Le corps traditionnel français, s’il existe, Monsieur Longuet, il est urgent de le violer. Peigne-cul.

Curieuse impression cette coexistence de deux onglets sur mon navigateur, l’un est titré les raisons de l’autisme, il s’agit de la conférence de Monica Zilbovicius au collège de France, lien que m’a envoyé Anne je suis un peu surpris par les explications extrêmement pédagogiques de cette chercheuse dans le sein du Collège de France, intéressante percée cependant que la détermination de ce canal temporal supérieur, en revanche je suis très méfiant envers les diagnostics a posteriori, même si je trouve amusante cette idée de la bossa nova en ritournelle autistique le second onglet n’est autre que celui de la Vie qui justement me renvoit l’image du visage un peu contrarié de Nathan.
Plus tard dans la journée, Nathan est inhabituellement monté dans sa chambre, pour jouer m’a-t-il dit, et une petit demi-heure plus tard, il m’appelle, je monte le voir et je suis bouché bée devant cette petite tour faite de cent exactement précise-t-il, et je vérifierai, il y en a effectivement cent, pas quatre-vingt-dix-neuf ni cent une planchettes de bois.
Nathan est calme, content de me montrer sa construction. Je le regarde différemment ces derniers temps.
Moment de doute à la décheterrie en tentant de redémarrer la Xantière, comme l’appelle Adèle, imitant en cela Madeleine et Nathan plus petits, la pompe à diesel est morte et ma tentative de la relancer en la reliant directement à la batterie avec des pinces et du fil électriques dénudé, avec mon canif suisse, aux connecteurs de la pompe sous le siège arrière manque de finir en désastre, à la fois mon électrocution et l’incendie de la voiture : mon désir d’autonomie des fois m’emmène un peu au delà de ce que je suis vraiment capable d’accomplir. Je me rends à l’argument manifeste de mon incompétence, l’employé de la déchéterrie m’aide gentiment à pousser la voiture sur une place de parking, il y a une cabine de téléphone sur le trottoir d’en face de laquelle j’appelle le garagiste, chacun son métier et les xantières seront bien gardées.
Curieusement ce contre-temps ouvre l’après-midi en grand, je prends un bus direct qui me ramène au chateau de Vincennes où je récupère mes légumes de la semaine et vais ensuite me promener par beau tremps froid dans le bois de Vincennes me dirigeant lentement vers l’école des enfants où j’arive avec un peu d’avance, assis sur un banc enseolleilé, un peu transit de froid, je lis Choir d’Eric chevillard.
