Le Bloc-notes du désordre |
samedi, janvier 29, 2005
vendredi, janvier 28, 2005
![]() Vendredi 28 janvier Je viens seulement de comprendre quelque chose. C'est tellement naïf de ma part. Lorsque l'on fait un autoportrait c'est ce que je suis en train de passer mes journées à faire dans le ronronnement de mon scanner il n'est certes pas nécessairement question de ressemblance mais de représentation fidèle, cela je le comprenais bien. Mais surtout celui qui fait son autoportrait est grandement aidé dans cette quête de la représentation de soi par son propre style, justement parce que le style est déjà une représentation de soi-même. Dans cet autoportrait en carrés sur lequel je suis en train de travailler, je m'astreins à créer des passerelles entre les seize panneaux qui le composent, à agrandir autant que j'en suis capable l'épaisseur de cette image, notamment par le jeu des mises en abyme, des autocitations, m'appliquant à donner quelques clefs de compréhension aux plus attentifs en distribuant quelques détails épars sur les seize panneaux, bref je fais ce que je fais toujours, je creuse et je recherche une manière de profondeur de champ et de dimension agrandie par la pensée, ce qui équivaut déjà à une représentation de moi-même, de qui je suis. En soi cela concourre à la fidélité de cette figuration. Toutes proportions gardées, je finis, enfin, par voir aussi cela dans les autoportraits de Rembrandt et dans ceux de Lee Frielander, comment la touche intuitive, grossière par endroits de Rembrandt le représente tout autant que la ressemblance de ce visage qu'altère le temps au fur et à mesure de ces différentes périodes de sa vie. Et comparablement Lee Frielander se représente dans tout le vernaculaire de ce qui l'entoure et dont il fait habituellement son sujet. ![]() jeudi, janvier 27, 2005
Jeudi 27 janvier En rentrant de l'école, Madeleine est habituellement disserte qui me saoule de paroles, c'est un babil continu, je n'y prête pas toujours l'attention que je devrais, et surtout je reproche à cette avalanche de paroles de me distraire de cette permanence du travail à l'esprit chez moi, comment en marchant dans la rue, je continue de réfléchir à ce que je viens de quitter, texte ou image, ou les deux, ou encore comment fabriquer tel ou tel nouveau méandre du site. Ce soir encore, je demande à Madeleine de moduler un peu cet impétueux flot de paroles, mais Papa, j'ai des choses à dire, oui Madeleine, je sais mais moi j'ai des choses à penser et quand tu parles comme cela en permanence, cela me remplit la tête et je n'ai plus de place pour réfléchir, tu sais Madeleine à la fin de la journée, j'ai l'impression d'avoir la tête remplie des choses que tu m'as dites et du coup je suis fatigué le soir, oui mais Papa ce n'est pas grave parce que quand tu dors la nuit, ça te vide la tête alors le lendemain je peux remettre des choses dans ta tête Papa. Madeleine. mercredi, janvier 26, 2005
Mercredi 26 janvierLorsque nous sommes arrivés chez Léa, Nathan s'est très vite déchaussé, de même qu'il s'est débarassé de son manteau, Nathan ne retire pas son manteau, il le laisse derrière lui comme un serpent sa mue, et puis Léa m'a immédiatement signifié que la séance allait commencer. Je suis redescendu dans la rue, sans but, et longeant le côté des numéros impairs de la rue du chemin vert, je suis tombé en arrêt devant les vitrines d'un petit magasin de jouets, non pas le genre de magasins de jouets d'aujourd'hui, supermarchés spécialisés, dans lesquels il est si difficile de trouver des jouets qui ne soient pas entièrement en plastique et qui ne lassent pas rapidement les enfants que leur clinquant attire pourtant, non, un vrai magasin de jouets, mais est-ce que je ne trouvais pas à ce magasin une authenticité soudaine du fait qu'en sa vitrine, c'étaient des jouets qui dataient de mon enfance qui y étaient exposés, et notamment un petit labyrinthe