#262.
Déplaçant les blocs de basalte dans le fond d’un volcan, le Puy de Pariou, et en les arrangeant en cinq lettres majuscules, de telle sorte que je puisse prendre ce mot de cinq lettres en photographie depuis tout en haut, depuis les lèvres du volcan, suant tout de même, il fait chaud, et avec l’aide de Julien, Clémence, Nevruz et de son amie, je pense à une idée pour remercier différemment les généreux donateurs qui m’ont à nouveau équipé de cet appareil qui avait été volé en juin, leur donner la possibiité de me donner un gage.
Donc, je vous propose, François, José, Anne, Olivier, Cerise, Laurent, Cécile, Laure, Véronique, Patrick, Nathalie, Alain, Bernard, Virginie, Mathieu, Christine, Michèle, Marc, Elise, Frédéric, Jean-Marie, Genevièvre, Benoît, Charlotte, Christine, Philippe, Sylvie, Jacques, Eric, Guillaume, Clémence, Sarah, Véronique, Alain, Alexandre, Claire, Jean-Claude, Murielle, Françoise, Nathalie, Eric, Josué, Julien, Philippe, Thomas, Benjamin, Michèle, Agnès, Matthieu, Kong-Mong, Martine, Pierre, Olivier, Armand, Shivita, Sébastien, Frédéric, Damien, Denis, Corinne, Mona, Laurence, Amélie, Joëlle, Yoann, Nathalie, Frédéric, Thibault, Isabelle, Véronique, Guy, Armelle, Elisabeth, Brigitte, Laurent, Alain de me donner chacun un gage.
Il y a ce coin de rue, ce sentier, cette aire d’autoroute, ce rivage, cette grotte que vous aimeriez que je photographie pour vous ?, envoyez-moi un mail. Je n’irai pas jusqu’au Japon ou jusqu’aux Amériques, là où habitent deux d’entre vous, mais alors pensez au contraire à cet endroit qui vous donne le mal du pays, et je serai ravi d’en faire une bonne photographie pour vous. Vous aimeriez des photos d’un épiphénomène, tel éclat de lumière sur un pan de mur, telle lumière de fin de jour en été à tel endroit, tel feu d’artifice perdu dans une vallée, telle éolienne, tel départ de train une nuit d’hiver brumeuse, telle centrale nucléaire au coucher du soleil, tel magnolia en fleurs ?, dites-moi et je vous le photographierai. Tel être cher, telle vieille tante à laquelle vous tenez et nul n’a encore fait un vrai portrait d’elle, votre petit garçon lors de son premier match de rugby (même de foot allez, ne soyons pas sectaire avec les manchots), telle tarte aux prunes selon une recette connue de vous seuls, des mariés, dites-moi et je les photographierai pour vous. Tel objet auquel vous tenez beaucoup, ce que vous voulez. Et n’ayez pas peur de me faire tourner en bourrique, je le mérite amplement : on ne se fait pas voler un appareil-photo de cette qualité.
Et j’aurai aussi à coeur de reprendre tous ces gages en un seul et même endroit, ma façon de vous remercier, du fond du coeur, en vous envoyant un tirage. Donnons-nous un an à réception du premier gage.
Philippe De Jonckheere