Mardi Cosidor



Le Cosidor, le site de mon amie Sarah Cillaire. Et pourquoi cela s’appelle comme ça

Bref, les nombreuses facettes d’une autrice remarquable, à la fois les textes, ceux qui bougent encore, ceux dont Sarah a fini de corriger les brouillons incessamment, le théâtre et la traduction (ou directement sur le site de Retors). De la (très) belle ouvrage. Mise en code (sous spip) par Joachim Séné.  

Lundi L’Etreinte



Il était temps, sans doute, que je me prenne par la main pour fabriquer une page du Désordre qui rende compte de la lecture de L’Etreinte par Adrien Genoudet et moi-même.

L’Etreinte c’est ce texte magnifique d’Adrien dont je ne saurais trop vous recommander la splendide lecture, ça pourrait changer pas mal de choses pour vous, dans un premier temps dans la façon dont vous pensez les attentats du 13 novembre et par extension le reste du monde et de l’existence.

Lorsque j’ai découvert ce texte assez inouï, j’ai écrit une longue lettre à Adrien que je ne connaissais pas du tout. Six mois plus tard Adrien et moi étions transits de trac dans les coulisses du Musée de la Danse à Rennes où nous avons présenté une première lecture-projection d’un mélange de très beaux extraits de l’Etreinte et de ce qu’ils m’inspiraient dans cette fameuse lettre à Adrien.

Depuis nous l’avons relue-rejouée à Beaubourg en février dernier, et à Autun, à la Folie, en juin, chez Martin et Isa, et nous serions sur le départ d’une tournée internationale (et triomphale) à Louvain-la Neuve en Belgique, mais chut !

 

Samedi convalescence studieuse



Le mois de novembre et sa convalescence auront été particulièrement riches.

 

Samedi Tallman, la renaissance du Surnat’



C’est la chronique impossible de Tallman le dernier spectacle du Surnatural Orchestra. Pourquoi impossible ? Impossible à plusieurs titres parce qu’il me semble que je ne pourrais jamais en dire tout ce que j’aimerais en dire, sans divulgâcher de façon irréparable, et c’est une chose que je ne me pardonnerais jamais (et dans le même souffle je vous supplie d’aller voir Tallman dès qu’il passe près de chez vous). Et impossible aussi parce qu’à l’image de Swen, le percussionniste du Surnat’, qui sondait les spectateurs du Nouveau Théâtre de Montreuil dans le hall d’entrée avant le spectacle, leur demandant ce que Tallman pouvait bien leur évoquer, j’ai du lui répondre que j’étais un peu dans le secret des dieux, d’une part par amitié avec Hanno, mais aussi parce qu’à de nombreuses reprises j’avais croisé, notamment, Baptiste, l’altiste, au BDM à Montreuil, alors qu’il travaillait à jeter mille notes à propos de ce projet un peu fou, et à propos duquel nous avons amplement discuté (et je sais, de ce fait, à quel point la consultation opérée par le Surnat’ en amont de ce spectacle a dû être fort ample) et donc je sais un peu quels sont les ingrédients qui entrent dans la composition du bazar. Et quel bazar !

N’empêche le Surnat’ ils et elles sont complètement folles de s’être lancées dans cette aventure, dans ce combat, parce que oui, il est bien question d’un combat. Contre un ennemi, le titre du spectacle, ne ment pas, est immense, Tallman. Ils et elles ont même manqué d’y laisser un peu plus que des plumes. Ce fut rude, vu des coulisses.

Vous dire qui est, ou ce qu’est Tallman, plus exactement de quoi Tallman est le nom ? en somme, n’apporterait rien, ou, plus exactement, ne serait qu’une série d’approximations, d’erreurs et d’omissions et Tallman n’est pas la même personne ni la même chose pour tout le monde, mon Tallman à moi n’est pas nécessairement le votre, en revanche sachez que nos tallmen à toutes et tous travaillent main dans la main à notre malheur et notre perte et ils sont puissants, ils sont Tallman.

Seuls et seules nous ne pouvons rien contre nos tallmen mais unissons nos efforts, nos joies et nos combats et nous pourrions toutes et tous faire tomber Tallman, c’est-à-dire tous les tallmen à la fois. Et comment pourrions-nous y parvenir, et bien les Surnat’ ont bien leur petite idée sur la question et c’est une sacrée fête, fellinienne, baroque, foutraque, mais du foutraque léché s’il vous plaît, à laquelle ils et elles nous convient parce que la révolution ne se fera pas sans danser, sans chanter, sans dessiner, sans lire ni écrire et surtout, sans déserter et désobéir.

