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26.9.03
![]() Vendredi 26 septembre 2003 Une belle soirée passée dans la compagnie de J, venue dîner à la maison. Et le soir tard J de partager avec Anne ce que c'est que le poids des origines sociales modestes. J'ai peu de mots pour cela. Je ne peux qu'opposer que mes origines ne sont pas ouvrières ni pauvres, mais qu'elles ne sont pas pour autant la source de la moindre fierté, au contraire. De ma classe j'ai apparemment gardé cette faculté de bluffer, de tromper mon monde, mais à vrai dire je préférerais savoir faire quelque chose de mes dix doigts. Que dirais-je plus tard à mes enfants sur leurs origines? Qu'un jour leurs quatre grand-parents se sont croisés le temps d'un déjeuner à Puiseux et qu'ils n'avaient rien à échanger, si peu de choses qu'ils auraient aussi bien pu parler dans deux langues étrangères l'une à l'autre et qu'eux, les enfants, sont en fait nés dans ce gouffre irréconcialiable. Drôle de berceau. Image extrait de la série Origines 25.9.03
![]() Jeudi 25 septembre La journée passée à faire des petits carrés. Cinquante jeux de memory de cinquante paires de cartes égalent deux mille cinq cents images à préparer. Et du coup, la fièvre aidant, tout semble se fondre dans ce moule carré de soixante-dix par soixante-dix pixels. Nous allons déjeûner avec Anne au restaurant chinois du carrefour des Rigollots et les compartiments chauffants du buffet me rappelent à ce qui a déjà monopolisé toute mon attention la matinée durant. Au retour nous nous arrêtons faire quelques courses et ce fin découpage en petits carrés de jeu de memory se superpose à nouveau sur les étalages. Plus tard en allant chercher les enfants à l'école, je considère les casiers et tous les autres éléments quadrillés de la salle de classe des enfants comme des jeux de memory fictifs et potentiels à la fois. Je trouve toujours très angoissantes ces superpositions de l'esprit d'une réalité partielle et illusoire, comme de jouer aux échecs ou au go, sur la réalité plus pragmatique de la vie quotidienne. Ainsi du temps où je jouais de nombreuses heures par jour aux échecs à mon cercle, je revenais souvent du cercle en voiture, lesté de toutes les pensées qui m'avaient animé pendant les différentes parties que j'avais disputées, et je me revois encore me frayer un passage dans la circulation en calulant au plus juste les mouvements des autres voitures, quand telle file va repartir au feu vert, un espace va se créer qui permettra le passage de trois voitures, et donc laisser la possibilité de prendre à droite pour revenir sur le boulevard un peu plus loin à un endroit habituellement plus fluide, un peu comme je me serais tenu le raisonnement qu'il faille pousser le pion en c" pour dégager l'axe du fou en fianchetto, vers le roi et bénéficier de cette ouverture pour menacer mon adversaire d'un échec à la découverte dont il devra se prémunir en désarmant un peu son aile-dame, ce qui me permettra d'occuper davantage le centre avec mon pion de la colonne d. La pensée prisonnière dans toute son horreur. Et si je ne joue plus aux échecs, ce dont je me suis libéré en quelque sorte il y a des années, depuis je suis devenu un joueur particulièrement médiocre, pour lequel les ouvertures-type comme la sicilienne ou la Caro-Kahn ne recouvrent plus de shémas stricts mais de lointains souvenirs très imprécis qui font justement de moi un joeur désormais très friable, je suis obligé de voir que je m'entrave moi-même si souvent par d'autres pensées-prisons. 24.9.03
mercredi 24 septembre Je me faisais toute une joie aujourd'hui que nous disposions enfin de l'internet à haut débit à la maison. J'avais fait une étude de marché et finalement j'avais choisi le cable, qui dans le dédale des écritures en corps 6, apparaissait comme offrant le meilleur rapport qualité/prix. Je m'étais renseigné auprès de l'ancien propriétaire de la maison qui m'avait assuré que dans la rue une tranchée avait été ouverte sur toute sa longueur, cet hiver, pour faire passer le cable. L'opérateur devait passer dans l'après-midi pour procéder au raccordement, et de fait avec une belle ponctualité, il arriva dès le début de l'après-midi. Pour constater qu'il ne pouvait pas nous raccorder à ce réseau parce que nous étions du côté pair de la rue, or, il apparaissait que seul le côté impair de la rue avait été équipé lors des travaux de l'hiver dernier. Le technicien remplit son bordereau d'intervention dans lequel il précisa que non, en cochant la case idoine, l'installation