concentrique dans lequel il faut faire cheminer cinq billes vers le rond central, je ne vous fais pas de dessin. En entrant dans ce magasin je me suis dit que peut-être ce couple un peu âgé qui tenait le magasin saurait de quoi je leur parle en leur décrivant cet autre jeu de labyrinthe, dans lequel il fallait faire cheminer une bille mais cette fois-ci en évitant qu'elle ne tombe dans les nombreux trous qui parsemaient son parcours, trajectoire obtenue par l'inclinaison de la table du labyrinthe. Et j'eus à peine à décrire par le geste, le maniement des deux manettes-boutons sur les côtés de cette table que le monsieur vit tout de suite de quel jeu je pouvais bien parler et m'annonça ravi que oui, il lui en restait un, et il descendit de son escabeau pour filer dans la réserve pour en sortir deux minutes plus tard avec, effectivement, ce véritable jeu, d'époque précisa-t-il, je lui répondis que justement c'était ce que je cherchais, parce que les imitations actuelles de ce jeu n'avaient pas le fini voulu dans le plateau, ce qui rendait le parcours de la bille empirique, à son sourrire, je vis que nous nous comprenions très bien. Le jeu était emballé dans la boîte originale, ce dont le monsieur du magasin de jouets s'excusa, parce qu'elle était sérieusement écornée, mais ouvrant le jeu je reconnus tout de suite le VRAI jeu à son parcours dont les méandres me revinrent en mémoire tout de suite, et notamment le difficile passage entre les trous 9, 10 et 11, et le très étroit filet entre les trous 42 et 43. Je lui dis que je le prenais. Il s'étonna que je ne lui en demandais pas le prix avant, je lui répondis que je lui faisais confiance, le monsieur me demanda si 300 francs cela allait, 300 francs ça allait, j'avais redouté un prix moins honnête. Et je repartis chercher Nathan avec mon vieux jeu de labyrinthe sous le bras. Au regard interrogateur de Léa, je lui expliquais que je venais de trouver ce jouet dans une petite boutique plus bas dans la rue et que c'était un de ces jeux qui avaient occupé tant d'heures de mon enfance et que je m'impatientais d'y jouer avec Nathan et Madeleine. Elle me répondit qu'elle avait déjà remarqué cette boutique, et pour plaisanter je lui dis que j'étais nettement plus ému qu'en sortant de la Musardine, la librairie spécialisée en lectures licensieuses, un peu plus haut dans la rue. De retour à la maison, je montre fièrement ma trouvaille à Anne et à Madeleine qui cache mal son impatience devant ce jeu. Elle a hâte de s'y mettre. Elle supporte mal cependant le bruit sec et accusateur de la bille qui tombe dans un trou, elle s'ébahit qu'au contraire je pervienne à faire circuler la bille aussi longtemps avant qu'elle ne tombe, tout de même, dans un de ces petits pièges, j'ai peine à lui dire qu'avec du temps, beaucoup de temps, elle sera bientôt aussi habile que moi, elle qui pour le moment ne parvient pas à redresser le plateau à temps pour éviter de tomber dans le trou numéro 2. Je sais déjà qu'elle restera très longtemps sans bien négocier le difficile passage entre les trous 9, 10 et 11, parce que naturellement je m'en souviens, et comment il était souvent rageant, après avoir passé cette difficulté de tomber, par mamadresse et trop grande décontraction d'avoir réussi le plus dur, dans le trou numéro 15 un peu plus loin qui pourtant ne présente pas du tout la même difficulté. Je ne saurais dire si ce jeu de labyrinthe a beaucoup contribué à ma prédilection pour les labyrinthes, je me souviens aussi de ces labyrinthes dessinés sur des feuilles quadrillées, des heures entières, et comment je soumettais à mes petits camarades ces parcours alembiqués pour leur résolution. Ils n'en avaient pas toujours la patience, ce que je trouvais criminel, j'avais passé tellement de temps à les confondre, j'aurais tellement aimé qu'eux aussi dessinent des labyrinthes compliqués dont il aurait fallu que je m'extraie à grand peine. Je comprenais mal comment ils boudaient ce plaisir que je me proposais de leur offrir. Aujourd'hui encore il m'arrive de recevoir des mails de reproches pour ce qui est de l'égarement provoqué par la navigation erratique du site. Et je comprends ces reproches tout aussi difficilement. Et naturellement je regrette beaucoup qu'il n'existe pas beaucoup d'autres sites dont les méandres puissent me donner ce plaisir ludique de l'égarement. mardi, janvier 25, 2005