Et au Surnat’ on brille par l’exemple en quelque sorte, puisqu’on commence, _de facto_, joignant le geste avec la parole en somme, par attaquer la première des cloisons dans la joie et la merveilleuse humeur, à savoir cet espace de convention entre la scène et nous, vous, le public, aboli le rideau (et avec lui les cintres également, la scène s’en trouve terriblement agrandie, on va pouvoir vivre et respirer). Alors oui, à la fin on veut bien saluer, mais ce sont désormais les deux tiers des spectateurs et des spectatrices désormais présentes sur la scène qui saluent celles et ceux restés dans leurs siège, du coup on ne sait plus bien qui applaudit qui et le dernier message est sans équivoque, au pied de la scène se trouve une urne dans laquelle vous êtes amenés à verser votre écot pour rien moins que d’acheter des maisons sur le Plateau des Millevaches qui vont pouvoir héberger celles et ceux que l’on appelle les Déboutés du droit d’asile, celles et ceux qui après mille péripéties qui sont autant de preuve de leur grandeur, sont précisément jugés inacceptables inaptes à rejoindre notre monde de téléspectateurs. Et si on ne contribue pas à ce qui est, par définition, une désobéissance à Tallman, loger les expulsés, alors il nous appartient de produire d’autres actes de désobéissance de la même farine.

Si Fellini avait vécu assez longtemps pour lire le Comité invisible, nul doute que tel est le spectacle qu’il aurait monté.



 

Mercredi The Place To Be



The Place To Be d’Isa Bordat, avec les sons de Rose Bruneau et la canalisation du hasard par mes soins.

 

Jeudi Cahier de brouillon



La page d’octobre de La vie est en ligne. La rubrique de La vie est donc devenu ce cahier de brouillon dans lequel, pêle-mêle, je range, sans les ranger, les différentes petites choses que je bricole dans le mois. Par ailleurs dans ce pêle-mêle, je vous recommande fort le petit extrait du spectacle circassien dans lequel on voit Elsa Caillat fait un très beau numéro de corde, accompagnée par la musique de Gilles Coronado, guitare , Matthieu Donarier, saxophone , Christophe Lavergne, batterie. Faut chercher un peu.  

Mardi La liste des soixante-dix peigne-culs

Je ne pensais pas qu’un jour, je me rangerai derrière la bannière de François Ruffin, mais, sur ce point, il a raison, 70 fois raison, deux points ouvrez les guillemets :

« Damien Adam, Aude Amadou, Didier Baichère, Aurore Bergé, Pascal Bois, Céline Calvez, Émilie Cariou, Lionel Causse, Jean-René Cazeneuve, Sylvie Charrière, Fannette Charvier, Fabienne Colboc, François Cormier-Bouligeon, Dominique David, Marc Delatte, Nicolas Démoulin, Jacqueline Dubois, Laurence Gayte, Perrine Goulet, Véronique Hammerer, Pierre Henriet, Sacha Houlié, Yannick Kerlogot, Rodrigue Kokouendo, Aina Kuric, Frédérique Lardet, Célia de Lavergne, Fiona Lazaar, Gaël Le Bohec, Fabrice Le Vigoureux, Jean-Claude Leclabart, Roland Lescure, Monique Limon, Richard Lioger, Didier Martin, Thomas Mesnier, Amélie de Montchalin, Sandrine Mörch, Zivka Park, Patrice Perrot, Béatrice Piron, Pierre-Alain Raphan, Cécile Rilhac, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Mireille Robert, Laurianne Rossi, Laurent Saint-Martin, Jean-Bernard Sempastous, Bertrand Sorre, Bruno Studer, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Adrien Taquet, Stéphane Testé, Huguette Tiegna, Laurence Vanceunebrock-Mialon, Annie Vidal, Patrick Vignal, Brigitte Kuster, Philippe Berta, Marguerite Deprez-Audebert, Marc Fesneau, Isabelle Florennes, Jean-Luc Lagleize, Fabien Lainé, Philippe Latombe, Jean-Paul Mattéi, Philippe Michel-Kleisbauer, Bruno Millienne et Michèle de Vaucouleurs sont des peigne-culs ».

Liste non exhaustive (en ce qui me concerne)

Le bloc-notes du désordre