Le Bloc-notes en cachette |
RETOUR AU DESORDRE | MEL | ARCHIVES | POURQUOI | LA VIE | ADELE | RETOUR AU BLOC | 22042003.txt | EXERCICES DE STYLE | LA CIBLE
|
22.11.03
Vendredi 21 novembre L'envie de tout envoyer promener, et quand je dis tout, c'est vraiment tout. Mais qu'est-ce qui nous arrive avec Anne? Qu'est-ce qui fait que nous soyons à ce point devenus incapables de vivre sous le même toit? Et cet enfant à venir dont nous avons appris hier, que, non, tout allait bien, lui non plus ne serait pas trisomique, suivant en cela le chemin tracé par sa soeur Madeleine, allons nous parvenir à l'accoucher ensemble ou est-ce à ce point trop nous demander de patience et d'abnégation? Aussi, ce matin, je me retrouve face à cette drôle de machine, une manière de prothèse, l'ordinateur, devant lequel je passe tellement de temps à écrire, à enregistrer tout ce que j'arrive à mettre en images, à mettre en mots, l'envie, oui, de tout envoyer promener. Mais voilà trop de vanité, ce sentiment orgeuilleux que je n'ai pas fait tout cela pour rien, que je ne peux pas passer tant de temps de mon existence à férailler, pas tellement contre l'ordinateur, mais contre moi-même, de me battre contre les limites immédiates de ma pensée, de ne pas y arriver souvent, d'y arriver de temps en temps, et de me sentir triomphal presque, un triomphe immodeste au milieu d'un champ de ruines, celle qu'une existence qui connait des détours tumultueux, et celle dont il m'arrive de m'en vouloir d'avoir pareillement entraîner les miens à sa suite. Quelle sorte d'homme je suis?, oui, vraiment? Je sens aussi que je vieillis et que je fatigue dans ce combat qui ne rime à rien. Je m'agite, en tous sens, voilà tout. Dans un lit, je ne cesse de remuer en tous sens pour trouver un peu de fraîcheur dans mon oreiller; je me rends bien compte que cette fraîcheur est sans cesse fuyante, de moins en moins fraîche en quelque sorte, et pourtant je continue de remuer sans cesse, en tous sens, jusqu'à éprouver et faire disparaître cette fraîcheur du drap tant désiré. Tous les jours j'ai besoin de coucher ces petits signes sur l'écran de les agencer en essayant toutes les combianisons possibles, d'en prendre de nouveaux, eux aussi de les remuer en tous sens, si je ne le fais pas ces mots me consument de l'intérieur, ils me rongent comme des vers solitaires, certains vers solitaires font plus d'une dizaine de mètres de long, passant par toutes les chicanes et les méandres de l'intestin. Quelle longueur peut bien avoir ce qui me ronge comme cela de l'intérieur? Que de corvées dont je remets l'exécution à plus tard pour satisfaire la faim dévorante de ce qui me mange, certains de ces pensums me rattrapent et je panique, même mon corps est en jachère, à croire que je l'engraisse pour prendre de l'avance sur l'appétit de cette bestiole intérieure. Mon corps s'abîme mais toutes mes énergies sont dévouées à sans cesse alimenter le feu, à charier le bois qu'il faut. Mes genoux craquent combien de temps me portiront-ils encore?, ma colonne vertébrale fera de moi, un jour c'est certain, un invertébré, cela je ne peux pas le fuir, le plus tard possible bien sûr, mais cela arrivera. Et pourtant je me connais, quand bien même je ne pourrais plus marcher je continuerai de m'acquitter de mes corvées de bois, jusqu'à l'épuisement. Je me demande bien ce qu'en penseront les enfants de cet homme qui fut leur père, un homme tourmenté, possédé, dépassé par plus grand que lui. Et toi Anne que peux-tu bien penser de moi? A tous les trois, je vous dis que je vous aime, il est encore temps. 20.11.03
Amniocentèse: (n.f.) 1. Ponction de la cavité utérine pendant la grossesse, pour prélever du liquide amniotique afin de l'analyser. Il y a cinq and déjà, Anne et moi étions entrés dans ce cabinet médical, la peur au ventre, un examen sanguin avait révélé une probabilité alarmante d'une chance sur cent vingt quatre pour que cet enfant, qu'Anne avait en elle, fût trisomique, et la loi médicale disait ceci qui voulait que toute probabilité supérieure à un cent soixante-treize devait donner nécessairement lieu à une amniocentèse. J'avais un peu bataillé contre cette rhétorique totalitaire des médecins, je m'en étais pris au gynécologue d'Anne, pourtant aimable, lui disant que plutôt d'annoncer à sa patiente cette probabilité d'une chance sur cent vingt quatre, n'aurait-il pas mieux valu dire qu'il y avait cent vingt trois chances sur cent vingt quatre pour que cet enfant à venir soit bien portant, ce qui était mathématiquement équivalent mais qui ne sonnait pas du tout de la même façon. Et puis, me disais-je, qu'allions-nous faire de cet enfant si les analyses révélaient qu'il serait atteint de tares génétiques graves?, le jeter à la poubelle parce que non conforme, comme des pièces sorties d'usine avec des défauts qui les rendaient invendables? Non, décidément, je ne respirais pas à l'aise dans cette conversation avec les hommes de la science. L'examen révéla, trois longues semaines d'attente plus tard, que l'enfant était vivable, de fait, cinq ans plus tard, je peux vous assurer que Madeleine est assez vivable. Aujourd'hui l'examen s'est bien passé, enfin je ne suis pas le meilleur juge de cela, après tout ce n'est pas à moi que l'on enfonce une aiguille longue d'une vingtaine de centimètres dans le ventre pour en extraire une seringuée de liquide amniotique, un liquide jaune épais, le milieu dans lequel vit notre enfant à venir et dont l'analyse révèle qui il est, qui il sera, peut-être. Cinq ans plus tard, nous recevons le caryotype de Madeleine, que peut nous donner enfin le gynécologue-obstétricien. C'est l'image la plus fidèle que l'on puisse avoir de Madeleine, dans ces chromosomes tout ce qu'elle est, tout ce qu'elle sera, peut-être. Et pourtant, croisant Madeleine dans la rue, pareillement attifée, vous ne la reconnaîtriez sans doute pas, parce que derrière ces batonnets mal rangés se trouve le petit nez retroussé de ma petite Madeleine et ses joues que j'aime tant et que j'embrasse à longueur de journée. 19.11.03