n'avait pas été réalisée, bordereau que je signais à l'endroit également prévu à cet effet. Ni lui ni moi ne nous sommes formalisés de cette déconvenue. Et c'est bien cela qui ce soir me fâche, nous acceptons trop facilement que ces choses ne fonctionnent pas, qu'à la faveur d'économies de bouts de chandelles, qui mises bout à bout permettent des exercices financiers avantageux confortant les actionnaires dans leur invertissement, qu'à la faveur de ces mesquines avarices donc, le produit fini soit pareillement inabouti, et qu'au bout du compte la moitié d'une rue seulement soit équipée. Comme me le fait remarquer un ami qui ironise avec moi sur le sujet, ils auraient aussi pu n'équiper que les numéros premiers de la rue, ou les numéros miultiples de sept ou de trente et un. La bêtise et les approximations en toutes choses, de plus en plu,s me poussent à une misanthropie acariâtre, piur laquelle je n'ai pas encore l'âge je me méfie tout de même de mes gênes, parès tout mon grand-père n'avait aps été choqué que les Juifs d'Europe soient précipités dans les abattoirs de l'Humanité je me raisonne et me dis, il n'y pas mort d'homme. Pour cela non, mais que dire des inexactitudes comparables dans leur nature mais plus vastes dans leur résultat avec lesquelles notre gouvernement d'extrême droite a traité par dessus la jambe le problème de la canicule de cet été. Pour cela non plus, nul, et pas moi le premier, ne se formalise. Et pourtant il y a eu mort d'homme. Coupable monde. 23.9.03
Mardi 23 septembreJe suis allé voir le dernier film d'André Téchiné c'est curieux je ne suis pas du tout fou du cinéma d'André Téchiné, je ne suis pas fou de cinéma en règle générale, mais je vais toujours voir le dernier film de Téchiné, mais, las, je n'y retrouve jamais ou presque jamais l'émotion que m'avait causée Rendez-vous vu avec des sous-titres portugais à Lisbonne, sans doute était-ce cela, les sous titres portugais, ou peut-être aussi les fesses de Juliette Binoche, qui avaient pareillement causé mon trouble, à la reflexion, j'ai revu ce film à la télévision sans les sous-titres en portugais et il m'a semblé que les fesses de Juliette Binoche ne m'ont pas laissé indifférent, même exemptes de leurs sous-titres portugais et un extrait du film, les Egarés m'a serré la gorge par surprise. La scène se passe pendant l'évacuation à la fin du printemps de 1940, les routes sont engorgées de tous ces gens qui fuyent l'avancée des Allemands. Deux avions passent, mitraillent et bombardent les civils jetés sur les routes et ils sont nombreux fauchés par la mitraille ou retournés par les bombes. Ma mère est née en mars 1940. Elle est née affublée d'une inquiétante malformation des hanches, une tare congénitale, semble-t-il, que j'avais guettée avec inquiétude à la première radiographie du bassin des enfants deux ou trois jours après leur naissance. En juin 1940, elle était donc intransportable et ses parents avaient donc décidé de ne pas fuir. Mon grand-père était par ailleurs germanophone et germanophile, cela je l'appris à mes dépens bien plus tard quand il se faisait un devoir de me faire réviser mon Allemand à la première occasion, louant l'absence d'exception dans la grammaire allemande de même que cette construction de phrase dans laquelle chaque mot avait sa place, et une place pour chaque mot, à moi cette organisation autoritaire donnait surtout sur les nerfs, j'avais déjà peu de goût pour l'exactitude et était persuadé qu'il y aurait toujours moyen de s'arranger avec eux. Il ne partit donc pas sur les routes avec ses parents, sa soeur et son beau-frère, de même qu'un oncle et une tante si mes souvenirs sont bons. Tous ces membres de sa famille sont morts soufflés par la même bombe qu'un stuka largua en piquant comme un frelon. C'est donc à la malformation de la hanche de ma mère qui venait de naître que mon grand-père, ma grand-mère, ma mère et mes deux tantes durent la vie sauve oui et à moi la vie tout court, on m'aura suivi. Je n'ai jamais compris comment la germanophilie de mon grand-père avait pu survivre à cette boucherie ignoble. Bien plus tard, peu de temps avant que mon grand-père ne meurre, j'ai appris qu'il était antisémite, du coup j'ai compris. 22.9.03