Mardi 25 janvier Je suis monté me coucher de bonne heure, la concentration me faisait défaut, et je sais désormais que de s'obstiner ne porte pas toujours ses fruits et que souvent le lendemain tout ce qui a été mal fait est à refaire. Je trouve Anne qui rentabilise notre redevance en regardant le début d'un documentaire sur la Shoah vue de Hollywood, sujet auquel je n'aurais pas nécessairement prêté attention, notamment parce qu'il y est question de cet épouvantable bonhomme qu'est Spielberg je trouve admirable que les figurants polonais de La liste de Schlinder aient été payés 20 dollars de la journée de travail mais voilà, d'une part je n'ai pas manqué vraiment le début du documentaire et quelques images retiennent mon attention, je finis par m'intéresser au sujet, étonnante histoire en fait que cette relation entre l'usine à rêve d'Hollywood et la Shoah pour synthétiser, jusqu'à Pearl Harbour les Etats-unis font leur possible pour éviter d'être impliqués dans la seconde guerre mondiale, et la classe politique est prompte à recommander aux pontes d'Hollywood de calmer leurs ardeurs béliqueuses contre les Nazis, en faisant valoir qu'une implication des Etats-unis dans la guerre serait de toute manière impopulaire et qu'on tiendrait facilement les riches producteurs juifs d'Hollywood pour responsables de cet engagement. Dès lors qu'ils sont impliqués les Etats-Unis auront à apprécier l'entreprise de destruction humaine des Nazis au travers de rapports notamment en provenance de la résistance polonaise, mais qui ne seront pas toujours jugés crédibles et finalement ne prendront pas la décision de bombarder les camps, de la pesanteur bureaucratique, une personne haut placée prenant une mauvaise décision et surtout l'incompréhension incrédule du fonctionnement, tel une usine, des camps d'extermination feront qu'ils ne seront pas bombardés, de peur de faire des morts parmi les prisonniers, et puis vient le temps de la libération et de la réalisation brutale de l'industrie meurtrière, le général Eisenhower prendra l'initiative de convoquer les pontes de l'industrie cinématographique pour les édifier du spectacle désolant des camps tout juste libérés en leur demandant d'éduquer leur public, de témoigner, drôle de mission tout de même pour ces spécialistes du divertissement, tous repartiront en prêtant de patriotiques et humanistes serments, certains même s'y tiendront dans un éphémère premier temps, mais rapidement le plan Marschall et la reconstruction de l'Allemagne ouvriront les portes d'un nouveau marché pour ces hommes d'affaires du cinéma et ils ne tarderont pas à oublier leurs engagements voulant à tout prix éviter de froisser ce nouveau public. Il faudra donc attendre, tout de même, les années 70, et la médiocrité factice de la série télévisée Holocauste pour rompre ce coupable silence. Paradoxalement, combien faible cette série, elle aura l'effet éducatif qu'attendait trente ans auparavant Eisenhower et ouvrira les yeux, pas seulement ceux des spectateurs américains, mais ceux de toute une génération dans de nombreux pays, sur ce que fut la Shoah, sa diffusion en Allemagne aura même pour effet d'amener le chancelier Schmidt à retarder les effets de la presciption pour les anciens Nazis. Et la liste de Schlinder aura les mêmes vertus éducatives en dépit de la liste interminable, elle, de ses inexactitudes, de ses fausses vérités, et de son coutumier embellissement, époque