Mercredi 19 novembre Elle est bien curieuse cette journée passée aux côtés des miens, d'Anne, des enfants, et e soir quand les enfants sont couchés qu'Anne est allongée, elle aussi, plus un bruit dans la maison, mais je ne dirais pas que le calme est là. Qu'est-ce qui peut bien me prendre de trucider froidement, comme cela, ma petite famille, les uns dans des accidents de voiture ou aux prises avec des maladies terrifiantes de l'épyderme, les autres en même temps que moi en camp de concentration? Suis-je fou? Je veux bien le croire. Je les aime tellement. Je les aime à la folie. ![]() L'extrait de Veuvage après les corrections. ...parfois je me dis qu'ils sont tout ce qu'il me reste d'elle ; je regarde Zoé et j'essaie dans ses traits de voir les siens à elle ; dilués ; ce qui est idiot parce que Zoé c'est plutôt à moi qu'elle ressemble ; en fait les deux enfants me ressemblent ; pourtant ils sont ce qu’il me reste d’elle ; mon bien ; mon bien le plus précieux ; c’est étonnant de voir à quel point je les place au centre de tout ; il n’y a rien que je ne fasse ces derniers temps sans que d’une façon ou d’une autre ils entrent dans l’équation ; pour eux aussi j’envisage le pire ; un égorgeur nocturne donc ; oui ; je sais ; c’est une manie ; une voiture qui les renverse ; non ; pas une voiture ; un immense camion-citerne en livraison de fuel ; le type aurait rempli sa citerne à craquer pour une journée particulièrement longue ; et ; trop lourd n’aurait pas eu le temps de freiner à temps ; pire en voulant éviter les enfants ; il ne serait pas parvenu à s’arrêter et aurait également commis une embardée imparable ; le camion-citerne se serait couché ; de l’essence et non du fuel finalement ; aurait versé et un immense brasier aurait fait une vingtaine de morts ; je nous transposais aussi volontiers en 1941 ; nous aurions été juifs ; j’aurais réussi à convaincre notre voisine non juive de partir avec les enfants et sa propre fille ; en zone libre ; dans le sud de la France ; dans les Cévennes ; je connaissais là-bas des gens qui pourraient l’aider ; qui lui trouveraient une place ; j’aurais été fort inspiré ; cette voisine dont je connaissais si peu de choses au fond aurait réussi à cacher les enfants pendant toute la guerre ; mieux ; elle serait parvenue à les mettre à l’école sans que nul ne se doute de leurs origines juives ; de mon côté j’aurais réussi ; la guerre durant ; à me cacher dans le Paris de la collaboration ; à la libération j’aurais du attendre encore que les événements se calment ; que les Allemands soient définitivement refoulés au-delà du Rhin pour entreprendre avec succès de les faire revenir à Paris ; nos retrouvailles auraient lieu sur un quai de gare ; il y aurait beaucoup de monde dans cette gare ; des scènes de familles et d’êtres aimés retrouvés ; mais aussi des scène de déception ; des absences enfin avouées ; et puis mes enfants ; Zoé et Emile ; encadrés par des volontaires de la Croix Rouge ; j’ai vu cette scène tant de fois ; j’aurais pu la vivre ; je reconnais les cheveux blonds de Zoé ; mais elle a beaucoup grandi ; Emile aussi ; a beaucoup grandi ; il est méconnaissable ; je pleure parce que je ne les ai pas vus grandir ; en un instant le souvenir d’eux plus petits disparaît à jamais ; demeure le chagrin de ce jour sombre où nous nous sommes quittés ; eux ; les enfants ; ne me reconnaissent pas et ne se jettent pas dans mes bras comme j’avais si longtemps rêvé qu’ils le feraient ; il faudrait tout réapprendre ; ces retrouvailles ne seraient pas l’effusion tant attendue et quand je pense à cette scène de la gare ; je serre d’autant plus fort Zoé dans mes bras ; elle ne comprend pas toujours les raisons de cette étreinte soudain rapprochée ; et puis finalement non ; nous serions victimes de la lettre de dénonciation d’un voisin irascible ; après un séjour très éprouvant en camp de transit ; nous serions entassés dans des wagons ; trois jours dans l’obscurité de ces voitures à bestiaux pour ultime voyage; Zoé terrorisée dans le noir ; Emile tremblant de peur aussi ; les portes s’ouvriraient, Zoé partirait en courant ; elle serait rattrapée par un SS qu’elle grifferait au visage ; ce dernier la prendrait par les pieds et la faisant tournoyer lui éclaterait le crâne sur l’arrête vive d’un mur ; fou de rage j’aurais couru vers lui ; mais je ne l’aurais jamais atteint fauché par une rafale de mitraillette ; Emile serait resté interdit ; enfant de trois ans tremblant ; mené à l’abattoir comme les autres par une pauvre