Le Bloc-notes du désordre |
samedi, mai 08, 2004
![]() Samedi 8 mai Mes rêves en ce moment ne m'offfrent pas beaucoup de répit. Sans doute aussi que de travailler tard sur les mises à jour du site contribue à forger des formes très répétitives à ces rêves. Parce que dans mes rêves en ce moment, le chemin qui relie une idée à l'autre se fait souvent avec des ouvertures de fenêtres qui se superposent à la réalité déjà très incertaine de cette vie rêvée. Parfois même, je me vois écrivant le javascript qui permet cette ouvterture de fenêtre et alors cette modique ligne de code [a href="images/ecran20040508.htm" target="_blank" onClick="window.open ('images/ecran20040508.htm', 'ecran' , 'scrollbars=yes, toolbar=no, top=0, left=0, Width=1024, Height=768, resizable=no'); return false;"], s'inscrit en haut de l'écran de ces mêmes rêves. Ou encore l'image du rêve se révèle au fur et à mesure que je retourne des cartes au revers étoilé. Je me vois fréquemment aussi traîner sept blocs de pierre immense et de peiner à les assembler dans des formes géométriques simplifiées. Je marche dans les rues et ces dernières sont peuplées de cadres qui segmentent le paysage et dans lesquels des photographies se figent quand je finis par regarder les cadres. Je vois aussi l'image de mon rêve s'inscrire sur l'écran de mon ordinateur portable, au fur et à mesure que je le décris dans un fichier de bloc-notes. Je me réveille fatigué. Je me lève, je me fais une tasse de thé et j'allume mon ordinateur portable, je me mets au travail. J'ouvre un fichier de bloc-notes et j'écris que mes rêves en ce moment ne m'offrent pas beaucoup de répit. Je suis fou.vendredi, mai 07, 2004
![]() Vendredi 7 mai Quand j'y pense, il y en a des choses dans une seule journée. Ce matin je me réveille avec du retard, inexplicablement les enfants ne sont pas levés, nous n'avons que le temps de nous habiller, eux jouent le jeu de la précipitation à fond et s'aident mutuellement à se chausser, et nous partons à l'école et mal réveillés, armés d'un paquet de biscuits, petit déjeûner en route, cette aventure leur convient assez bien. Je rentre, je travaille un peu, de menues modifications à cette version hypertexte de Chinois, des pécadilles dont il faudrait que je vous dise où elles sont pour que vous les remarquiez, mais qu'importe, c'est ainsi, je ne peux m'empêcher d'être perfectionniste dans les coins. Et quand même content que cette version électronique existe enfin, texte qui avait été conçu pour exister de la sorte, les liens hypertexte venant sans arrêt modifier le parcours du lecteur. La version électronique dispense le lecteur de tourner les pages en tous sens pour suivre ce parcours labyrinthique. Nous allons déjeûner avec Anne à la Merveille de Fontenay, la petie serveuse dont je sais qu'elle fricote avec un serveur d'un autre restaurant chinois de la rue Daleyrac donne toutes sortes de conseils à Anne, notamment en matière d'alaitement, comme quoi il ne faut pas boire ou manger de boissons ou de mets trop chauds ou encore trop froids et qu'en Chine, une mère qui vient de donner naissance à son enfant est alitée pendant quarante jours avant de ne pouvoir reprendre la moindre activité. Cette incompréhension latente de part et d'autre n'est pas sans me rappeler, bien sûr, mes démêlées invraisemblables avec une serveuse chinoise dans le quartier de Chinatown de San Francisco. Et puis je file à l'hôpital, où je trouve le père qui ne va pas fort. C'est étonnant parce que tout devrait bien aller, c'est d'ailleurs ce qu'ont l'air de s'accorder à dire les médecins qui tous promettent la sortie de l'hôpital prochaine et pourtant j'ai le sentiment que les choses déclinent. En sortant de l'hôpital, je roule, les larmes aux yeux, dans les embouteillages denses du périphérique les bouchons, quand je suis seul dans me voiture, ont cette vertu de me faire pleurer. A plusieurs reprises des klaxons et des sirènes d'ambulances ou de voitures de police se marient admirablement avec l'écoute d'une vieille cassette de l'Art Ensemble of Chicago. Cela influe favorablement sur mes larmes qui sèchent. Je rentre à Fontenay, vais chercher les enfants à l'école, ils sont assez turbulents, Anne ne se sent pas au mieux. Un coup de téléphone d'Emmanuelle et son invitation à aller boire un verre à la Grosse Mignonne nous délivrent. Les enfants s'amusent tels des petits fous sur l'estrade prévue à cet effet dans ce café restaurant de Montreuil idéal pour parents et leurs jeunes enfants, je déguste avec Emmanuelle un blanc qui n'est pas très sec et quelques croutons tartinés d'une tapenade un peu liquide. Quand je rentre, il est bien l'heure de coucher les enfants et de filer au Kosmos de Fontenay y voir Coffee and Cigarettes de Jim Jarmush. Toujours ce plaisir un peu facile de voir Tom Waits faire le Tom Waits drôlement bourru. Je me souviens comment mes imitations, mon accent français imitant à merveille l'accent italien de Roberto Benigni dans Down by Law faisaient beaucoup rire mon ami Greg. Je suis incrédule qu'autant d'ingrédiens tiennent à craquer dans une seule journée, et je ne veux absolument pas croire à la cohabitation de toutes les pensées que je me suis tenues durant cette journée, mélange hétérogène qui n'a aucun sens, et qui me laisse bien fatigué. Et pourtant toutes les journées, ces derniers temps, ressemblent à ce fourre-tout improbable, et un peu intimidant. Et si je regarde les photographies qui composent cette journée dans ma tentative de reprise de la vie je retrouve d'autres éléments qui viennent s'ajouter encore à cette journée qui n'avait pas besoin de cette surcharge. Passer du coq à l'âne en pensée, littéralement sauter du coq à l'âne, toute la journée. jeudi, mai 06, 2004