lénifiante qui veuille que l'on donne plus de poids à des images fictives qu'aux témoignages véritables, à ceux écrits notamment. Et on s'étonnera que les négationnistes et révisionnistes grapillent chaque fois un peu de terrain. De même, comme nous voyons chaque 11 novembre les rangs de ceux qui ont connu la boucherie de 14-18 se clairsemer, dans peu de temps, il ne restera qu'une poignée de témoins des camps d'extermination, et même un jour il ne restera plus qu'un seul et dernier témoin et celui-là disparaîtra lui aussi, le dernier rempart contre les mensonges. Et je m'en voudrais terriblement parce que dans ce reportage, ce qui m'aura le plus ému, c'est cette image, presque vulgaire, parce que fictive, justement d'un extrait du Choix de Sophie, extrait qui voit Sophie devoir choisir entre ses deux enfants lequel part pour l'extermination et lequel est sauvé, oui vraiment, je me fais horreur que ce soit cette fiction mensongère et fausse qui me tire presque les larmes des yeux, parce qu'évidemment les deux enfants de Sophie deviennent, dans mon esprit malade et pollué, Madeleine, Nathan et Adèle, et non ces autres images d'archives qui certes m'émeuvent, mais peut-être pas autant que cette pensée de mes propres enfants dans une pareille spirale entièrement imaginée par moi. Ce raisonnement malade et nocif étend alors ses ramifications mauvaises jusqu'à la fragilité de Nathan, je mets très longtemps finalement à trouver le sommeil en chassant avec difficulté cette pensée de devoir choisir entre Nathan et Madeleine. Et comme on ne peut jamais se souvenir de quel train de pensées rêveuses a fini par réussir à nous emmener au sommeil, je me demande quels songes appaisants ont fini par me trouver et me sortir de cette ornière débile. lundi, janvier 24, 2005
![]() Dessin de LL de Mars pris dans Polis Lundi 24 janvier Ces derniers temps c'est à croire que c'est tous les jours. Tous les jours, je pourrais trouver des raisons de m'emporter contre le politique, l'économique et le politique, d'ailleurs dans le politique je ne trouve trace d'autre chose que l'économique. Les grands compagnies de disques on les appelle les majors non contentes d'avoir traîné en justice quelques internautes téléchargeurs de partenaire à partenaire, et de les avoir mis à l'amende, font désormais pression pour que nous soit imposée une nouvelle taxe, à leur profit s'entend, une redevance, pour ne pas dire une extorsion, pour pouvoir jouir de l'internet, comme d'autres regardent la télévision ou écoutent la radio. Le pire c'est que je demeure certain qu'ils finiront par obtenir gain de cause, ces sales voleurs. Je paye ma redevance. Bien que je regarde très très peu la télévision. C'est-à-dire quelques émissions sur ARTE de façon très sporadique et France-Angleterre, tous les ans, dans l'espoir de voir les Anglais mordre la poussière, être humiliés, tout particulièrement leur demi d'ouverture qui me donne des allergies. Mais je ne paierai jamais, JAMAIS, une redevance, et surtout pas à des sociétés privées qui n'ont de culturel que le nom, pour puvoir me connecter à internet. Et même si je devais ne plus faire d'internet, je ne paierai pas. Pour rappel, je paye déjà une vingtaine d'euros par mois pour disposer d'une conenction et une centaine d'euros par an pour héberger mon site. Lorsque je paye ma redevance pour la téloche, j'imagine que je m'acquitte du coût engendré par la fabrication des émissions de télévision que je regarde ou que j'enregistre, je paye pour regarder quelque chose que je ne produis pas. Dans le cas d'internet, il me semble que l'écrasante majorité du contenu que je fréquente est le produit de gens comme moi qui occupent utilement leur loisir, souvent dans l'échange, de connaissances ou d'expériences, alors pourquoi faudrait-il que je paye une redevance pour cela? pour le travail de ces tiers et le mien par la même occasion? il faudrait donc payer