femme qui aurait elle aussi péri en tenant Emile dans ses bras jusqu’au bout ; Emile serait mort gazé une demi-heure plus tard à peine ; je suis fou ; et puis je suis tellement maladroit ; parce que je me fais du souci pour eux ; un souci déraisonnable ; je débarque à l'école pour m’assurer que rien ne leur arrive ; et même une fois je suis entré dans leur classe pour les embrasser et leur dire que tout va bien ; que je suis là ; je ne crois pas qu'ils aient besoin de cela ; les autres enfants doivent vraiment se demander qui est ce père qui accoure comme ça en pleine classe à l'école alors que ; eux ; leurs pères c'est plutôt rare qu'ils viennent les chercher à l'école ; c'est toujours le rôle des mères cela ; ou celui des nounous noires ; des nounous en boubou ; à l'école je n'ai pas à me plaindre ; l'institutrice de Zoé agit très bien avec elle ; de façon très sûre ; elle lui laisse un peu de marge pour ne pas trop la brusquer mais elle continue d'exiger de l’attention et de l’obéissance d'elle ; Zoé n'a pas le droit de se réfugier dans son chagrin pour ne pas faire ce qu'elle doit faire pour l'école ; pour Emile les circonstances sont moins favorables parce que de toute façon son institutrice avait déjà toutes sortes de difficultés avec lui avant la mort de sa mère ; alors maintenant c'est devenu ingérable ; je ne lui en tiens aucune rigueur ; je serais pareillement désemparé à sa place ; l'institutrice de Zoé au contraire donne l'impression qu'elle sait exactement ce qu'elle doit faire ; des fois je me dis que c'est une femme comme elle qu'il faudrait que je rencontre ; une femme qui saurait m'aider avec les enfants ; ce n'est pas d'ailleurs que je pense à rencontrer qui que ce soit en ce moment ; je me dis que c'est trop tôt ; je me dis que les enfants ne comprendraient jamais ; qu'ils rejetteraient cette femme ; qu’ils rejetteront cette femme ; toutes les femmes avec lesquelles j’essaierais de refaire ma vie ; comme on dit ; toutes les femmes ?; est-ce à dire que j’aurais ; comme cela ; de nombreuses relations avec de nombreuses femmes ?; non ; les enfants les rejetteraient toutes ; les plus patientes finiront par jeter l’éponge ; pour les enfants ce serait une victoire ; ils m’auront tout à eux ; ces femmes ;aussi nombreuses seraient-elles ; seraient toutes rejetées ; comme Zoé avait rejeté Suzanne au début ; et puis c'était tout moi aussi cela ; attendre d'une femme qu'elle vienne prendre en charge mes problèmes ; je pourrais tout aussi bien passer des annonces dans les journaux spécialisés ; H ; 40 ans ; veuf ; deux enfants en bas âge ; cherche femme pour s’en sortir avec eux ; nul doute qu’une telle annonce m’attirerait des légions de femmes enclines à en découdre avec mes petits orphelins; le fait est qu'avec les enfants je ne savais pas du tout comment m'y prendre ; avant ; oui ; ça ; je savais ; d'ailleurs c'était beaucoup moi qui m'en occupais des enfants ; des enfants avant l’accident ; avant l’accident ; elle avait son travail ; était peu là ; à la maison ; donc ce n'est pas qu’héritant tout d’un coup de la responsabilité des enfants je n'ai pas su m'occuper d’eux ; non ; en fait ; les journées passaient sans que je ne cesse de penser à l'heure de leur coucher ; je me levais comme à une corvée ; c'était souvent les enfants qui me réveillaient ; et me levant je ne pouvais m'empêcher de me dire vivement ce soir ; mes journées étaient toutes tendues vers cet objectif d’arriver à son terme le plus vite possible ; étais-je à ce point déprimé que je voulais pareillement traverser ces moments comme les neurasthéniques s’arrangent pour gommer des journées sans relief en les recouvrant toutes d’un sommeil totalitaire ; refuge trop commode duquel il est si difficile de les tirer ; certains soirs ; je les couchais très tôt ; sans ménagement ; parce que je ne pouvais plus m'occuper d'eux ; je ne pouvais plus aussi me retenir de pleurer ; d'ailleurs ils ne se couchaient jamais très facilement ; ils résistaient beaucoup ; eux aussi ils pleuraient beaucoup ; surtout le soir ; et cela me faisait pleurer de les voir pleurer ; et je crois que eux aussi cela les faisait pleurer de me voir pleurer ; que de pleurs ; c’était sans fin ; nous vivions dans lit d’une rivière lacrymaire 18.11.03
Mardi 18 novembre Et ce matin je comprends mieux que la maladie feinte de Madeleine la veille n'est pas due au hasard. Elle ne veut pas aller à l'école ce matin et fait une crise de larmes et de nerfs tandis que je tourne finalement les talons après moults derniers câlins. Avec mes airs de dur et d'ours mal léchés qui regarde le rugby à la télévision, je n'en mène pas large dans les couloirs de l'école, en m'éloignant, tandis que j'entends les pleurs inconsolables de Madeleine. Le midi je retourne chercher les enfants et je décide de sonder un peu Corinne l'institutrice de Madeleine, qui, elle aussi, ne comprend pas très bien ce qu'il se passe avec Madeleine. Je la mets prudemment sur la voie en lui disant qu'elle a sans doute compris une remarque de travers et que du coup elle s'est braquée contre son intitutrice. Et c'est de fait ce qui transparaît dans la conversation avec Madeleine pendant le déjeuner. Madeleine n'a pas très bien compris un des exercices, plus exactement elle a eu peur de ne pas