base de données : internet.

En se complétant d’images et de sons, ce type d’écriture peut-il garder sa part de mystère ?

Elle ne peut qu’augmenter si on y veille en multipliant notamment les facettes de l’objet que l’on à voir ou lire.

Rupture de chronologie, textes épars rendent la lecture aléatoire. En quoi le lecteur a-t-il envie de poursuivre sa lecture ? Combien de fils RSS dans vos statistiques, de visiteurs réguliers ?

Je ne suis pas certain que la lecture en ligne soit plus aléatoire que celle des oeuvres graphiques. quel que soit le premier livre que l’on lit il contient généralement, ne serait-ce que dans son index, les titres d’autres livres du même auteur ou d’auteurs voisins, qui sont autant de promesses pour son lecteur. Et de ricocher en somme de livres en livres.

Il est préférable d’écrire sans se soucier des habitudes de lecture de ses lecteurs tant ces façons de faire pourront paraître aberrantes, de même que les chemins qui conduisent ce lecteur à vous lire. Par exemple je n’aime pas beaucoup me dire que certains de mes lecteurs lisent le bloc-notes du désordre au travers de leur agrégateur de flux et donc dans un contexte graphique qui n’est pas celui que j’ai conçu.

En quoi les écrits en ligne se rapprochent-ils du roman ? ou de la nouvelle ? du poème ?

Qu’est-ce qu’un écrit en ligne ne pourrait pas être ?

Avez-vous le sentiment qu’ils consistent en une avant-garde ? Pourquoi ? Quels sont les auteurs classiques ou contemporains qui auraient pu, ou qui pourraient, se servir d’outils et de supports numériques pour écrire ?

Proust, non seulement en utilisateur pionnier à la fois du téléphone, mais des retransmissions théâtrales par le même téléphone, et dans ses rajouts incessants auraient sans doute trouver beaucoup de contentement à l’écriture hypertexte.

Cortazar, Queneau et Perec, déjà cités aussi, sûrement, pour des raisons évidentes.

Sade, de la Bastille, aurait sûrement apprécier avoir des lecteurs et peut-être même des commentaires dans son blog, ou au contraire aurait trouvé les fautes de frappe et d’orthographe de ses visiteuses rédhibitoires, et même punissables.

Dostoïevski aurait apprécier envoyer ses récits feuilletonnés par voie de listes de distribution.

Les Suréalistes auraient sûrement trouvé des joies simples dans le maniement de scripts aléatoires.

Apollinaire n’aurait pas manqué d’écrire à propos des bruits de concrétions électroniques du démarrage de son modem 56K.

Il y a une thèse tout à fait sérieuse et historique qui met en doute que la mort de Primo Levi soit un suicide, mais au contraire un accident, et une grande partie de cette thèse est que Primo Lévi soit mort en rentrant de chez un ami qui lui avait montré les possibilités naissantes de la micro-informatique et que Primo Levi était sorti médusé et enthousiaste la tête pleine de projets. Qu’aurait-on trouvé dans la mémoire de l’ordinateur de Primo Levi ?

Enfin, une chose est certaine Diderot aurait été justement horrifié par la wikipedia et son principe de fonctionnement insensé.

Vos relations avec vos lecteurs ont-elles changé depuis que vous écrivez en ligne ? De quelles façons ?

Je ne connais pas d’autres relations avec les lecteurs que celles en ligne. Par mail. Et listes de discussion.

Avec votre éditeur ? Sentez-vous l’édition prête à suivre les auteurs du web ? Des éditeurs ont-ils, à votre connaissance, déjà publié selon les moyens à leur disposition, y compris sur papier, des oeuvres susceptibles d’être lisibles en ligne ?

Je n’ai pas d’éditeur et je me demande de plus en plus ce que je ferais d’un éditeur. Depuis une dizaine d’années ce que je vois de l’attitude des éditeurs vis à vis d’internet, c’est surtout la plus extrême des frilosités et depuis cinq ans l’exercice méticuleux d’un pouvoir déclinant et incapable de remettre en question les conditions de son existence. Ce qui est navrant. Le monde en ligne bénéficierait beaucoup du travail d’éditeurs compétents qui permettraient notamment de hiérarchiser les contenus et les oeuvres mais aussi de les introduire et de les rendre plus accessibles. Mais il est sans doute déjà trop tard pour un tel travail. C’est un non-sens historique.




La réponse au même questionnaire par LLdeMars est nettement plus concise :

Si un type a le temps de répondre à ce questionnaire, il n’y a que cinq raisons possibles à ça :


- c’est un fumiste (il répond à la va-vite pour voir son nom en ligne une fois de plus gonfler son Google rank)

- c’est un crétin (il ne mesure pas l’ampleur d’une réponse sensée à une telle question idiote)

- c’est un bloggeur (il écrit sous lui comme d’autres font du bruit avec leur bouche dès qu’il y a du monde)

- c’est un singe habillé de prémâché (il pense, par exemple, que « la littérature », ça existe, et que c’est indiscutable)

- et — c’est la principale - ce n’est pas un écrivain (il n’a que ça à foutre au lieu d’écrire).
 

Dimanche Dimanche 26 novembre 2006



Le bloc-notes du désordre