pour contribuer? Il n'y a pas très longtemps, mon ami LL de Mars recevait un courrier extraordinaire d'un cabinet d'avocats d'une maison de disques lui enjoignant de bien vouloir retirer de son site les fichiers mp3 qui s'y trouvaient en nombre. Il eut, je crois, beaucoup de plaisir à répondre à ces peingne-culs qu'il avait lui même composé la musique contenue dans ces petits fichiers mp3 et qu'il comprenait mal pourquoi il devrait payer des droits pour cette musique à une compagnie de disques qui par ailleurs n'était sûrement pas intéréssée de produire une telle musique, à faire fuir tous les consommateurs, dûment lobotomisés par les peigne-culs déjà cités. Sur le site de la ligue ODEBI, d'où vient l'essentiel de mes informations sur le sujet, on peut signer une pétition dans laquelle on s'engage à ne plus acheter de produits de l'industrie du disque, que je me suis empressé de signer. Et je m'en veux terriblement d'avoir une telle collection de disques de jazz, j'ai l'impression de montrer le mauvais exemple. Donc je n'achète plus de disques. Terminé. Ca tombe très bien, je viens de m'inscrire à la bibliothèque de Fontenay, dont je grave consciencieusement les disques. Un autre item dans ce dossier. Il y a une dizaine d'années, parce que j'avais été spolié des droits d'images que j'avais faites par un journaliste peu scrupuleux, je m'étais renseigné dans le but de protéger les droits de mes images. Je m'étais adressé à la société SPADEM qui me proposait effectivement une adhésion, et avec cette adhésion plus ou moins ce que j'attendais d'une société qui aurait défendu mes droits de photographes. Et une chose me revient à l'esprit, les droits d'entrée que je trouvais onéreux à l'époque seraient, on me l'expliqua, couverts dès la première année d'adhésion, par le fait, qu'adhérent à la SPADEM donc, je recevrais un petit pourcentage de la taxe qui frappait les cassettes audio et vidéo vierges. Et comme je ne comprenais pas très bien comment en tant que photographe je puisse bénéficier des revenus fiscaux inhérents à des supports qui n'étaient pas les miens, je compris entre les lignes que cet argent était une telle manne qu'il en restait encore une fois que les auteurs de musique fussent servis. Je n'ai finalement pas adhéré à la SPADEM parce que je n'en avais pas le premier argent. Sachez que cette même taxe existe aussi et elle frappe pareillement les support Cd et DVD vierges que vous achetez dans le commerce. Ce dont je me souviens c'est qu'il fut un temps où il était parfaitement légal de prêter ces disques à ses amis, ou d'en emprunter à la bibliothèque, et d'en faire des copies sur cassettes et qu'aujourd'hui c'est devenu mal. Et pourtant aujourd'hui les disques sont plus chers qu'autrefois. Le beurre et l'argent du beurre, et sauter la crémière. Et je suis certain que les peigne-culs déjà nommées sont en train de réflechir à une manière de breveter l'air que l'on respire. Pour cela aussi il faudra bientôt payer. Dès demain matin j'apprends à mes enfants à fabriquer des bombes, il est temps d'organiser la résistance. Et non, je ne paierai pas de droit non plus pour cette citation d'une chanson de Lou Reed dans New York: I'd teach them how to plant a bomb, start a fire, play guitar LL de Mars me fait justement remarquer ceci: Ce qui est marrant dans cette taxte sur les CD > vierges, c'est qu'elle désigne d'emblée comme légal la copie, ou alors > quoi? Cette taxe est-elle elle-même illégale? Ou est-elle l'équivalent > d'un impôt sur le vol ou la prostitution? dimanche, janvier 23, 2005
Dimanche 23 janvier La nuit au travail, il pleut dehors, en bas, des fenêtres de la grande salle, je contemple les flaques qui mangent le parking, l'eau s'ajoute à l'eau dans l'obscurité silenceuse derrière le double vitrage, je pense à Anne endormie sous la même pluie, le martellement doux de la pluie sur les fenêtres de toit, au dessus de sa tête. |