mercredi, mai 05, 2004
mardi, mai 04, 2004
Mardi 4 mai Visite de Julien à la maison. C'est tout de même agréable de se voir autrement que par ces échanges de mails et en dehors des habituelles difficultés à nous comprendre c'est-à-dire de mes difficultés à comprendre les conseils techniques de Julien et lui de ne pas comprendre ce que je ne comprends pas et à vrai dire tard dans la soirée, nous discutons un peu de nos prochaines collaborations tandis que Chinois est presque terminé. Julien propose d'ouvrir un fichier, et je fais non de la tête, pour une fois que nous sommes à la même table j'aimerais bien faire comme je fais toujours, avec un papier et un crayon en bout de table. Cahier des charges pour les travaux en cours. Queneau. Une fenêtre de navigateur qui s'ouvre en plein écran. Dans une colonne (à gauche ou à droite, je ne sais pas encore) 14 images issues du catalogue des Manufactures d'Armes et de Cycles de Saint-Etienne. Dans la page principale, le poème. Chaque image de la colonne est cliquable et permet de changer le vers correspondant. Ces images sont en fait cochables (encadrées d'un fin liseré noir quand elles sont sélectionnées) et un bouton en bas de la page permet de lancer le changement aléatoire des vers correspondants. Le bouton je te le fournis (une image de bouton) Chaque vers est cliquable et permet d'être aléatoirement changé. Quand un vers est changé, l'image correspondante dans la colonne doit également être changée aléatoirement. Un bouton (toujours la même image de bouton) au bas du poème donne la possibilité de regénérer l'aléatoire complet, à la fois celui du texte et celui des images. Le texte doit s'afficher dans une typo que je ne connais pas encore mais qui ressemble visuellement au dimo, il faut que je me renseigne. La typo s'appelle carbon 14 mais je ne suis pas sûr qu'elle ait son équivalent en html, c'est sur ce point que je me renseigne. Le texte s'affiche en défonce sur une couleur également aléatoirement choisie parmi un répertoire que je te fabriquerai. Si la couleur choisie dépasse une densité de gris moyen (18% de réflexion ) alors le texte devra s'inscrire en blanc. Je te fournis les 140 vers si possible rangé dans des répertoires associés. Je te fournis les 140 images si possible rangé dans des répertoires associés. (NB je n'arrive pas à me déterminer de savoir si une image doit être associée à un vers ou si le lien entre les deux doit être strictement aléatoire) Je te fournis les 140 couleurs en hexadécimal La nouvelle page d'accueil du désordre. S'arranger pour x fichier html s'affichent sous la forme de x iframes dans un tableau dont je ne connais pas encore les dimensions. X doit être un nombre variable pour que je puisse ajouter ou soustraire des fichiers. Il faut qu'un fichier ne serve qu'une seule fois. Tous les x fichiers doivent être utilisés. Il faut que chaque fois que la page est rechargée la distribution des positions change. Je ne suis pas très près pour ce projet parce que je ne maîtrise pas du tout la technique des iframes comme tu as pu le voir. Quelques accessoires. " Une variable couleur pour faire des fonds de page et des fonds de cellules la couleur étant choisie alétoirement " Une petite moulinette pour créer dynamiquement une page de couleur unie. Ci-joint un fichier html de l'une de ces couleurs. A la rigueur celui-là est le plus urgent des projets parce que j'avais l'intention d'étendre la technique du chinois et de " libre comme le plomb " pour les écrans de couleur au reste du site. " Je veux bien aussi une petite moulinette qui me permette de changer une image avec une autre image prise au hasard dans un répertoire sans changer le reste de la page, c'est-à-dire un peu comme tu fais pour changer la phrase dans la page que tu m'as montrée hier. lundi, mai 03, 2004
Lundi 3 mai Le père vient d'être opéré à nouveau. Cette fois-ci pour la dernière fois. Mais tout de même il passe par la case réanimation, toujours très impressionnante pour les proches de voir le leur relié par toutes sortes de tuyaux à toutes sortes d'appareillages. C'est étrange parce que comme, c'est la deuxième salle de réanimation que nous pratiquons et que nous voyons arriver des personnes pas très rassurées, dont on voit bien que c'est la première fois, on est prompt à leur donner des conseils sur la façon de passer la chasuble, ou de de désinfecter les mains, ou encore des encouragements, de nouveaux conseils, ne vous fier pas aux apparences, ne vous laisser pas impressionner, cela lui fera plaisir de vous voir, ne vous inquiétez pas. Allez bon courage. L'homme est un animal curieux tout de même. L'un des siens peut être à ce point démuni qu'il faille l'aider en tout, l'aider à se nettoyer, l'aider à s'alimenter, à respirer même, l'homme peut être nu et allongé, incapable des plus petits mouvements, d'autres hommes et femmes sont là pour l'aider, le protéger, s'assurer de l'essentiel, veiller même sur ses biens. Dans l'inventaire des biens du père il y a le jeu d'échecs d'Oscar. dimanche, mai 02, 2004
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