parvenir à le faire. Et lorsque nous mettons cela à jour de retour à l'école pour l'après-midi avec l'institutrice de Madeleine, Madeleine est redevenue radieuse et elle est de nouveu contente d'aller à l'école. La peur des enfants. La peur de ce qu'ils ne comprennent pas. Je me souviens qu'enfant je faisais des colères terribles qui avaient le don de retourner les adultes et notamment ma mère. Conseils pris auprès d'un médecin, il fallait que je fasse un sport qui me pousserait à la concentration et le sport auquel il fut pensé fut le judo. Je n'ai pas fait de judo très longtemps. Un soir, ma mère m'a accompagné au judo et tandis que je gagnais les vestiaires pour passer mon kimono, je vis dans l'entrebaillement de la porte qui donnait sur le dojo deux judokas qui combattaient, l'un d'eux brandissant un sabre immense dont la lame luisait et fendait l'air. J'étais terrorisé, parce que je crus imédiatement que tel était le programme de notre scéance du jour. Je fuis dans les toilettes dans lesquelles je me suis enfermé pendant toute l'heure de la scéance. Et quand ma mère revint me chercher, je pris place imédiatement à l'arrière de la voiture et dans le même souffle je lui annonçais que je ne voulais plus jamais retourner au judo. Et ce qui me stupéfait aujourd'hui quand je repense à cette scène, c'est qu'elle ne chercha jamais à comprendre pourquoi. J'ai honte d'avoir été lâche et de m'être réfugié dans des toilettes. 17.11.03
Lundi 17 novembre Aujourd'hui, vers dix heures, tandis que je m'étais couché à 7 heures après ma nuit au travail, le téléphone a sonné, je n'ai pas eu le temps de répondre mais vers midi, j'ai trouvé le message de l'institutrice de Madeleine me demandant q'il ne serait pas possible de veir chercher Madeleine à l'école parce qu'elle se plagnait d'avoir de la fièvre 38 degrés ont été évoqués et d'avoir mal à la gorge. Je me suis habillé donc et je suis allé la chercher, je n'étais aps très inquiet, il faut bien dire ce qui est mais je n'étais cepdnant pas préparé à trouver une Madeleine à ce point en forme et souriante qui assea rapidement dans le cours de cet après midi m'a avoué qu'il s'agissait effectivement d'une maladie diplomatique, qu'elle n'était pas vraiment malade et qu'elle avait ditr qu'elle était malade pour que je vienne la chercher et passer l'après-midi avec moi plutôt qu'avec la maîtresse. J'ai été iuncapable de gronder Madeleine parce qu'elle voyait que je souriait à ce qui était somme toute une bonne blague, tout au plus ai-je dit à Madelein que cette astuce avaiyt bine fonctionné cette fois-ci mais qu'elle ne poiuvait pas êytre utilisée tout le temps, c'est à dire à chaque fois que Madeleine n'aurait pas envie d'aller à l'école. Merveilleuse après midi passée en compagnie de mon espiègle petite fille. 16.11.03
![]() Dimanche 16 novembre Souvent je me dis que la vulgarité du monde ne doit pas m'atteindre pour n'en jamais parler dans ces lignes, mais en ce dimanche matin, abruti que je suis devant la télévision et regrettant que les pédés d'Anglais oui ce sont mes propres mots ne prennent pas la branlée qui leur était promise en demi-finale, et d'avoir une manière de ressentiment factice à la vue des portraits du demi d'ouverture anglais qui, lui, réussit tout ce qu'il entreprend au contraire de son homologue français, je suis obligé de voir que l'abrutissment général me guette et me gagne. Depuis quelques temps, s'agissant de la main mise de la vulgarité sur tout j'ai entammé deux projets, je serais très étonné qu'ils voient vraiment le jour, mon entrain pour ces deux idées n'est pas spectaculaire. Le premier s'attache à faire la liste de toutes les choses que je sais à propos d'un personnalité du monde des spectacles, tous ces menus détails que j'aurais pu apprendre rien qu'en passant devant les unes tapageuses des journaux et revues populaires, de cette presse qui se préoccupe essentiellement de rendre compte de ces bribes précieuses précieuses, elles le sont effectivement quand on sait qu'une photographie floue de la Princesse Diana en maillot de bain se vend plus chère que n'importe quel tirage d'époque d'un des grands noms de l'histoire de la photographie de la vie des étoiles. Pour ce faire je m'étais dit que je devrais choisir une personnalité connue de tous, et je ne sais pas pourquoi mais c'est le joueur de football anglais David Beckham qui a fini par retenir mon attention. Et le fait de vous avoir avouer que j'étais plutôt du genre à regarder le rugby vous montre d'ores et déjà que mes connaissances en matière de football sont limitées, et que c'est un sport comme tous les autres sports à l'exception du rugby, dont le spectacle m'ennuie au plus haut point. Jugeons cependant de ma perméabilité à recevoir de telles informations triviales, ce qui en retour devrait donner une image assez flagrante du martelement violent dont nous sommes les victimes. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham est un joueur de football anglais. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham joue dans le club du Real de Madrid en Espagne, dont je sais, et pourtant je préférerais ne pas le savoir que c'est un club dans lequel ne jouent que des célébrités mondiales du jeu, les Brésiliens Ronaldo et Carlos, le Français d'origine khabile Zinédine Zidane, le joueur portugais Figo et d'autres encore dont je me félicite de n'avoir pas retenu les noms. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham jouait avant cela dans un autre prestigieux club de football, le Manchester United dans le Nord de l'Angleterre, que ce club l'avait en quelque sorte vu grandir et que durant cette jeunesse il fut longtemmps le protégé d'Alex Ferguson, l'ancien internationnal écossais qui est devenu l'emblématique entraineur de Manchester United, pareillement durant ces années de jeunesse prolixes, Eric Cantonna, le joueur français de football devenu comédien depuis et qui joue un petit rôle dans le film Les enfants du marais de Jean Becker, Eric Catonna donc, fut le modèle de David Beckham quand les deux joueurs jouaient dans la même équipe de Manchester United. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham est marié avec Victoria des Spice girls groupe vocal anglais, au talent musical fort rare s'agissant de la "musique" des Spice girls Phil spector, l'ingénieur du son des derniers albums des Beatles, avait dit que la seule différence entre les Spice girls et un film à caractère porngraphique résidait dans le fait que la musique dans les films de fesses était meilleure mais qui a vendu, en l'espace de deux ou trois ans, plus de disques que les Beatles depuis qu'il existe des disques des quatre garçons dans le vent. Les noms de scène des ces cinq jeunes femmes étaient Posh Spice pour Victoria Beckham, qui n'était pas encore Victoria Beckham, Scary spice pour une autre jeune femme par ailleurs appelée Mel B. ou C., je ne sais plus, ce dont je me félicite, Sport spice une autre jeune femme elle aussi Mel C ou B, je ne sais plus, ce dont je me félicite, les deux jeunes femmes se partageaient ces deux prénoms de Mel B ou C, une quatrième Baby Spice et une cinquième Ginger spice, je ne me souviens plus de comment se prénommaient réellement ces deux autres jeunes femmes, ce dont je me félicite, mais je sais que je l'ai su. Et relisant ces lignes je m'aperçois que contre mon gré j'ai retenu que Ginger spice s'appelait en fait Gerry Halliwell, et qu'elle fut la première dissidente du groupe pour conduire une carrière solo. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que c'est une chanson des Spice girls spécialement "composée" pour l'occasion qui servit d'emblème à la campagne de l'équipe anglaise lors de la Coupe du Monde de football de 1998, et que cette chanson dite "cri de guerre" (en français dans le texte) est primodiale dans l'esprit des fanatiques anglais de football mais aussi des joueurs qui préféreaient presque oublier à la maison un jeu de crampons, plutôt que de ne pas avoir dans leur sac le disque de cette chanson. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que Victoria des Spice girls n'était pas connue pour avoir la plus grande dose de talent dans ce quintet justement pas très talentueux et il semble me souvenir qu'on disait d'elle quelle avait la manie de pointer le public du doigt comme élément majeur de son jeu de scène, ce qui avait l'air d'agacer au plus haut point certains de mes collègues du temps où je travaillais en Angleterre. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham, son mari, n'avait pas non plus la réputation d'être une lumière en dehors du fait qu'il était un joueur de football extrêmement doué et les plaisanteries à son sujet étaient nombreuses: "What is the difference between David Beckham and Ferrero Rocher?, none, they both come in a posh box" était l'une de mes préférées, intraduisible, j'ai déjà essayé(1). Une autre encore racontait que deux joueurs de Manchester united avaient remarqué qu'Alex Ferguson partait toujours un quart d'heure plus tôt de l'entrainement et ils le faisaient remarquer à David Beckham, les trois joueurs décidaient de profiter de ce départ anticipé pour sécher la fin de l'entrainement du vendredi soir. Et de fait vendredi soir dès que les trois joueurs aperçurent Alex Ferguson partir plus tôt, ils quittèrent le terrain d'entrainement et repartirent chez eux rapidement. Lorsque David Beckham rentra chez lui il découvrit que Posh spice était au lit avec Alex Ferguson. Le lundi suivant les deux autres joueurs se félicitaient d'avoir fini plus tôt le vendredi soir et projettaient de réitérer leur exploit à la première occasion venue, et quand ils en parlèrent à David Beckham, celui-ci leur dit qu'il n'en était pas question parce que vendredi dernier il avait vraiment manqué de se faire prendre par Ferguson. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham et Posh spice se sont mariés, en soit disant secret, soit disante intimité, et qu'ils sont vendu l'exclusivité des droits des images de ce mariage à un magazine dont j'ai oublié le nom, ce dont je me félicite. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham et Posh spice ont un petit garçon qu'ils ont baptisé Brooklyn, ce qui est assez ridicule, mais pas autant que l'énorme tatouage que le père du petit Brooklyn, David Beckham, s'est fait faire justement à l'effigie de Brooklyn en lettres gothiques et qui lui barre tout le bas du dos. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham a réussi l'exploit de marquer un but en tirant ingénieusement de son propre camp et en lobant le gardien de but adverse trop avancé, dans le match d'ouverture de charité de la saison 95-96. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham joue depuis un très jeune âge en équipe nationale d'Angleterre et qu'il en est désormais le capitaine. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham en équipe d'Angleterre porte le numéro 7. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham a écopé d'un carton rouge en quart de final de la coupe du monde de 1998 contre l'Argentine, ce qui a peut-être causé l'élimination de son équipe ce jour-là. Cette faute lui a valu une immense impopularité en Angleterre pendant toute une saison et quand Manchester United jouait à l'extérieur le public agitait des cartons rouges dans les stades dès que David Beckham entrait sur le terrain. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham a longtemps fait de la publicité pour une marque de shampoing et que son contrat a été remis en cause le jour où il s'est fait raser le crâne. Je ne me souviens plus, ce dont je me félicite, pourquoi David Beckham s'était fait tondre le crâne. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham avait fait faire le voyage à son coiffeur particulier au Japon pour toute la durée de la Coupe du Monde de football de 2002, que durant cette Coupe du Monde il était coiffé à l'iroquoise, je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que l'Angleterre a été éliminée en quart de finale de cette Coupe du Monde par le Brésil sur le score de 2 à 1, en dépit du fait qu'un joueur brésilien avait été exclu de la partie sur carton rouge. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham est considéré comme un orfèvre en matière de coups de pied arrêtés et aussi pour les tirs de coin et qu'on dit que ses centres et ses passes transversales ont la précision du laser. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que David Beckham est milieu de terrain et qu'il joue plutôt à l'aile droite. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que Posh spice a entammé depuis la séparation des Spice girls une carrière solo, sorti un disque un simple je crois, un disque entier cela m'étonnerait mais on ne peut être sûr de rien, de même je refuse de me renseigner volantairement s'agissant de sa vie et de son oeuvre et de celles de son mari, David Beckham et écrit son autobiographie alors qu'elle n'avait pas encore trente ans. Et je me souviens, ce que je déplore, que quand le livre est sorti il y a eu une campagne de publicité pas très crédible qui insistait beaucoup sur le fait qu'elle avait réellement écrit ce livre elle-même. Je me souviens, ce que je déplore aussi, que Liam Gallagher, un des deux frères Gallagher, le chanteur du groupe Oasis, groupe originaire de Manchester, avait alors commenté qu'elle ne savait même pas à la fois marcher et mâcher du chewing gum, les deux simultanément, alors, pensez, écrire un livre! C'était un peu la bouilloire qui dit du chaudron qu'il est noir, l'hôpital qui se moque de la charité (the pot calling the kettle black) Je sais qu'un film anglais d'un ou d'une réalisatrice d'origine indienne est sorti il y a quelques temps et qui avait pour titre Joue-la comme Beckham, si je me souviens bien, il s'agit de l'histoire de deux jeunes femmes qui toutes les deux jouent au football. Je sais, et pourtant je préférerais ne pas savoir que Johnny Wilkinson, le demi d'ouverture de l'équipe d'Angleterre est surnommé David Beckham, ce qui doit lui faire une belle jambe pour un manchot(2) Je me souviens, et pourtant je préférerais ne pas me souvenir, de certains airs des chansons des Spice girls qui étaient particulièrement rabâchés à la radio en Angleterre, et je remercie le ciel de chanter faux comme une casserole fêlée et donc de ne pas pouvoir les chanter. Je me souviens, et pourtant je préférerais ne pas me souvenir des noms de certains des coéquipiers de David Beckham à Manchester United, Sherighan, Stam, Cantonna, Schmeichel, Ferdinand, Riggs, Cole, il y avait deux frères aussi, comme les frères Revelli à Saint-Etienne dont je me félicite d'avoir oublié le nom, l'un des deux frères se prénommait Phil et l'autre Gary et l'écrivant, cela me revient il s'agissait des frères Neville, il semble me souvenir qu'il y a eu un moment où je connaissais assez de noms de joeurs ou d'ex-joueurs de Manchester pour composer une équipe entière. Aujourd'hui je me félicite de remarquer qu'il m'en manque un. Un arrière sûrement, je me souviens d'un rouquin, non vraiment je ne me souviens pas. ______ (1) Auprès d'Anne une fois et losrque je lui avais traduit toutes les finesses de cette blague il fallut lui expliquer pourquoi c'était drôle, ce pourquoi j'échouais. Terry Jones des Monty Python avait une fois dit qu'il n'y avait rien de plus triste à ses yeux qu'une personne qui essayait de faire rire sans y parvenir. (2) Les joueurs de rugby appelent les joueurs de football des "manchots" eut égard au fait qu'au football on n'ait pas le droit de toucher le ballon avec la main. ![]() Et puis il y a cet autre projet que j'ai beaucoup de mal pour le mener à bien. Il suppose de regarder souvent le journal télévisé et de noter tous les signes de l'endoctrinement orchestré par notre gouvernement d'extrême droite et dont nous sommes les victimes