A quoi tu penses?
Tout à l'heure en passant au-dessus de la Loire sur le pont Pierre Bérégovoy à la hauteur de Nevers, le sentiment symbolique de quitter le Sud de la France, et la nuit tombant, le sentiment que c'est tout l'été qui est ainsi rattrapé et happé par l'ombre nocturne et que je laisse derrière moi. Je m'arrête en coup de vent sur la berge de la même Loire, devant la centrale nucélaire de Neuvy-sur-Loire, j'y fais ma photographie, et, oui, je ne parviens pas à me départir de cette pensée crépusculaire, l'été prend fin, ces deux dernières semaines de répit presque, donc, derrière moi, dès demain matin, se composera d'elle-même une liste des choses à faire, avec ses priorités, ses retards et ses urgences.
D'un autre côté ne pas avoir eu le sentiment non plus ces derniers temps que j'avais tout à fait posé de côté les items de ces listes, au point que c'est avec soulagement presque que je me promets de me lever de bonne heure et d'entamer sans délai cette liste par le haut, convaincu de longue date que c'est en attaquant les listes à la tête qu'on les rend le plus efficacement inoffensives.
Reprendre la route, toutes fenêtres ouvertes sur le courant d'air chaud de la nuit. N'exagérons rien, l'été ne touche pas encore à sa fin.