Lundi 22 septembreToute la nuit au travail à lutter difficilement contre la fatigue, plus difficilement que de coutume, le souvenir d'une relève décousue, d'avoir le sentiment d'oublier de dire des choses importantes à mes collègues de l'équipe du matin, ne plus se souvenir du chemin du retour, ni même de rentrer se coucher, et de se lever à midi, très fièvreux, c'était donc cela qui avait rendu toutes choses cotoneuses la nuit durant. J'aime la fièvre. J'aime ce sentiment de vertige qui maintient le décor à distance, j'aime les sensations engourdies. Encore étudiant aux Arts Décos, lorsque j'avais de la fièvre, je noircissais des carnets de croquis entiers de dessins, j'avais alors ce sentiment, à moi inédit, d'être en pleine possession du trait et de le conduire à dessiner ce que j'avais en tête. Plus tard, en Angleterre, fiévreux, j'aimais les journées toutes passées dans le laboratoire à faire du tirage en écoutant des cassettes de Monk la période avec Charlie Rouse au ténor ou de l'Art Ensemble of Chicago toutes périodes bruyantes confondues, j'avais enregistré tous les disques que François avait de l'Art Ensemble et avec la fièvre j'avais aussi la sensation de distinguer avec davantage d'acuité que de coutume cet équilibre fragile des masses sombres et claires dans un tirage noir et blanc ce que d'autres photographes appelent la densité et le contraste, pour moi c'est surtout une recherche interminable et empirique d'équilibre desdites masses et plus tard à Puiseux quand je m'étais acheté un mini-disk avec un bon micro, j'aimais les semaines de fièvre et surtout de voix éraillée et enrouée, je lisais alors mes textes avec cette voix drôlement abimée et j'avais alors, de nouveau, le sentiment de sentir quand un adjectif ou pire un adverbe était de trop. Mais aujourd'hui rien d'aussi triomphal, un peu plus d'une heure aglutinés dans la salle d'attente du médecin, absorbé, également, par la lecture du magazine Lire et des autres magazines davantage tournés vers la vie des étoiles. 21.9.03
Samedi 20 septembreCette nuit au travail, dans cet enchevêtrement de conversations téléphoniques avec toutes sortes de personnes, qui, comme moi, au milieu de la nuit, travaillent, il est cinq heures, et mon intelocuteur doit me faire patienter, aussi repose-t-il son combiné en ayant préalablement programmé qu'une bande musicale prenne le relai de cette communication interrompue. Il doit s'agir d'un concerto de Mozart pour clarinette, la sonorité est évidemment très médiocre, l'attente est longue, mon interlocuteur m'a prévenu qu'il allait avoir du mal à joindre une autre personne dont le savoir nous fait cruellement défaut au milieu de la nuit. C'est sans doute parce qu'il est tard, mais je me surprends, je suis effectivement en train d'écouter la musique du téléphone. Et c'est curieux aussi je me fais cette remarque que ce n'est pas si souvent que j'écoute de la musique avec un attention aussi soutenue, je suis tout à fait captivé par cette musique dont le rendu est affreux absolument, mais je suis sensible à ces variations, à son ryhtme alerte, et ses passages plus lents et plus graves. Et dire qu'au tout début du téléphone les théatres parisiens avaient pensé à ce système de retransmission de leurs pièces par téléphone, avec les téléphones de l'époque, c'est à dire proches de l'inaudible, et accrochés à un mur de l'entrée ou du salon, et c'est sans doute debout que l'on devait écouter les pièces aussi longues et difficiles à entendre fussent-elles. Marcel Proust fut l'un des tout premiers abonnés à ce service incroyablement précurseur, ce qui lui permettait de jouir de son goût prononcé pour le théatre, tout en s'évitant de devoir sortir de chez lui, ce qui était pour lui une épreuve en prévision de laquelle les préparatifs étaient interminables, tous les cols des différents vêtements qu'il enfilait devant être parés d'ouate, mais ce qu'il ne l'empêchait pas de pester contre un progrès qui l'obligeait, de fait, à l'inconfort de se tenir debout devant le boîtier mural de son téléphone dans son vestibule. A cinq heures du matin combien de fois Marcel Proust travaillait littéralement enfiévré à cette écume qu'était le manuscrit de la Recherche du temps perdu dont tout dit qu'elle fut entièrement écrite nuitamment. Et j'en étais là de mes pensées quand mon interlocuteur a brisé l'élan d'une envolée de violons pour revenir aux triviliatés techniques qui sont celles de mon labeur nocturne, et qui sont de fait tellement éloignées des phrases envoûtantes de Proust, elles aussi nées de la nuit.
Vendredi 19 septembre Comment puis-je tant l'aimer cette femme, dont je passe mes journées, en ce moment, à la tuer dans un accident de voiture, par écrit, carnage dont je paufine à chaque relecture les détails les plus macabres. Et dire qu'elle porte la vie embryonnaire en elle. Je suis fou.