par abrutissement. Et de compter aussi le nombre invraisemblable de policiers et de gendarmes qui apparaissent à l'écran, le record à battre me semble-t-il est aux alentours de 98. Le fichier extreme_droite.txt dans son étant d'avancement fin novembre 2003. Noter, tous ces faits paroles et gestes du gouvernement Raffarin qui chaque fois, en sous main, provoque ma colère. Jean-Pierre Raffarin est nommé Premier Ministre par Jacques Chirac. Nicolas Sarkozy est apparemment déçu qui se voyait à ce poste, naturellement. Jean-Pierre Raffarin parle de la "France d'en bas", terme qui connait un très bon succès dans les rangs de la droite avant, sans doute, que d'aucuns s'aperçoivent de sa connotation terriblement péjorative. Le gouvernement Raffarin est à peine formé, on voit à la télévision Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseille, donner, hilare, du Monsieur le Ministre à M. Patrick Devedjan, ministre délégué aux libertés locales, auprès du ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales. Le même Patrick Devedjan, ministre délégué aux libertés locales, auprès du ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, assure que le bleu foncé va redevenir une couleur à la mode. Nicolas Sarkozy est nommé Ministre de l'Intérieur. Nicolas Sarkozy équipe les forces de police d'une nouvelle arme, le flash-ball. Rue d'Aligre dans le douzième arrondissement de Paris, le 23 juin 2003, quatre cars de CRS donnent l'assaut à un immeuble qui appartenait autrefois au Gaz de Frnace, déserté par eux depuis 1994, et vident avec perte et fracas tous les habitants. Un CRS se plaint, ce n'est même pas drôle, ils ne se défendent même pas. Le 22 juin 2003, José Bové est arrêté à son domicile par 80 gendarmes et emmené à la prison la plus proche en hélicoptère. Interrogé à propos de cette façon à la fois spectaculaire et disproportionnée, Nicolas Sarkozy, le Ministre de l'Intérieur demande où est le problème. En sortant d'une réunion ministérielle à Matignon, Jean-Pierre Raffarin raccompagne le ministre de la ville, Jean-Louis Borloo, au seuil de la porte et lui tape virilement sur l'épaule, le geste est aussi peu naturel que possible. Raymond Depardon fait un reportage photo sur Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur, de belles photographies hagiographiques. Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, parle de la Frnace d'en bas. Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, visitant les plages du Sud-Ouest polluées par le naufrage du Prestige, donne un coup de pied rageur dans une galette de mazout solidifié. Jean-Pierre Raffarin engage la respoonsabilité de son gouvernement en employant la procédure du 49.3 pour faire passer sa réforme du mode de scrutin. Le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin fait voter à l'assemblée un projet de réforme du RMI qui devient RMA, pour pouvoir toucher le RMI, il faudra désormais travailler. Les biens de l'appartement d'André Breton sont vendus aux enchères à Drouot, le Ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon ne juge pas bon d'exercer le droit de préemption de l'état et des bons de sortie du territoire sont signés avant la vente. Lors d'un meeting de campagne pour le référendum en corse, Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Raffarin rivalisent de gestes de sportifs se congratulant mutuellement de leurs bonnes déclarations, la main du Premier minsitre touche amicalement la nuque du Ministre de l'Intérieur. Lors d'un autre voyage en Corse, un accueil très défavorabvle est réservé aux deux hommes à l'aéroport, lors de leur arrivée. Deux jours plus tard le Préfet de Corse est convoqué à Matignon pour s'expliquer de cet événement, c'est la formule qui est reléguée par deux émissions sur deux radios différentes, et qui est reprise au journal télévisé le soir-même. En 2003, le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin réforme le statut des intermittents du spectacle dont les droits deviennent très réduits, donnant en cela libre cours aux aspirations du MEDEF. Le 30 juin 2003, interviewé à la télévision à propos de la réforme du statut d'intermittent du spectacle, Jean-Jacques Aillagon à qui l'onndemande ce qu'il pourrait dire aux manifestants pour que ces derniers ne mettent pas en péril les difféfrents festivals de l'été 2003, Jean-Jacques Aillagon donc, dit qu'il faut que les grévistes pensent qu'en étant en grève ils diminuent leurs chances de cumuler les 507 heures fatidiques qui leur donnet justement droit à ce status de'intermittent du spectacle. "La France n'est encore, dans son chemin du paradis, qu'au purgatoire, puisqu'il reste encore des socialistes" Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, le 3 juillet 2003 Yvon Colona, assassin présumé du Prefet Erignac en Corse a été arrêté le 4 juillet 2003. Commentaire de Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur: "Il y a quelque chose de changé dans notre République : maintenant, nous faisons ce que nous disons. C'est une grande nouvelle pour notre pays.", ce qui ressemble tout de même au "le Maréchal a dit, la Maréchal a fait". A la même occasion, il déclare que les gendarmes ont arrêté l'assassin du préfet Erignac, oubliant un peu vite la présomption d'innocence. du cup c'est assez