Mercredi 17 septembre Voilà depuis deux semaines, depuis la rentrée, je vais chercher notre petite voisine à la sortie de son école à Nogent. Je passe d'abord prendre Nathan et Madeleine, je fais vinaigre parce que je n'ai que le temps de les prendre eux, de les sangler en hâte dans la voiture et de filer jusqu'à Nogent où j'arrive toujours en retard de cinq minutes, mais l'institutrice de Pauline est prévenue qui toujours m'attend patiemment, comme elle dit, vue l'histoire de l'enfant. Ils ne sont pas très malins les adultes qui font mystère, devant Pauline, des circonstances qui assombrissent la vie de Pauline. La maman de Pauline est morte au printemps dernier des suites d'un cancer fulgurant. Pauline est désormais seule avec son papa, notre voisin. Il travaille à l'autre bout de la banlieue aussi le soir il ne peut jamais prendre Pauline à la sortie de l'école. Aussi nous lui avons proposé que je m'en occupe. Pauline est une enfant difficile. Notre voisin ne cesse de nous assurer qu'elle l'était déjà, difficile, avant qu'elle ne perde sa maman. Lui de toute façon ne se cache pas de ne pas avoir beaucoup de patience pour cette enfant qu'il a eu tard. Il a une voix grave qui porte, la voix de quelqu'un qui a du coffre et c'est souvent que nous entendons ses éclats de voix contre Pauline qui désobéit ou se déchaîne dans une crise de nerfs. Aujourd'hui Pauline m'aura fait tourner en bourrique, mais c'est une victoire d'être sans cesse rester calme. Le soir je tente de faire entendre à son père qu'elle aurait besoin d'un soutien psychologique et lui est persuadé qu'avec une aide-ménagère, à laquelle il a le droit, tout ira mieux, d'ailleurs vendredi il a rendez-vous avec une personne dont on lui a dit grand bien à l'association qui s'occupe de placer ces aides-managères. On voudrait secouer les gens pour leur faire comprendre qu'ils ne font pas corps avec la réalité, mais on ne peut pas. C'est somme toute à Anne et moi que revient cette tâche, celle d'écouter Pauline et de tenter d'apaiser sa sourde douleur. Mais le soir même, Anne et moi pourrions pleurer de voir combien l'horizon affectif de Pauline est bouché et quelle personne très dure elle finira par devenir. Sans doute d'autres enfants connaissent des quotidiens plus ternes encore qui ne vivent pas dans le confort d'une jolie maison de Fontenay et qui ne reçoivent pas la soit-disante éducation qualitative d'une école privée. Je me souviens du petit Quentin, du déchirement de ses parents, de leur inaptitude à toutes choses dans la vie, de leur propensions violentes, de l'alcool qui imbibait tout, des crises de larmes et d'hystérie de son père, de sa mère indolente et de ce petit garçon, au milieu des deux, qui se forgeait à son feu amer du dedans une armure opaque. Combien de fois quand Quentin était resté à la maison parce que nous avions pris sur nous de le soustraire à la démence du père, combien de fois Quentin m'avait poussé à bout, lui donner son bain était une épreuve, le faire manger un calvaire, jouer avec lui était une douleur et le coucher un enfer, et une fois j'ai retenu in extremis mon geste de lui donner une giffle, j'étais dégoûé et vaincu par moi-même, j'avais manqué de lever la main sur un enfant de trois ans, j'aurais pu vômir, j'ai appelé Anne à la rescousse, qui a pris une profonde respiration et qui a fini de sécher et d'habiller Quentin sur la table à langer. Lorsque Pauline devient écarlate de colère et qu'elle trépigne lamentablement, je reconnais ces territoires obscurs de l'enfance qui souffre, je pense à Quentin, et je suis impuissant à porter un peu de lumière dans cette pénombre inquiétante. Je repense à l'échec qu'avait été notre engagement pour aider Quentin, la mère que nous avions mis de notre côté, que nous avions aidée à refaire surface dans un contexte qui serait moins nocif pour son enfant, cette mère-là avait finalement laissé le loup rentrer à nouveau dans la bergerie, en accueillant à nouveau la violence du père dans le logement. J'étais en colère. Anne, sans doute parce qu'elle vient d'un milieu tellement modeste, connaissait tout cela et me rendit à cette raison que nous avions essayé mais que cela avait échoué. Avec Pauline aussi nous essayons, mais nous sommes voués à l'échec. Nous appliquons sur des plaies profondes des pansements qui ne sont pas assez larges pour couvrir tout ce qui est purulent. Et qui pourrit. Le découragement. ![]() Jeudi 18 septembre Ce matin je me lève de bonne heure. Par les fenêtres de la mansarde, au Nord je vois un ciel irradié par le lever du jour, mais surtout, en regardant en direction de l'aéroport, ce ciel est strié de toutes parts par de grandes droites épaisses de condensation que les avions matinaux ont laissées dans leur sillage. Est-ce la couleur chaude du ciel d'aube, ce spectacle m'absorbe et il me plait tout d'un coup de penser que des milliers, oui des milliers, les trainées sont réellement nombreuses, des milliers de personnes donc, sont passées au-dessus de nos têtes ce matin. Et elles sont passées par ces vecteurs contonneux. Ce n'est pas la première fois que je regarde les avions du matin
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