curieux d'entendre Jacques Chirac dire son attachement à la présomption d'innocence. Déçus par le résultat du sondage pour la réforme des institutions en Corse, Nicolas Sarkozy déclare que désormais son objectif en Corse sera la sécurité du pays, dans le même souffle le porte-parole du Premier Ministre assure que ce n'est pas pour demain (expression utilisée textuellement) que le Premier Ministre planchera sur la réforme des institutions en Corse. tout se passe comme si l'on punissait le dernier de la classe d'avoir mal agi, le résultat attendu n'ayant pas eu lieu. (juin 2003) Gilles de Robien, Ministre des transports, arrive au conseil des ministres, on vient d'annoncer que le nombe de morts sur les routes depuis un an a régressé, il s'extrait de sa berline et fait remarquer avec un air de premier de la classe à tous les photographes et cameramen qu'il avait bien sa ceinture quand bien même il était assis à l'arrière de la voiture. (Juillet 2003) Jean Jacques Aillagon parle de "prises d'otages" à la suite de l'annulation du festival d'Avignon. Il parle sévèrement comme le ferait un ministre de l'Intérieur. A l'opéra de Paris, Garnier, une simple annonce en préambule pour donner quelques chiffres à propos de la situation des intermittens du spectacle est sifflée par le public habituel de l'Opéra Garnier. (Juillet 2003) Nicolas Sarkozy est suivi par Raymond Depardon pour un reportage hagiographique publié dans un magazine pour hommes. Patrick Devedjan, ministre délégué aux libertés locales, auprès du ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales, en visite à Saint-Dizier déclare que la fermeté du Ministre de l'Intérieur est un e obligation pour que le Front National ne puisse plus progresser, c'est donc officiel le gouvernement fait de l'extrême droite pour éviter qu'elle ne progresse (voir mail de Thierry Beinstingel) Jean-Pierre Raffarin, le Premier Ministre, annonce que le revenu du livret A, la seule épargne connue des gens de faibles revenus, sera passée de 3,5% à 2,5%. (juillet 2003) Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, le Premier Ministre, et Jean-Louis Aillagon rivalisent de déclarations émouvantes à l'occasion du décès de Marie Trintignant, trois semaines après l'annulation du festival d'Avignon suite au conflit entre le gouvernement et les intermittents du spectacle. (juillet 2003) Une semaine avant la tentative de l'opération de libération de Madame Bettancourt en Amazonie, le départ de Nicolas Sarkozy est annoncé sur le ton de le Minsitre de l'Intérieur va s'en occuper. L'opération rate. C'est Dominique Villepin, le Ministre des Affaires étrangères, qui doit fournir des explications sur cet échec. On ne parle plus du voyage de Nicolas Sarkozy (juillet 2003) Au tout début des incendies de forêt dans le Sud de la France, on voit Jean-Pierre Raffarin, le Premier Minsitre, survoler les zones sinistrées en hélicoptère, l'image est cadrée serrée, Jean-Pierre Raffarin, le Premier Minsitre, se tenir à une courroie devant la porte latéral de l'hélicoptère grande ouverte, dans cette image cadrée serrée, on ne voit pas qu'il est harnaché come de juste. Un mois et demi plus tard, les incendies redoublent d'intensité, Jean-Pierre Raffarin, le Premier Minsitre, est en vacances, il ne survole plus les incendies. donc au début du mois nous avons un Premier Minsitre viril qui ignore le vertige dans un hélicoptère et qui survole la situation, on se dit les incendies n'ont qu'à bien se tenir, un mois plus tard, le problème n'est pas réglé, mais Jean-Pierre Raffarin, le Premier Minsitre, est en vacances. (juillet-août 2003) Francis Mer, Minsitre ultra libéral de l'Economie, vole au secours financier de GEC Alstom, et parle d'une situation, exceptionnellement exceptionnel qui peut donc donner lieu à des méthodes exceptionnelles (août 2003). Interviewé dans son mlieu de vacances, Jean-Pierre Raffarin, le Premier Minsitre, étale maladoitement devant les caméras ses fiches sur lesquelles sont imprimés les numéros de téléphone portable de ses ministres comme un bon chef de service. Le message est clair, tout va bien la situation est pleinement controllée. Le lendemain il rentre à Paris, le nombre annoncés de morts du fait de la canicule est passé de quelques centaines à quelques milliers. Jean-François Mattéi, le Ministre de la Santé, bafouille en déclarant qu'il n'a aucun reproche et aucun problème de conscience. Le 5 novembre 2003 aux informations télévisées, vus 17 gendarmes et 100 soldats parachutistes et tankistes en exercice en Vendée ![]() Samedi 15 novembre Et quand je pars le samedi matin au magasin de fournitures pour bricolage avec mon ami Gégé, je vois bien quelle sorte d'homme je suis. Un homme qui n'aura jamais la science et le pouvoir sur les choses que mon ami Gégé, tout comme cet autre ami cher, Pascal, ont, tous les deux ont des mains dans lesquelles tombent naturellement ces petits coudes de cuivre, ces visseries, ces écrous et ces vis, leur oeil vaut pied à coulisses, un coup d'oeil rapide et ils savent que la section fait tant, dans leurs mains, un tournevis, un marteau, un rabot, un outil acquièrent de l'intelligence. ![]()
RETOUR AU DESORDRE - MEL - ARCHIVES - POURQUOI - LA VIE - ADELE - RETOUR AU BLOC - 22042003.txt - EXERCICES DE STYLE - LA CIBLE |